Mon histoire

Non mais

 

Non mais qu’est-ce qu’on râle putain. Les français sont réputés pour râler, et franchement c’est vrai. Je ne m’exclus pas du lot hein, mais j’essaie de faire des efforts, parce qu’à chaque fois que j’entends une bribe de conversation dans la rue, il s’agit de râlage intempestif. Et il ne faut pas dire que les gens ne sont pas créatifs hein, ils trouvent TOUJOURS un moyen de râler, une raison, un sujet. C’est comme le bitching, c’est visiblement un sport national. Allez les gars, mettez-vous au cricket, ça a l’air beaucoup plus drôle.

Sérieusement, on se plaint de tout, tout le temps. C’est, je pense, notre inspiration principale pour les conversations, que cela soit…

 

Avec un mec que l’on a rencontré 8 secondes plus tôt

« Je travaille dans la pub, non mais c’est cool mais frustrant / pas de RTT / le chauffage est trop fort / on n’a pas d’animal de compagnie

 

Au brunch

«Non mais j’ai faaaaaim / Pourquoi ils ne prennent jamais les résas, on n’est pas à New York bordel / Les œufs sont bofs / le jus n’est pas fraîchement pressé / On est serrés quand-même / Il est pas sympa le serveur

 

Avec ses amis que l’on connaît depuis quinze ans

« Non mais y’en a pas un qui peut comprendre les règles du rugby / mon appartement est trop petit / je suis fatiguée / j’ai envie de prendre 8 mois de vacances / j’ai pas les cheveux assez brillants (?)

 

Avec la boulangère

« Non mais il fait froid / chaud / nuageux / Trump »

 

Avec ses collègues

« Non mais brief compliqué / pas d’argent / pas le temps / trop de bruit »

 

En boîte

« Non mais y’a trop de monde au bar / Non mais y’a trop de monde aux toilettes / Non mais le fumoir c’est l’angoisse / Non mais je l’ai vu dans le fumoir et il était pas beau en fait »

 

Avec sa sœur / son frère

« Non mais papa / maman / Roger / le voisin / la boulangère (elle est partout elle)

 

Au resto

« Non mais c’est trop salé / pas assez cuit / on attend depuis longtemps / y’a trop de monde / allô 9€ le Chardonnay »

 

Au théâtre

« Non mais il arrête de gigoter lui-là / Je vois rien / J’entends pas / Les gens qui laissent leurs téléphones allumés je te jure / J’ai envie de faire pipi »

 

Au musée

« Non mais 1H30 de queue ils sont fous eux / 18€ la place sérieux / C’est déjà fini ? / J’vois rien / de toute façon Télérama disait que c’était génial donc ça ne pouvait qu’être nul »

 

Dans le métro

« Non mais je vais lui foutre son accordéon dans l’… / ça sent pas bon / c’est blindé / LAISSEZ DESCENDRE AVANT DE MONTER !!

 

Devant son ordi

« Non mais le wifi bordel / bon Netflix on y va là / m’en fous des mises à jour / Raaaahh non je ne veux pas enregistrer / pourquoi ça écrit en énorme sur Facebook maintenant bordel ? »

 

Dans la cuisine

« Non mais pourquoi ça déborde là / Arhhh c’est brûlé / pourquoi il ferme pas lui / il est où le fuckin torchon »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La théorie de Daniel Wellington

 

 

La dernière fois, je regardais la dernière saison de How I met Your Mother pour la 5ème fois, parce que visiblement il n’y a pas assez de séries sur Netflix pour éviter de se repasser des épisodes en boucle que l’on peut quoter du début à la fin.

 

Ma vie sociale du lundi soir va très bien, merci.

 

Donc, je regardais la saison finale, en me disant pour la 5ème fois que « C’est tellement pas juste », en reniflant honteusement derrière mon ordinateur, l’œil humide, et je me suis demandée comment fonctionnaient les relations amoureuses.

