Mon histoire

Haaaave you met Tinder?

 

 

Dans la catégorie “Je retourne ma veste en moins de temps qu’il n’en faut pour proposer « drinks ? » un jeudi soir” ; j’ai découvert Tinder. Ouais en 2018. Bon, j’ai un peu de retard ok, mais les années précédentes j’étais beaucoup trop occupée à expliquer à coup de grand monologue pourquoi Tinder n’était que les bas fonds des relations amoureuses, là où tout le romantisme venait rendre son dernier souffle. Je ne sais pas si j’avais tort, mais en tout cas, Tinder c’est comme faire du shopping sur Asos alors que tu n’y es pas allée depuis 6 mois : TROP

Trop de gens, trop de descriptions, trop de codes, trop choses à prendre en compte, trop d’avis à demander aux gens qui t’entourent. Et je n’y suis que depuis une semaine. Les gens qui ont téléchargé l’app depuis plusieurs années doivent sacrément être organisés. Tinder, c’est comme une To do list dont tu ne verrais jamais le bout.

J’ai l’impression d’ouvrir ma boîte mail en retour de vacances, tu dois tout lire, prioriser les choses, répondre aux requêtes utiles, zapper les moins importantes, et à chaque fois que tu refresh l’app, tu as quelque chose à lire de nouveau.

Sur Tinder, tu dois être multi task, réussir à suivre plusieurs conversations en même temps en t’adaptant au ton de la personne que tu as en face. J’ai vu tellement d’amies tenir une conversation IRL tout en continuant de swiper, taper, pianoter ; Tinder, c’est un job à part entière pour lequel le seul assistant que tu puisses recruter ; c’est toi.

Ca va qu’ecrire fait partie de mon job, Tinder, c’est juste une affaire de CTA (Call To Action pour les quatre du fond qui ne sont pas dans le marketing) et de punchlines bien placées. Merci le copywriting, grâce a toi je vais pouvoir trouver l’homme de ma vie (non).

Et puisque l’on aime ranger les gens dans des cases, je vous propose que je le fasse pas plus tard que tout de suite. Alors, en quelques jours, et en quelques conversations avec des amis présents sur ce formidable réseau social (soit la totalité du reste du monde), qu’est-ce que j’ai croise ?

Les gens qui donnent plus l’impression d’être là pour tuer toute ta famille plutôt que pour trouver quelqu’un de cool avec qui attendre 4h pour avoir une table à la Felicita

A coup de pause doigt d’honneur du plus bel effet (on a toutes envie de partager notre vie avec un mec dont la pause favorite est celle d’un rappeur US sur une pochette d’album des années 2000) ou de photos prises dans le noir / dans un ascenseur lugubre / dans une salle de bain sans fenêtre située dans au rez-de-chaussée. C’est sur que j’irais pas bruncher avec eux, mais du coup je vérifie encore que j’ai bien verrouillé ma porte d’entrée.

Les gens qui te demandent ce que tu cherches

Mon ami si je savais ce que je cherchais dans la vie, je ne serai certainement pas sur Tinder

Le mec cool

Il est mignon, il est drôle, il est intelligent. On le soupçonne d’être marié avec 4 enfants ou de dater 18 nanas en meme temps. Peut-etre qu’il a un vrai assistant, lui.

Les hommes-abdos

Pas envie de faire de raccourcis (mais un peu quand-même) mais en général, ceux-là ne sont pas de ceux qui cherchent l’amour de leur vie, mais pensent plutôt que leur 6-pack va leur permettre d’arriver dans ton tanga plus vite qu’il n’en faut pour dire « J’vais a la salle six fois par semaine ».

Les « fétichistes »

Une photo de pieds, le mot « fétichiste » écrit en lettres fluo dessus ; j’aimerais vous dire que j’ai creusé le truc mais j’ai pas osé. Mais il y en a beaucoup plus que vous ne vous l’imaginez.

Les hommes « là mais pas là »

Ou ceux qui te matchent, te parlent une fois puis ne donnent plus jamais signe de vie. Je les soupçonne d’avoir eux aussi des enfants mais de faire garde alternée et de n’être disponibles qu’une semaine sur deux.

Les mecs-taille

L’une des grandes déceptions Tinderesque, dixit mes amies qui ont rencontré des mecs sur cette formidable app, c’est souvent la taille. Calme-toi toi là-bas que j’entends crier « TITRE » même avec mes intra auriculaires, je te parle de la taille physique. J’ai l’impression que c’est un truc universel, étant donné qu’une grande partie des hommes de Tinder se sentent obligés de préciser leurs mensurations dans leur description. Ou de ne mettre QUE leurs mensurations. #PasLTime

Les mek ou sava être compliker en fait

Si on me donnait un franc CFA à chaque fois qu’un mec m’a écrit « slt sa va » et autres « tu vie ou a Paris » (il était très beau me jugez pas), je pourrais m’acheter un penthouse a Ouagadougou. J’ai juste répondu « non » parce que je trouvais ça drôle.

Je sais c’est cruel, mais que voulez-vous que je vous dise, c’est Tinder.

Les « déjà vus »

Ou quand Tinder se transforme en un montage photo de tes foirages amoureux.

Les mecs-emoji

Inutile de leur demander s’ils aiment la littérature, ces mecs-la ne s’embarassent même pas d’une description Tinder, aussi concise soit-elle. Ils se contentent de mettre des emojis approximatifs les uns à la suite des autres. Pour les emojis avion et burger, je comprends. Pour le rouge à lèvres et le chat qui pleure : je cherche encore.