 

Alors, je ne débarque pas à l’instant les gars, c’est l’une des questions que je me pose toutes les huit secondes environ, un peu moins que « Est-ce que j’ai fermé le Velux ? », et un peu plus que « Est-ce que je ne plaquerai pas tout pour élever des kiwis en Nouvelle-Zélande » (l’oiseau endémique, pas le fruit) , mais là je me suis demandée comment cela marchait d’un point de vue…créneau horaire.

 

Parce que le timing, c’est important pour tout. Et on a tous un moment, pour chaque situation, où l’on se dit « Ok, c’est maintenant ». Cette petite voix dans notre tête qui nous donne une décharge en nous informant que c’est là, l’instant où il faut faire quelque chose, arrêter, continuer, démarrer, parler. Le petit klaxon au feu vert cérébral, notre doigt qui presse Pomme S après avoir écrit une idée qui vaut de l’or à 3h du matin alors que l’on boit des pintes, (Ndlr : Non cette idée ne vaut pas DU TOUT de l’or, et l’on s’en rendra bien assez compte le lendemain au réveil), notre petite voix qui nous dit qu’il est 3h du matin et que l’on a bu bien assez de pintes et que le théâtre du lendemain va être très long et douloureux, l’amie qui nous empêche d’envoyer un texto embarrassant (qui s’avère en fait être le 12ème de la soirée – mais bon ça elle n’est pas obligée de le savoir)

 

Et, est-ce que ce que les gens appellent le « coup de foudre », ne serait pas simplement notre créneau horaire ? Le moment de se dire que l’on va s’arrêter dans la course pour regarder le paysage plus de trois secondes, de prendre le temps, de reprendre son souffle, parce que si l’on rate ce créneau horaire là, on ne sait pas quand est-ce que sera le prochain, si prochain il y a ?

 

Et vu que visiblement personne n’a la réponse, je pense que l’idéal, c’est de continuer de se poser ce genre de questions toutes les 8 secondes. Comme « Est-ce que Gisèle Bündchen a un modèle dont elle s’inspire ? » ou « Est-ce que je mange assez de kiwis ? » (le fruit, pas l’animal endémique).

 

Bien à vous, et de la trotteuse.

 

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Fuc**n instant présent

 

 

Quand je me balade à la FNAC, j’ai l’impression qu’il me faudrait 12 vies pour réussir à peine à toucher du doigt une existence apaisée et saine.

Avec tous ces trucs de méditation, de vie simple, de nourriture healthy, de comprendre son corps, trouver l’épanouissement au travail – en amour – en amitié – avec soi-même…ça me laisse le sourcil dubitatif et le soupir long.

 

Très long.

 

Bien que tout ça paraisse plus compliqué que d’avoir une table au café Pinson un dimanche à 13h, je me dis que certaines personnes essaient, et parviennent à cocher des cases de cette To-do list qu’est la vie, alors pourquoi est-ce que cela paraît tellement compliqué ?

 

Du coup je me suis mise à chercher.

 

Pourquoi tout le monde se barre à l’autre bout du monde (ou en Lozère, selon le niveau d’anglais – et du compte en banque) pour changer de vie après avoir travaillé dans des jobs stressants, dans des villes surpeuplées, avec un rythme de vie qui fait des nœuds à l’épaule que même le meilleur siège massant de Nature et Découvertes ne pourra pas dénouer ? Parce que l’on veut toujours plus, mieux, ailleurs, neuf.

 

On a beau avoir un job, on regarde quand-même les offres d’emploi.

On a beau avoir un mec, on continue d’aller sur Tinder.

On a beau avoir un appartement, on reste sur les pages Facebook de bons plans.

On a beau avoir trouvé ses vacances, on regarde toujours sur Instagram où vont les autres.

On a beau avoir de super potes, on partirait bien faire une retraite coupé de tout en Patagonie (ou dans le Centre de la France, encore une fois, rapport aux finances)

On a beau aimer notre fish n chips, le burger veggie du mec de la table à côté a l’air quand-même vachement bon.

On a beau aimer notre nouveau blond norvégien qui nous a coûté 230 euros et notre samedi après-midi passé chez le coiffeur, le pumpkin spice hair a l’air quand-même vachement joli.

L’açai bowl c’est cool, mais l’avocado toast, je suis sûre que c’est mieux.

On a beau aimer notre pad thaï, le cheese nan de notre pote a l’air mega cheesy

On a beau aimer notre thé vert, on boirait bien un triple latte

 

Mais je me dis qu’un jour, on deviendra tous aussi calme que le mec de l’appli de méditation, et que l’envie de lui faire manger nos « pensées qui défilent », ne sera plus qu’un lointain souvenir.

 

Namasté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est l’automne

 

Chaque année, j’ai l’impression que l’automne arrive brutalement. Pour les autres saisons, cela se fait toujours en douceur, on ne voit pas vraiment la différence, jusqu’au moment où l’on se dit « tiens, les journées sont plus longues », ou « Woops, petite plaque de verglas sur le trottoir, je suis pas passée loin de l’humiliation ».

Mais l’automne, c’est toujours très brutal ; on boit du rosé au Rosa Bonheur en refaisant le monde et en sentant les rayons du soleil sur sa joue jusqu’à 22h, et d’un seul coup, BIM, 11 degrés, alerte nostalgie j’ai l‘impression que la vie est une chanson de Christine and the Queens, tout devient ocre / brun, ça sent le marron chaud à tous les coins de rue et on ne trouve plus que des bougies orange / cannelle chez Fleux.

Et puis l’automne, c’est toute une préparation, on doit changer de plaid, d’odeur de bougie donc (et j’en fais quoi moi de ma bougie au melon, hein ?), on doit troquer toutes ses socquettes coolos contre des chaussettes, des vraies, celles qui laissent des traces aux chevilles, c’est la fin des terrasses et le retour des écharpes qui prennent de la place dans les transports, les tatouages sont planqués, les cheveux deviennent électriques, on doit vérifier que pas un bout de peau ne dépasse avant de sortir sentir le vent qui s’engouffre.. c’est de la logistique quoi.

 

Mais l’automne, c’est aussi un sacré paquet de trucs coolos qui reviennent…

 

 

 

La Belle Mèche sort de super bougies

 

La librairie américaine en bas de chez moi semble d’autant plus sortir d’un autre siècle

 

C’est le retour du Pumkin Latte de Starbucks, et donc du Soy Pumpkin Latte, et donc du bonheur taille Venti.

 

C’est la fin de la clim de l’enfer et des 76 coups de froid que j’attrape entre juillet et août

 

C’est le (presque) retour des raclettes

 

On peut retrouver des légumes avec des noms rigolos (oui je parle de vous, topinambours et autre coloquintes)

 

Halloween approche

 

Lush sort une super collection

 

C’est le (presque) retour du vin chaud

 

Frichti sort de nouveaux plats

 

On commence à paniquer à propos du jour de l’An

 

Il fait la température idéale pour courir

 

C’est le retour des soupes, et les soupes, bah c’est cool

 

Les rues ressemblent à un décor de Mary Higgins Clark

 

On se demande s’il va finalement neiger à Paris, et comme chaque année, on espère*.

 

On peut mettre de la crème pour les mains sans que ça colle

 

On peut regarder des films pourris sur Netflix, et on a l’excuse du temps pour se justifier

 

Bien à vous, et de la cannelle

 

 

*Et comme chaque année, il neige deux flocons et on est comme des enfants avant de glisser lamentablement sur un trottoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sérieux ?

 

Quand on a vraiment mal, on dit « aïe » tout haut. Et quand on a l’impression que le karma nous a dans le nez, j’sais pas vous, mais moi je laisse souvent échapper des ‘’SÉRIEUX ?’’. Ça résout tout (non).

 

Le minuteur des toilettes du pub s’éteint au moment où l’on commence à faire pipi

 

Le lacet qui se défait le jour où on a 3 sacs dans chaque main.

 

‘’Ah oui mais vu qu’il meurt dans la saison 2, j’ai arrêté de regarder’’

 

On commande des pâtes au pesto et on a 23 petits trucs verts dans les dents quand le serveur canon vient nous demander si ‘’tout se passe bien ?’’ (Soit dit en passant, OUI ÇA VA, on mange des pâtes au pesto, pourquoi veux-tu que ça n’aille pas)

 

‘’Veuillez patienter, un technicien va bientôt prendre votre appel’’

 

Le téléphone qui nous fait aussi office de réveil lâche à 2h17 du matin alors que le lendemain matin tôt on a une réunion / un avion à prendre / un rendez-vous qu’on a  mis 4 mois à avoir.