 

 

 

 

 

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J’ai pas tout compris

Dans la vie, tu sais plutôt si tu fais partie des gens qui savent garder la tête froide dans des situations compliquées, ou de ceux qui paniquent dès qu’un voyant passe au rouge sur le tableau de bord.

Perso, en cas de pression, je gère plutôt le truc. Je serre un peu plus les mâchoires que d’habitude, et fronce les sourcils à m’en creuser la ride, mais ça va.

 

Mais ça, c’était avant de devoir appeler le service clients de Free.

 

En rentrant un soir, je me rends compte que ma Free ne marche plus. Après trois rebranchements de box et 8 nouveaux cheveux blancs, je me dis que je ne vais pas m’empêcher de dormir pour ça, et que l’on verra bien demain. A 5h50 le lendemain, impossible de me rendormir, quand j’ai un truc sur mon post-it qui n’est pas rayé, ça me fait me retourner dans tous les sens. L’année où je n’arrivais pas à joindre les impôts pour leur poser une question, je n’ai pas dormir pendant 5 jours, et ai par conséquent perdu 8 ans d’espérance de vie.

 

J’ai donc décidé d’appeler le service clients de Free à 7h00 pétantes, histoire de ne pas avoir à vivre la file d’attente façon places pour Roland Garros. Ca a payé, je n’ai attendu que trois minutes, et mon problème était résolu en moins de dix.

 

Non je déconne, je suis restée 1h42 au téléphone, ai failli me défenestrer 4 fois, et mes voisins doivent penser que j’ai Gilles de la Tourette tellement j’ai insulté mon téléphone.

 

Free, c’est un peu comme un mec en fait. Mais pas l’un de ceux avec lequel ça marche super dès le début, ni l’un de ceux qui te disent de suite que ça ne va pas être possible. Non non, vous savez, c’est celui avec lequel tu parles pendant des jours, que tu vois, avec lequel tu vas voir une expo, et qui t’annonce au détour d’un 8ème date qu’il a une nana depuis 6 ans.

 

Oui, c’est ce genre de trou du cul là.

 

Avec Free, j’ai espéré. J’y ai cru au premier appel, quand il m’a dit que je ne devrais attendre que 5 minutes. Puis quand ça a raccroché suite à “un problème technique”, j’étais énervée, mais j’ai rappelé, j’avais envie d’y croire, je me suis dit que c’était pas de leur faute, qu’eux aussi devaient être deg de ne pas avoir réussi à aller au bout de l’appel. Du coup j’ai retenté. Il m’a dit que je ne devais attendre qu’une seule minute. Au bout de 23, ça a de nouveau raccroché suite à un problème technique. Du coup j’ai commencé à insulter avec des termes de plus en plus composés.

 

Je sais pas vous mais la complexité de l’insulte illustre le niveau d’énervement.

 

Exemples

 

Putain ! = Un peu énervée mais ça va

Putain de Dieu ! = Commence sacrément à me gonfler, ne pousse pas ta chance Roger

La putain de tes couilles de cul = Cours.

 

Mais je me suis dit ; j’ai commencé, franchement j’y vais à fond. Du coup j’ai rappelé. Dix-sept fois. DIX-SEPT PUTAIN DE FOIS.

J’étais devenue la nana désespérée qui envoie des déclarations d’amour à 4h du matin. Je me suis dit que, tant qu’à être ridicule, autant être ridicule ET utile. Du coup j’ai laissé mon iPhone en haut-parleur et j’ai été prendre une douche. Alors que je me demandais si les gens de Free étaient des sociopathes en puissance, j’ai entendu une voix. Pas celle de Dieu, mieux, celle d’un conseiller Free. Je suis sortie de la douche, de la mousse dans les yeux, j’ai évidemment glissé dans la salle de bain, et ai donc insulté le lavabo, ce putain d’insolent, et ai chopé mon iPhone, la main glissante et la voix pleine d’espoir.

 

“Bonjour je suis Sabrina, votre conseillère Free”

 

Mon Dieu, à cet instant-là, Sabrina j’avais envie de l’épouser. Je l’avais plus attendue qu’un Coca / glaçons un lendemain de soirée et franchement, je lui confiais ma vie. Bon ok, ma connexion Internet, mais y’a-t-il réellement une différence ?

Après moult questions inintéressantes et 7282 “Et là, il y a marqué quoi sur votre Freebox ?”, j’ai bien compris que Sabrina et moi, ça ne le ferait pas.

 

Entre temps, je recevais des messages de la personne qui m’attendait au Starbuck’s depuis 30 min, mais par peur d’appuyer sur une touche qui me ferait perdre Sabrina, je ne répondais pas.

 

Sabrina m’a finalement demandé pourquoi j’avais besoin en priorité d’avoir une connexion, je n’ai pas osé lui répondre que j’étais en plein dans la saison 2 de Riverdale et qu’il fallait ABSOLUMENT que je sache qui était le Black Hoodie Killer, du coup je me suis contentée d’un “Travail”, et elle m’a promis qu’elle me rappellerait le lendemain pour poursuivre l’assistance. Et depuis, comme toute bonne personne qui attend un coup de fil d’un mec, je regarde mon téléphone, et je me demande s’il va vraiment finir par sonner un jour.

 

De toute façon je mérite tellement mieux.

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That shit crazy

Non mais Paris c’est bien hein, mais il faut avouer qu’il y a un niveau de folie qui dépasse l’entendement par contre. Et ce qui m’inquiète encore plus, c’est que ça ne nous paraît plus si choquant que ça. Quand on nous demande si cela ne nous inquiète pas, on répond juste par un haussement d’épaules, ponctué d’un “Erf, c’est Paris quoi”.

Du coup parfois les conversations du brunch dominical ressemblent à s’y méprendre à un Best Of de Confessions Intimes.

 

Hey tu te souviens quand un mec nous a jetées une bouteille en verre dans la rue pour attirer notre attention ?

Si tu veux vivre à Paris, faut avoir de très bon réflexes

 

Hey tu te souviens de la fois où un mec a essayé de nous cracher dessus pour attirer notre attention ?

Si tu veux vivre à Paris, faut avoir de très bons réflexes bis

 

Hey tu te souviens de la fois où le mec m’a laissé un message vocal de 1’22” de menaces parce que je lui avais dit que je n’avais pas eu de feeling pendant notre date ?

Si tu veux vivre à Paris, faut avoir un bon commissariat à proximité

 

Hey tu te souviens de la fois où on était dans le Uber et au bout de cinq minutes on a réalisé que le Uber, bah c’était pas du tout un Uber ?

Si tu veux vivre à Paris, faut avoir des bonnes Nike, et un bon cardio

 

Hey tu te souviens quand on faisait la queue en boîte et que le videur faisait des bruits d’ours quand il voyait une nana passer dans la rue ?

Si tu veux vivre à Paris, faut avoir un bon monologue sur le féminisme à déclamer à tout moment

 

– Hey tu te souviens du brunch trop cool dans le 1er ?

– Celui où un mec avait déféqué alors qu’on était en terrasse ?

– Ah oui…

Si tu veux vivre à Paris, faut pas s’éterniser en pause dej

 

Hey tu te souviens de la fois où j’ai demandé au Uber de m’arrêter dans un McDo parce que j’avais faim et qu’il m’a proposé de monter chez moi pour me faire à manger ?

Si tu veux vivre à Paris, il faut toujours avoir une barre de céréales dans son sac

 

Paris c’est bien, mais c’est comme l’odeur quand tu rentres dans un Sephora ; trop.

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M’en fous

Ecouter les conseils que l’on nous donne, c’est bien.

Mais pour certains d’entre eux, avant même qu’on ait fini de les entendre, ou de les lire, on sait déjà qu’on n’en a strictement rien à foutre et qu’on ne les appliquera pas. Genre jamais.

Ca marche aussi avec les indications.

En fait ça marche avec tout ce qui nous fait dire “Ergh, m’en fous”.

“This iPhone hasn’t been backed up since 92 days”

Mais pourquoi seulement 92 jours alors que je n’ai jamais fait de sauvegarde, hein ? POURQUOI ? QUI FAIT MES SAUVEGARDES ? QUI ? Et si elles sont automatiques, pourquoi ça fait 92 jours qu’il ne s’est rien passé ?

“Veuillez composer votre code à l’abris des regards indiscrets”

Mec, j’arrive déjà pas à appuyer sur la bonne touche sans lunettes (#TeamMyope #TeamAstigmate #TeamBonOkJeVoisRien) alors si tu crois que je vais en plus pouvoir vérifier qu’il n’y a pas un voleur en mode ninja qui regarde mon code derrière, tu te trompes.

“A consommer avec modération”

Ok donc tu me mets une tablette de Milka au daim dans les mains mais j’ai le droit de manger qu’un seul carré ? T’as pas eu d’enfance ou quoi ?

“Attendre que le plat refroidisse”

J’ai la langue râpeuse mais ça valait le coup

“Faire les mises à jour et redémarrer l’ordinateur”

Demande donc au mec qui fait mes sauvegardes iPhone de s’en charger

“A prendre avec un grand verre d’eau”

Cette sensation de médicament coincé dans la gorge est douloureuse, mais elle a un goût de courage. Bon d’accord, elle est juste douloureuse.

“Laissez poser 15 minutes”

En fait si tu veux te faire un masque pour les cheveux, il te faut une baignoire. C’est du racisme de douche ça les gars.

“Rincez à l’eau froide”

Au cas où tu ne te serais pas assez refroidie pendant les 15 minutes de pose du masque

“Rentrez un numéro de téléphone de confiance en cas de vol ou perte de votre appareil”

Moi je fais confiance qu’à mon téléphone. Il a de super planques et a la capacité de ne plus avoir de batterie quand j’en suis au stade de fermeture d’oeil pour envoyer un message

“Je vous invite à lire le contrat avant de le signer”

Oui oui puis je vais lire les notices des médicaments aussi, bien mieux que de me ruiner en bouquins chez WHSmith

 

Bien à vous, et du conseil de “gnagnagna je sais tout”

 

Love

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Paris, we gotta talk

Paris c’est le mec avec lequel tu es depuis 10 ans mais qui te donne toujours la chair de poule à chaque fois qu’il te touche l’épaule. On ne va pas se mentir, c’est une ville incroyable, dans laquelle il y a toujours quelque chose à manger, boire, voir, apprendre, sentir, toucher. Plus de dix ans que je passe devant des endroits qui me laissent échapper un “Wow” alors que je les connais par coeur.