 

Le créneau au tennis le seul jour où l’on peut se laver les cheveux

 

J’ai encore perdu ma CB le 30 du mois et on ne peut toujours pas recharger son pass Navigo en cash

 

‘’Vous pouvez prendre rendez-vous du lundi au vendredi de 10h à 16h’’

 

La voix du conducteur qui annonce que notre station est fermée ½ seconde avant de refermer les portes du métro

 

‘’Votre commande #728118 est retenue dans le centre de tri suite aux intempéries. Veuillez contacter ce numéro qui va vous faire payer 23€ la minute’’

 

‘’La messagerie du numéro qui va vous faire payer 23€ la minute est pleine. Veuillez dire adieu à vos Vans qui envoyaient du flakie’’

 

Le musée est EXCEPTIONNELLEMENT fermé aujourd’hui. Oui, le jour où tu avais très envie de le visiter alors que tu es passé(e) 28291 fois devant auparavant.

 

Prochain train dans 11 minutes.

 

‘’Non il n’a pas de nana. Mais il a un mec.’’

 

Mais où est ma foutue chaussette ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’aime pas qu’on me dise ça

 

 

Autant, il y a des choses que je ne me lasserai jamais d’entendre, mais alors autant certaines phrases ont tendance à m’irriter plus qu’un pull en laine.

 

T’as une tâche

Super, et t’as du K2R ? Non ? Voilà, maintenant j’ai une tâche ET je suis de mauvaise humeur.

 

T’aimerais qu’on te fasse ça ?

J’ai l’infime conviction que la bonne réponse est : « Non » mais je vais opter pour un sourcil levé condescendant et un sourire en coin, histoire de ne pas perdre la face.

 

C’est pour ASAP

Ok, qui est le mec qui est à l’origine de la deadline ? Parce que ça veut dire que c’est lui qui est à la bourre, donc j’aimerais lui parler deux secondes, revenir au tout début de la chaîne et lui demander « Pourquoi, POUR-QUOI tu es en retard ? Hein ? HEIN ? »

 

Changement de plan

Non. Je veux le plan 1 moi, avec le bar 1. Ça fait depuis trois semaines qu’on me parle du bar 1, je me suis projetée dedans, j’ai envie de manger ça ça et ça et de boire ça et ça, je m’en fous du bar 2. C’est nul le bar 2. D’ailleurs c’est quoi le bar 2 ? Le bar en face ? Tenu par les mêmes proprios ? Bon ben fallait le dire avant on y va.

 

T’as l’air fatigué

Et toi tu vas avoir l’air désolé de m’avoir dit ça un lundi à 9h47 alors que j’ai passé une nuit de 12h.

 

Il va falloir prendre une décision

Hmmm…Non ?

 

On ne prend pas les réservations

Je comprends le principe de ne pas prendre les réservations, les restaurateurs se sentent l’âme new yorkaise tout ça, mais dans ces cas-là, mettez un bar pour nous faire patienter. L’alcool rend docile, ne jamais oublier ça.

 

Je ne pourrais pas venir

GNAGNAGNA. Bah moi non plus j’vais pas pouvoir venir. Rien à foutre que ce soit mon anniversaire / Noël / bar mitzvah / mariage.

 

Ça te dérange si j’achète le même ?

Ça dépend. Ça te dérange si je te mets une petite claque ?

 

Comment ça tu ne connais pas ? C’est uuuultra connu pourtant !

GNAGNAGNA bis

 

Il y aura un peu d’attente

METTEZ UN FUCKIN BAR !!

 

Il faut que je te dise un truc important

Ça dépend clairement de la personne qui annonce ça. Si vous ne la connaissez pas vraaaaaaiment, la fuite est clairement à considérer. Et non, ce n’est pas SI lâche que ça. Mais bon, j’aimerais pas vraiment que l’on me fasse ça.