Mais alors que je me replongeais dans la série “Please like me”, pépite australienne sur des gens un peu paumés et qui essaient de comprendre leur vie visiblement plus bordélique que prévue, je me suis souvenue à quel point Paris étaient le genre d’endroit qui va toujours trop vite, et qui a parfois tendance à nous fatiguer sans même que l’on s’en rende compte, parce que l’on a tendance à trouver que c’est normal. Un peu comme le mec avec lequel tu es depuis 10 ans mais qui te donne désormais envie de mettre ton portable en silencieux quand il appelle.

 

Paris, je t’aime, mais…

 

Tes trottoirs sont trop étroits. On ne passe pas à deux, et tes habitants ne sont malheureusement pas les mieux élevés

 

Tes habitant.e.s sont trop souvent condescendant.e.s, se pensant dans un film tourné par Truffaut à la terrasse du Flore

 

Tes terrasses sont trop bondées. En témoignent mes cheveux qui sentent le cendrier et mes cicatrices de cigarettes qui sont venues embrasser mes bras sans rien que je ne leur demande

 

Tes restaurants sont trop pleins. Tellement d’endroits géniaux où découvrir des plats incroyables, mais les files d’attente plus longues qu’à Star Tour un pont de mai me donnent envie de manger des nouilles instantanées dans mon lit.

 

Ton temps m’épuise. J’ai l’impression d’être dans une BD où le personnage principal est déprimé, et au-dessus duquel un perpétuel nuage gris flotte. Mais moi je vais bien, alors que la seule qui n’a pas le moral au beau fixe ; c’est toi. Je ne te demande pas des températures australiennes, juste de laisser mes cheveux être dans un good day plus de 4min par jour.

 

Tes prix m’usent. Alors ok c’est cool quand je vais à l’étranger et que je me sens plus riche que Kanye West en allant bruncher. Mais quand je réalise après 4 tournées que la pinte du bar dont le sol colle aux Timberland est à 9€ ; j’ai envie de te faire des infidélités.

 

Tes célibataires me font lever le sourcil. C’est toujours tellement trop, mais au final jamais assez. Autant jouer les équilibristes en talon de 12 après avoir bu trois gin tonics un jour de vent.

 

Tes habitants sont trop minces. Je sais Paris, tu n’y es pour rien, mais quand tu hébergeras davantage de 2ème lignes de rugby que de mecs qui font de l’escalade, je râlerai un peu moins. En même temps, vue la largeur des tes trottoirs, ça risquerait d’être compliqué.

 

Tes habitant.e.s ont le teint gris. On va finir par ressembler à ton temps, et moi le teint gris, ça jure avec mes yeux bleus.

Allez, tu sais bien que je t’aime malgré tes défauts.

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The vilains

Alors que j’étais à l’U Arena en train de hurler contre l’arbitre qui demandait pour la 3ème fois en 10 minutes l’arbitrage vidéo alors que TOUT LE STADE avait vu qu’il y avait une passe avant, je me suis dit que ce pauvre arbitre, il devait en avoir ras le cul que les gens le huent à chaque fois qu’il devait aller bosser.

Je me suis demandée comment je le vivrais si, quand je proposais une idée qui ne plaît pas, les gens me huaient. Je veux dire comment je le vivrais après avoir jeté mon Mac sur la personne qui me hue.

Le pauvre, ça ne devait pas être facile.

Et puis en réfléchissant, je me suis dit qu’il y avait des gens qui étaient détestés plus qu’ils n’étaient aimés, rapport à leur job, ou autre. Puis bon, étant donné que je suis dans la pub “Nan mais la pub ce sont des requins, capitalisme blahblah, escrocs, vendeurs de vent”.

 

Ouuuuuuiiiiii ça va, on est le mal, on le sait. Je te force à acheter des chewing-gums quand tu fais la queue à la caisse alors que tu ne comptais pas en acheter à la base. Si ça peut te rassurer, moi aussi j’en achète quand je fais la queue à la caisse donc voilà, t’es vengé.e.

 

Les arbitres sportifs

Bon c’est pas pour critiquer les Français (si), mais on a une manière de se comporter au stade qui est assez pitoyable. J’ai vu des matchs de rugby dans d’autres pays, et les gens applaudissent quand l’équipe adverse marque. Nous on accumule mauvaise foi, manque d’éducation et mauvaise foi. Oui je l’ai déjà dit mais c’est tellement fou qu’il fallait que je le souligne deux fois.

 

Les contrôleurs RATP / SNCF

Ou les gens qui te mettent la pression alors que tu sais que tu n’as rien fait.

 

Les physios

Ou les gens qui te font sentir pas assez bien sapés / pas assez sur liste / trop bourré.e / trop nombreux alors que… Bon ok t’es pas sur liste.

 

Les “garçons de café parisiens”

Ou les gens qui te font penser qu’ils vont forcément cracher dans ton allongé et qu’en plus il faut que tu leur laisses un pourboire de 30% pour les remercier de ne pas avoir fait pire.

 

Les gens qui font les travaux en bas de chez toi. Le matin.

“Bah oui mais regardez comme elle va être flambant neuve votre façade”.

“Mais…mais à quel moment tu crois que ça m’intéresse monsieur. Et à quel moment tu crois que ça m’intéresse un samedi matin à 8h ?”

Les gens des endroits qui ne prennent pas les résas

“Bonjour on est deux pour bruncher”

“Oui, alors j’aurais rien avant 15h30”

“Mais il est 12h00”

“Donc je vous note pour 15h30 ?”

“…”

Les gens dans la rue qui veulent que tu donnes ton RIB pour WWF / Médecins du Monde / MSF / Sea Shepherd

J’en ai juste marre de mentir. Je mens, ils le savent, je sais qu’ils savent, ça rend tout le monde mal à l’aise.

Bien à vous, et du love

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L’aplomb

Dimanche soir, alors que j’étais au concert de La Crim (parce que visiblement on est de retour dans les 90’s, de toute façon le jour où j’ai acheté un sweat Fila sur Asos il y a trois ans, j’ai senti quelque chose se tramait)

Donc j’étais au concert de La Crim au Zenith, et alors que je regardais les gens qui m’entouraient tout en dodelinant poliment de la tête (la meuf avec un sac à dos qui pensait être à un set de Nina Kravitz, c’était moi), je me suis dit qu’il y avait quand-même un sacré paquet de gens qui fumaient des joints tellement gros que j’arrivais à les voir sans mes lunettes.

Les mecs de la sécurité se baladaient avec leur air qui te dit “Je vais te désosser avec la force de ma mâchoire” et leurs 110 kilos, tout en style, et regardaient les fumeurs, tout en détente.

 

Après une rapide vérification pour être sûre que je n’avais pas raté une légalisation qui serait passée cette semaine, je me suis demandée comment les mecs arrivaient à faire passer un truc illégal dans une salle de concert, devant 3000 personnes, sans même sourciller.

Parce que les gens qui font des trucs osés, qu’ils soient juste couillus, ou totalement illégaux, il y en a un paquet, toi-même tu le sais, et clairement, ils se rangent dans plusieurs catégories.

 

La “déso j’avais pas vu”

 

Il y a beaucoup de gens qui sont de mauvaise foi. Toi-même parfois tu es de ces gens-là parfois. Non ? Mytho. Tu vois, mauvais foi. La mauvaise foi, c’est un peu la technique de ninja, celle sur laquelle tu te rabats quand tu n’as pas trop le courage de tenter l’une des techniques suivantes. Tu te retrouves au pied du mur, ton assaillant de regarde droit dans les yeux en te demandant “Non mais t’as cru quoi là ?”, tu paniques et décides de jouer cette carte de l’ultime mauvaise foi, parce qu’après tout, YOLO.

 

Exemple de situation

 

Tu es au bar, tentant subtilement (non) d’attirer l’attention du bartender pour commander

– Une Caïpi, deux Americanos, un gin to et un Spritz stp

– Hein ?

– UNE CAIPI, DEUX AMERICANOS, UN GIN TO ET UN SPRITZ

– Parle plus fort j’comprends rien

– VAZI CINQ PINTES DE BLONDE STP

 

Et alors que tu finis par enfin faire un eye contact pertinent pour commander à boire, une zouz en talons indécemment hauts se sert de ses boobs comme de boucliers pour se frayer un chemin vers le bar et te dégage sans pression avant de commander quatre Mojitos pour ses cops et elle “Parce que bon ce soir on se permet un peu de folies quand-même”.

 

Bitch.

 

Et alors que tu le regardes pour lui faire comprendre que “WHAT DA HELL”, ses boobs et elle se placent face à toi pour te lancer un “Oh, tu attendais pour commander ? Déso, j’avais pas vu”.

 

La “BALEK de l’éducation kestuvafèr”

 

Elle c’est une catégorie que les gens ne choisissent en général pas car seuls les malotrus et malpolis sont dedans, et parfois même sans le vouloir.

 

Exemple de situation

 

Le mec est confortablement installé sur sa place assise sur laquelle il s’est jeté dès que tout le monde est sorti à République, il n’a évidemment pas pris la peine de descendre de la rame alors que 43 personnes derrière lui souhaitaient sortir, de peur de… de peur de quoi d’ailleurs ? Que le métro parte sans toi et que tu doives attendre 2min pour prendre le prochain ?

Il s’est donc jeté sur sa place, et, fier comme un paon mal élevé, alors qu’une vieille dame cherche visiblement une place assise, fait semblant d’être plongé dans une lecture passionnante sur son iPhone 10 et ne daigne pas lever son fessier constitué de flemme et de UberEats.

La “J’ai plus d’aplomb que Damso” également appelée la “Ouais, et ?”

 

Alors celle-là c’est ma pref parce qu’elle nécessite réellement d’avoir une confiance en soi assez incroyable. Elle est simple, efficace, et a le don de troubler la personne en face qui ne s’attend certainement pas à ce qu’une personne, totalement en tort, daigne lui tenir tête. A chaque fois que je rencontre une personne qui joue cette carte, je reste un peu admirative. J’ai envie de lui casser les deux genoux, mais je suis quand-même admirative.

 

Exemples de situation (je vous en mets plusieurs comme ça vous voyez bien la simplicité de la technique)

 

– Monsieur, vous fumez alors que c’est un espace non-fumeur

– Ouais, et ?

 

– Madame, vous venez de me doubler dans la file d’attente

– Ouais, et ?

 

– Les gars il est 20h, on avait rendez-vous à 19h. On a raté la séance.

– Ouais, et ?