 

Il y a un peu de trafic

Oui, on est à Paris les gars, ça fait depuis 1954 qu’on est en heure de pointe donc je ne suis pas MEGA étonnée.

 

Bonjour j’aimerais parler à Flora KI..SCHI…

Quelqu’un qui ne sait pas prononcer ton nom de famille ne peut que te vouloir du mal. Ou te vendre un abonnement qui équivaut au loyer d’un triplex dans le 3ème.

 

Je serai en retard

Je ne comprends pas les gens en retard. C’est juste, ça me dépasse. Je ne sais pas pourquoi

 

On en n’a plus

Et celles que tu as aux pieds ? Ça ressemble vachement à un 371/3 d’ici. Comment ça est-ce que j’aimerais que l’on me fasse ça ?

 

C’est à partir de 15€ la carte bleue par contre

Si vous m’aviez vendu vos pompes on n’en serait pas là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Il y a un jour dans l’année où l’on a cette impression que tout doit être centré autour de nous. Et rien que nous.

Parce que pour certains moments, c’est aussi le cas, mais on doit partager cette journée avec le reste du monde, notre famille, nos amis, la personne avec laquelle on vit. Genre Noël, un mariage, une naissance, Pâques (?).

Et lors de cette journée, on en vient à penser des choses insensées sous prétexte que c’est notre anniversaire.

Bordel.

 

 

 

Pourquoi est-ce que le métro n’avance pas, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Je suis sûre que Richie McCaw pense à moi, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

J’aimerais bien une armée de chatons, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Je suis sûre que j’ai perdu du poids, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

J’en ai rien à foutre que Sephora pense à moi, même si c’est mon anniversaire, bordel.

 

Nekfeu pourrait m’écrire une chanson, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Le mec canon dans le bar pourrait me mater un peu plus, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Elles pourraient être soldées ces sneakers, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Je pourrais ne pas avoir à payer d’impôts, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Je pourrais avoir une augmentation, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

Il pourrait faire beau et ça pourrait sentir la barbapapa dans la rue, c’est quand-même mon anniversaire, bordel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le trépied de la vie

 

 

La vie, c’est le bordel.

 

On croit que c’est facile, que si l’on fait assez bien les choses, tout se passera bien, que l’on réussira à éviter les murs et que l’on zigzaguera entre bonheurs, joies, et bonnes nouvelles. Et au final, bah, entre deux zigzags, il y a des plots que l’on se prend en pleine face, on tombe, on se relève, et une fois que l’on n’a plus peur de chuter, bah on retombe de plus belle.

Dans ce joyeux merdier qu’est notre vie, il y a forcément des moments plus compliqués que d’autres, et s’ils s’avèrent compliqués, c’est parce qu’ils touchent à l’un de nos trois piliers. Et que, quand sur un trépied, y’a un pied qui se fait la malle, l’équilibre devient…compliqué.

Alors on doit appeler les deux autres pieds à être plus forts, et c’est comme en snowblades, au début c’est un peu compliqué de se relever sans glisser, mais avec un peu de force dans les cuisses, on s’en sort.

 

LE JOB

Le travail, c’est 10h de notre vie quotidienne. C’est notre miroir social, ce qui nous constitue, ce qui fait que l’on est ce que l’on est. On a la place que l’on s’est battu pour avoir, cela nous caractérise dans la société, nous définit en tant qu’être humain, qu’être pensant. Alors quand on n’en a plus, ou que l’on se remet en question professionnellement, c’est toute notre confiance en nous qui en prend un coup. On a l’impression de ne pas être assez bon dans ce que l’on fait, de s’être trompé, d’être dans une situation d’échec.

Il y a certains moments où l’on doit prendre une décision, ou que l’on attend des réponses, et là c’est tout notre monde qui est secoué.

La bonne nouvelle : On a la chance de pouvoir changer de travail, changer de pays, évoluer, faire quelque chose qui nous plait, bien que cela nécessite parfois de faire des sacrifices et de passer par des moments de doute.

Et si vous avez toujours voulu vous lancer dans le business de figurines en pâte à sel sans jamais oser, c’est peut-être le moment.

Mais je ferais quand même une étude de marché avant de me lancer.

Conseil d’ami.

 

 

LES AMIS / LA FAMILLE

On dit que l’on ne choisit pas sa famille, mais que l’on choisit ses amis.

La vérité les gars, c’est que l’on ne choisit personne.

Parce qu’ici, les sentiments interviennent, et une fois que les sentiments sont dans le truc, même la personne la plus pragmatique du monde est paumée. La famille c’est ce qui nous donne les bases, qui fait de nous ce que l’on est, et ce que l’on sera. Elle nous donne l’éducation, les règles, les façons d’être en société, et t’as beau tout faire pour te mettre en marge de ta famille pour t’affirmer quand tu es adolescent, quand tu grandis, tu deviens reconnaissant d’avoir reçu l’éducation que tu as eue.

Et les amis, c’est un peu une extension de la famille, les frères et sœurs en rab, ceux qui te font des abdos à force de te marrer avec eux, qui te relèvent quand t’as pas assez de force, te tiennent quand tu es chancelant, que cela soit après un Gin To de trop, ou après un coup dur. Alors quand ça ne va pas avec l’un d’eux, tu as l’impression d’avoir les jambes en coton, et personne pour t’aider à te relever sur tes snowblades tout glissants.

L’amitié ressemble pas mal à l’amour, on doit grandir ensemble sans toujours le faire de la même façon et avoir parfois la sensation de ne plus être en accord avec la personne. Mais ce qui est cool en amitié, c’est qu’on ne vit pas H24 avec l’autre, alors on a moins le temps de vouloir lui reprocher des trucs.

La bonne nouvelle : Avec les amis, on peut boire des coups en terrasse pour refaire le monde, et quand on se dispute, on peut se voir autour d’un verre en terrasse pour se réconcilier.

Puis refaire le monde.

Donc on est bronzé ET heureux (et un peu tipsy).

C’est beau l’amitié.

 

L’AMOUR

On cherche un gens, un quelqu’un pour se réfugier en cas de tempête, une safe place.

C’est pour beaucoup le Graal, le truc que l’on cherche sans chercher, la quête perpétuelle entre deux voyages et trois mojitos. Mais parfois, cette safe place n’est pas si safe que ça, et c’est le trépied qui s’écroule. Alors encore une fois, petite poussée sur les jambes, on se relève, on change un peu, on a mal, on a envie de se rasseoir, de regarder les gens descendre la piste en buvant un vin chaud, là, le cul dans la neige, mais on doit se relever, pour le boulot, les amis, la famille. Puis parce qu’on a l’air con avec nos fesses trempées.

La bonne nouvelle : Ça nous fait des trucs à raconter en terrasse avec nos amis, et à force de tomber et de se relever, on a les jambes musclées ET bronzées.

 

 

 

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Est-ce que tu viens pour les vacaaaaaaaances…?

 

Y’a vraiment qu’en vacances qu’on peut faire ça…

 

Boire l’apéro à peu près tout le temps.

 

Regarder le vent dans les arbres. Sentir un petit rayon de soleil, fermer les yeux et se croire dans une pub Le Petit Marseillais.

 

Mater les gens sur la plage pendant des heures et faire son marché dans sa tête :

« J’aimerais bien avoir des cuisses comme ça »

« Mais pas des pieds comme les siens »

« Oh et des cheveux ondulés là c’est pas mal »

« C’est vraiment rigolo un mec en slip »

 

Marcher pieds nus dans la ville et avoir l’impression de renouer avec la nature alors que l’on est au milieu de 728291 touristes.

 

Lancer un concours de lancer de cailloux et y participer. Pendant longtemps. Sans s’ennuyer.

 

Boire des cocktails colorés dont le taux de sucre équivaut à 17 paquets de Dragibus et 24 kilos de nougat.

 

Aller faire le marché et se sentir calme, même face aux mamies qui arrêtent d’avancer en plein milieu de l’allée, ou aux enfants qui marchent sur nos espadrilles.