La ”Vazi j’en fous tsé quoi chui un peu pété.e”

Bon celle-là on l’a tous connue, en général un peu tard dans la nuit, quand notre reflet dans la glace nous paraît ultra sexy alors qu’on a en réalité l’oeil vitreux et la drague libidineuse mais que l’on ne s’en rend pas compte, faute de pintes en trop grand nombre.

 

Exemple de situation

 

– J’peux m’assoir ?

– Bah y’a pas de place là, on est déjà 4 sur la banquette

– Bah j’vais m’asseoir sur toi et puis ça ira très bien

– AH.

La “ça paaaaasse”, appelée également la “combo battement de cils + sourire colgate + mes cheveux sentent le monoï donc j’ai le droit”

 

Bon, désolée les gars, mais ça c’est souvent un truc utilisé davantage par les nanas. J’ai personnellement, des amies grâce auxquelles on a toujours des trucs à manger, sans rien débourser quand on commande un verre, seulement grâce à leurs battements de cils. Et quand ton mascara te permet de manger des kilos d’olives à l’heure de l’apéro, là je comprends l’utilité de la cosmétique.

 

Exemple de situation

 

Ma pote – Ok donc je vais prendre le plat du jour, mais sans coriandre, et avec du riz plutôt que de la purée. Et des haricots verts. Ah et je peux avoir de la sauce béarnaise aussi avec ?

Moi – La relouuuuu

Le serveur – D’accord mais pour les sauces il faut payer un supplément

Ma pote :  Oh. Mais vous savez qu’une entrecôte sans béarnaise ça n’a pas de sens, non ? (battement de cils, touchage de cheveux, sourire plus blanc que blanc)

Moi – Levage de yeux au ciel

Le serveur – Haha oui je suis bien d’accord, je vous amène une assortiment de sauce, c’est pour moi

Ma pote – Merci (battement de cils)

Moi – Putain, je vais me remettre à bouffer de la viande

Bien à vous, et de la mauvaise foi

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Dear 2017

 

Quand je lis les articles sur des blogs divers et variés à la période des fêtes de fin d’année (bon ok que des blogs de gens qui ont tout lâché pour aller ouvrir un sanctuaire pour soigner des bébés loutres (et des blogs de nanas qui t’expliquent comment appliquer de l’highlighter alors que je ne sais même pas ce que c’est et que je me fous ma brosse de mascara dans l’oeil un matin sur deux) (on lâche rien), c’est toujours pareil ; les gens font le bilan.

 

Ils expliquent qu’écrire noir sur blanc les choses positives te permet de remettre ton année en perspective, et de ne pas te faire dire pour la 75ème fois en une semaine “Oh bah on espère que 2018 sera mieux”.

 

Que cela soit des voyages, des enfants, des mariages, des achats d’appartement, ou la trouvaille d’un nouvel italien qui prend les réservations (chacun ses projets, on n’est pas là pour juger), voir ce qui nous a fait sourire les mois écoulés fait du bien au moral, et à notre petit coeur.

 

Alors en 2017, je ne sais pas vous, mais moi…

J’ai fait un road-trip en Egypte qui m’a fait me rendre compte que le bonheur, il était simple, et qu’on avait trop tendance à l’oublier. Que même si le cynisme est à la mode à Paris, si l’on préfère hausser le sourcil plutôt que d’être gentil, parce qu’être gentil, c’est un truc de loser, la bienveillance c’est quand-même ce qui se fait le mieux. Mais également que le fait de bien s’entourer, ça change tout. Avoir des gens positifs autour de soi, qui sont à l’écoute et nous font nous améliorer au quotidien, ça nous façonne. On est les gens que l’on aime, que l’on admire. Dans chacun de mes amis, il y a des choses que j’admire profondément ; des qualités que je n’ai pas, des principes forts, des qualités que l’on partage, et ça, c’est selon moi le fondement d’une amitié qui fonctionne et qui nous fait avancer.

 

J’ai recommencé le bénévolat avec une autre association que celle dans laquelle j’étais à l’époque, et j’avais oublié à quel point c’est juste génial. Je peux arriver dépitée, je sais que j’en repars toujours chargée à bloc. Voir des gens qui sont vraiment dans le besoin, ça fait relativiser, et surtout ça nous permet de faire quelque chose de vraiment désintéressé et de rencontrer des personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous. Toujours cette histoire de bienveillance, parce que l’on a beau dire ce que l’on veut, le bien appelle le bien.

 

J’ai fait une croisière. Le truc que je n’aurais jamais fait de moi-même, du moins pas tout de suite. Et pourtant les bateaux, c’est une affaire de famille. Mais j’en ai fait une, et j’ai totalement adoré. Le fait de pouvoir courir quand tout le monde est endormi et voir le soleil se lever sur l’océan, je crois qu’on n’a rien fait de mieux. A part les pâtes au cheddar. Encore une fois, j’étais très bien entourée, et ce fut 12 jours de positivisme et de bienveillance, et putain ça recharge.

 

Je suis tombée amoureuse. Une espèce de bombe. Yeux bleus, rire de dingue, 3 kilos et des brouettes la première fois que nos regards se sont croisés ; le love dès le début. Je l’ai prise dans mes bras, elle m’a chopé le doigt et j’étais encore plus émue que pendant un haka d’un match des 4 Nations.

Comme quoi, tout arrive, pas toujours sous la forme attendue, mais tout arrive.

 

J’ai trouvé une utilité à mes boules à neige en lançant The snow globes factory, un projet d’écriture qui me permet de combiner deux de mes passions et surtout de me faire offrir un cadeau à chaque fois que l’un de mes amis part quelque part, et ça c’est putain de cool.

 

J’ai remis les gants, après 10 ans sans boxe, j’ai repris. Pas à la même fréquence, ni au même niveau, mais j’ai repris, et j’ai l’impression d’avoir récupéré un petit bout de moi.

 

J’ai eu un coup de coeur pour une petite île dont je ne connaissais pas l’existence, j’ai nommé Gozo, au nord de Malte. Et j’ai parlé avec un homme qui habitait là-bas depuis quelques années, après avoir vécu comme croupier à Londres. Un jour, il est allé rendre visite pour la semaine à son meilleur ami, il est tombé amoureux de Gozo, est rentré à Londres, a lâché son appart, son job, et est allé s’installer sur l’île. Quand je lui ai demandé s’il était heureux, il m’a simplement répondu “I finally found the inner peace I was looking for” (J’ai enfin trouvé la paix intérieure que j’ai toujours cherchée). Ca m’a fait écho, au plus profond de mes entrailles. Il a une cinquantaine d’années. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour trouver ce que l’on cherche.

 

J’ai arrêté le poisson. Après 5 ans de pesco-végétarisme (régime de ceux qui ne mangent pas de viande mais qui s’octroient le droit de manger du poisson), je suis passée full végétarienne. J’ai eu le déclic à Copenhague en janvier en mangeant un truc à base de homard et j’ai eu littéralement un haut le coeur. Ca a été ultra facile alors que j’étais une grosse fan de poisson et autres fruits de mer. Chacun fait ce qu’il veut, et je n’oblige personne à rien, même si évidemment la fourrure, les abattoirs, la pêche électrique et autres conséquences de l’égoïsme humain me tordent les tripes, mais aller au bout de mes convictions m’a permis d’être encore plus en accord avec moi-même. Et on l’oublie souvent, mais être en accord avec soi, c’est putain d’important.

 

J’ai renoué avec des gens perdus de vue, en un message. Parce que s’engueuler c’est facile, mais reprendre contact ça l’est tout autant, et bien souvent ça vaut le coup. Alors si vous pensez souvent à quelqu’un qui ne fait plus partie de votre vie et que vous le regrettez, mettez votre ego de côté, et putain allez-y.

 

J’ai trouvé un super italien qui prend les résas, ça s’appelle Ober Mam… Non j’déconne.

Je vous souhaite une putain de bonne année

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Those people.

Il y a ceux qui mangent leur compote avec une cuillère dédiée, et ceux qui la mangent avec le dos de leur fourchette parce que “flemme d’aller en chercher une en bas”

 

Il y a ceux qui pensent à prendre leur Thermos de café le matin, et ceux qui dépensent 4€ au Starbucks’ du coin de la rue pour avoir un mug en carton. Qui fuit.

 

Il y a ceux qui ont une poche spéciale pour leurs clefs dans leur sac, et ceux qui les font tomber dans la bouche d’égout après les avoir cherchées pendant 12 minutes

 

Il y a ceux qui finissent un carnet avant d’en entamer un autre, et ceux qui en ont 8 avec des numéros notés sans nom qui va avec

 

Il y a ceux qui ont une boîte avec marqué “décoration de Noël” dessus, et ceux qui regardent les loupiotes dans la rue

 

Il y a ceux qui jettent un stylo quand il ne marche plus, et ceux qui en ont 34 sur leurs bureaux, dépourvus de tout capuchon

 

Il y a ceux qui ont une paire de running pour la salle et une pour l’extérieur, et ceux qui courent en Stan Smith

 

Il y a ceux qui ont de la crème pour les mains qui ne fuit pas dans leur sac, et ceux qui n’ont qu’une moufle à se mettre chaque hiver depuis 3 ans

 

Il y a ceux qui ont un répertoire avec les prénoms + le nom de famille du contact, et ceux qui ont 8 Julien et 5 Valentin. Mal orthographiés.

 

Il y a ceux qui écrivent leurs voeux sur du papier pour les envoyer à leurs proches, et ceux qui reçoivent des “Bonne Année” sans savoir qui est l’expéditeur. Mais répondent quand-même. La politesse c’est important.

 

Il y a ceux qui donnent des conseils et les appliquent, et ceux qui se réveillent à côté de leur ex.

 

Il y a ceux qui mettent 5 réveils le matin, et ceux qui ont adopté le early morning avant même que le concept n’arrive en France

 

Il y a ceux qui surlignent les éléments de leur to-do list au fur et à mesure de la journée, et ceux qui font des listes qu’ils ne prennent même pas la peine de…

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Oh boy

Qu’on se le dise ; si l’on devait faire la liste de tous les mecs pas fréquentables que l’on fréquente malgré tout, on aurait un manuscrit plus long que tous les écrits de Tolkien réunis.

L’essentiel c’est d’en être conscient. Et puis surtout, on ne peut pas TOUJOURS savoir dès le début si la personne avec laquelle on boit un verre au bar est dans la catégorie des gens avec lesquels on aurait envie de se foutre sous un plaid en buvant du thé de Noël, ou dans celle de ceux qui nous motiveraient à changer de digicode + serrures + porte à trois point.

Et puis histoire de compliquer le truc et de nous faire passer 4h au brunch du dimanche à analyser les histoires d’amour de 20minutes des uns et des autres, il n’y a évidemment pas seulement deux catégories de mecs, mais également des sous-catégories.