 

Jouer à des jeux. Perdre. Ne pas râler.

 

Ne pas lancer un regard sceptique au glacier qui vous tend une glace banane / fruits des bois alors que vous aviez demandé yaourt / speculoos.

 

Se faire réveiller par de la musique pourrie…et être content.

 

Faire du sport et boire un cocktail en même temps. Pour les prochains JO je propose que « Cosmo 50m nage libre » et « Mölkky Ricard » figurent au programme. Et ÉVIDEMMENT, je m’inscris aux deux.

 

Écrire des cartes postales qui ne sont que bonheur.

 

Aller faire les courses et être content de les faire.

 

Acheter 18 kilos de merguez, 4 kilos de saumon, 36 kilos de fruits / légumes, 8 bouteilles de rosé et se demander sincèrement si ça va faire assez pour le barbecue.

 

Faire une sieste dans l’herbe alors que l’on est sorti du lit il y a 45 minutes.

 

Écouter des musiques dont on a honte et essuyer les critiques en lançant un « ça va, on est en vacaaaaaaaances » confiant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les listes

 

 

Je ne crois pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises listes, moi si j devais résumer les listes aujourd’hui avec vous mais disons qu’il y a trois catégories de listes.

 

1 – Les listes que l’on aime plus que le beurre de cacahuètes

 

La liste de Noël / anniversaire / mariage

C’est quand-même incroyable ce truc, on note ce que l’on souhaiterait dans un doc word et les gens piochent et se répartissent les cadeaux. C’est comme si on avait un mec qui sortait d’une lampe, sauf que le mec, bah ce sont les gens qui nous aiment. Et qui ne sont pas bleus.

Enfin pas forcément.

Vous faites des listes pour vos anniversaires vous ? Moi toujours, sinon c’est un coup à se retrouver avec 23 paires de Dunk (non pas que ce soit problématique)

Et un photophore (un peu plus problématique)

 

La liste de vacances

C’est la liste sur laquelle on ne met que des objets légers qui nous rendent heureux. Et je vous assure que ça marche pour tous les objets qui sont sur cette liste : bouée gonflable flamand rose, tongs, chapeau de paille, paréo (si, ça existe encore), double jack, Ray Ban.

 

2 – Les listes pragmatiques

 

La liste de critères

On ne va pas en reparler étant donné qu’on l’a évoqué ici en long en large et en travers, mais cette fameuse liste, bah elle fait partie de notre vie. Alors qu’on l’aime ou pas, elle reste avec nous.

 

La liste de courses

Elle n’est pas méchante hein, mais bon, lister le fait que l’on est en rade d’œufs, c’est pas le truc le plus excitant au monde non plus. Alors pour pimper la chose, on rajoute des petits trucs sympas.

Comme quand on passe l’aspirateur et que l’on se récompense avec un paquet de dragibus. Comme ça on est un peu gros, mais chez nous c’est propre.

 

3 – Les listes plus reloues qu’un chewing gum qui colle aux Vans

 

Les to do

Non mais s’il y avait marqué : bruncher – rappeler Tom Hardy – se rouler dans de la guimauve – faire un concours de ronronnement avec le chat, on les aimerait les to do. Mais entre laver appart – découpage technique scenario – courses (Raaaaahh, combo de listes) et prendre rendez-vous détartrage, bah le post-it, on a envie de le manger.

 

Les listes Velux

Ça, ce sont les listes qui remportent la palme de la relou-itude. On est tranquille dans son lit, prêt à passer une vraie nuit de sommeil réparateur, quand d’un seul coup, quelque chose se déclenche dans notre esprit, c’est la liste Velux. Le truc qui ramène toutes les questions que l’on se pose et qui nous font cogiter pendant trois plombes ou qui nécessitent de se relever, même si l’on n’a seulement qu’un millième de doute.

Vous pouvez aussi appeler ça les listes « Est-ce que j’avais collé le timbre avant de la poster » ou « Faudrait que je vérifie que la réunion est bien à 10h30 et pas 10h ».

 

Bien à vous, et du cochage de trucs relous

 

 

 

 

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