C’est encore plus le bordel que les fédérations de boxe cette histoire, personne n’est d’accord, des nouvelles sous-catégories apparaissent tous les jours, et cela devient de plus en plus compliqué de s’y retrouver, même avec toute la bonne volonté du monde.

Du coup je me suis dit que j’allais vous faire un petit almanach. Parce que déjà le mot almanach est très cool, et à mon sens pas du tout assez employé. Et surtout pour que les célibataires qui me lisent s’y retrouvent vendredi soir prochain en se demandant si elles doivent commander un deuxième Chablis en écoutant le mec canon à casquette leur parler de sa troisième première année en marketing. Indice : Non.

Mais aussi pour les nanas maquées qui vont bénir le jour où elles se sont dit qu’elles allaient rester avec le mec avec lequel elles étaient, plutôt que de revenir dans la jungle qu’est celle du célibat parisien.

 

Ceux qui ont déjà écrit un article sur Vice

On commence avec une catégorie facile avec des gens identifiables au premier coup d’oeil, même pour les myopes au fond. Ces mecs-là sont souvent, très souvent, imbus d’eux-mêmes. Je veux dire, à un niveau qui ferait passer Trump pour une personne humble.

Ils portent très souvent des casquettes, sans aucun lien avec un quelconque souci de calvitie naissante, et aiment parler du fait qu’ils sont surdoués et que ça leur bousille la vie, et leur a également fait abandonner leurs études, parce qu’ils s’ennuyaient dans cette masse de gens moyens, préférant par conséquent garder leur liberté en restant chez leurs parents à 28 ans, et en travaillant dans des shops qui vendent des sandwichs gluten free à La Défense.

Caractéristiques physiques

Casquette

Rarement tatoués

Où les trouver ?

Au Mauri7

Au Rex

Dans les soirées appart’ du pote du mec de la nana dont le frère était avec nous en première année

Les énervés

Assez facilement reconnaissables également, les énervés sont des personnes assez colériques comme leur nom l’indique, qui de prime abord ont un charisme fort et une aisance pour parler à l’oral. Ils sont beaux (sinon ça ne marche pas) et donnent l’impression à leur interlocuteur d’être la 7ème merveille du monde, le temps de 8 secondes. Avant de changer d’interlocuteur, et donc de merveille. Mais c’est déjà trop tard, la personne qui lui parlait est hooked et se demande déjà combien de sucres il prend dans son café le matin.

Ils ont un côté dark prononcé, mais pas trop pour laisser l’impression qu’ils sont sauvables.

Une rupture compliquée, un drame familial, un problème d’argent ; quelque chose s’est mal passée pour que l’énervé en devienne un.

Caractéristiques physiques

Souvent tatoués

Se déplacent souvent avec un de ses amis “mec bien sous tout rapport”

Où les trouver ?

Partout. Du Faust à la Machine, en passant par la Communion et le Freedom. L’énervé aime sortir, tant que ce n’est pas au Café Oz.

Et sur Tinder.

Les mecs bien sous tout rapport

Ils sont là, contents, gentils, du coup on se demande pourquoi et surtout comment se sont-ils retrouvés là, entourés de mecs qui ne rentrent pas dans cette catégorie-là, et surtout pourquoi celui qui s’apparente à son meilleur ami a vaguement l’air d’être un mec énervé.

Ils ont la tchatche facile et font souvent des études stylées auxquelles nous ne sommes que rarement confrontées. On se demande 24 fois quel est leur défaut avant de les prendre de haut en se disant qu’ils sont trop honnêtes pour être intéressants.

Caractéristiques physiques

Souriants. Mais sourire honnête, pas sourire “Bonjour j’ai mangé toute ma famille”. (A ne pas confondre)

Où les trouver ?

Un peu partout, ils n’ont pas (encore) la condescendance parisienne, n’ayant pas toujours vécu ici et sont par conséquent trouvables aussi bien au Zig Zag qu’au Rosa Bonheur en passant par un bar de quartier qui n’est pas dans “le top des 5 bars où boire une pinte à la cool” du Bonbon.

Les machoires serrées

Ou ceux qui font tourner le marché de la drogue parisienne, toujours enclin à appeler 27282 numéros pour “s’amuser un peu”, ceux-là ont une capacité folle à te jurer qu’ils n’ont pris que de la tequila alors qu’ils ont la machoire inférieure à Gare du Nord, et la supérieure à Belleville*. Ils paraissent à peu près normaux, jusqu’à ce que l’on réalise que pour eux, la fête se déroule H24, 7/7, et que leur tête fatiguée du samedi soir est en fait leur vrai visage.

Ils ont fait plus d’after avec des inconnus qu’une grand-mère en maison de retraite n’a fait de bingos, et ont une fâcheuse tendance à être plus stressés qu’un bachelier au mois de juin.

Caractéristiques physiques

Portent très souvent une parka avec une capuche en moumoute.

Sont souvent minces

Où les trouver ?

Weather

Big Bang

Pigalion

Peacock

Marvellous

Et tous les autres endroits qui ressemblent à des Meat packing districts boueux.

Allez bisou, et à vendredi.

*Cette sublime métaphore sort de la bouche de l’une de mes inspirations qui préfère rester anonyme histoire de… Vous savez, ne pas avoir à changer de digicode ou recevoir des photos pas toujours agréables.

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