les multiples facettes

Il y a quelques jours j’étais dans un bar, et alors que je me suis souvenue de pourquoi je n’aimais plus les bars (c’est parce que je suis vieille) (et que je préfère faire des squats chez moi plutôt que dans des toilettes exiguës qui sentent le métro) (ou l’inverse), je suis rentrée chez moi.

 

Dans le métro du retour (qui sentait les toilettes donc), j’ai lu l’un de mes bouquins du moment qui est écrit par Arnaud Desjardins qui n’est autre que le fondateur de l’un des Ashrams dans lesquels je vais me rendre en 2020. Que vous soyez ou non intéressé.e par la méditation, je trouve qu’il est toujours intéressant d’opter pour ce genre de lecture, de façon régulière ou ponctuelle ; on apprend beaucoup sur soi, sur les autres, et sa façon de se comporter dans le monde. Au pire des cas cela ne vous parle pas et vous le prêtez à quelqu’un d’autre que cela inspira peut-être, et dans le meilleur des cas vous prenez un peu de recul sur la vie que l’on mène et notre façon d’être heureux, paisible, et on prend un shoot de bienveillance.

 

On a connu plus risqué.

 

Je continue de lire ce bouquin, devant revenir parfois sur certaines phrases pour bien les assimiler. Certaines choses me paraissent familières, d’autres principes sont un peu plus inconnus, mais je suis assez captivée, et quand j’arrive à son explication de la multiplicité des personnes dans un même être ; ça me parle énormément. Il explique notamment que la paix avec soi-même ne peut arriver que lorsque l’on comprend et identifie notre être “neutre”, celui que nous sommes sur le long terme, celui qui nous permet de comprendre l’unité. Mais pour comprendre l’unité, il faut avant tout passer par l’exploration de la multiplicité.

 

Je ne parle pas de la schizophrénie qui est une maladie, mais bien de cette sensation d’avoir plusieurs personnalités qui s’expriment au gré de leurs envies à travers nous, à travers notre être.

Cette sensation qui nous donne l’impression d’être un être dual, toujours dans la pluralité, trop souvent dans la contradiction. Ces personnes qui vont et viennent de façon non contrôlée nous surprennent parfois, pensant qu’elles avaient disparu, alors qu’elles se cachaient juste un peu plus loin. Voilà, derrière le poteau là-bas. Mais si à côté du petit buisson. Oh mais mets tes lunettes aussi !

 

la colérique

Je ne suis pas quelqu’un de colérique en général. Mais des personnes, des situations, peuvent me donner des élans de colère profonde qui apparaissent et retombent en quelques minutes. Une réflexion gratuite, de la malveillance, du jugement, du bruit répétitif, quelqu’un qui me pousse dans le métro, ne sont que quelques unes des situations dans lesquelles je vois apparaître cette personne colérique qui serre les dents. Elle n’intervient pas toujours dans ces situations, on peut parfois me faire une blague sur le végétarisme, je rigole, parce que chacun ses convictions, et de toute façon les mentalités évoluent, c’est bien tout ça… Et une autre fois, on va me dire que je dois être carencée, et je n’ai qu’une envie, c’est claquer un crochet pour expliquer que non, et fouetter la personne à terre avec une saucisse végétarienne. Mais je ne le fais pas parce que :

1 – la bienséance

2 – ma mère m’a toujours dit de ne pas jouer avec la nourriture

la familiale 

Mariage, enfants, achat d’une maison en banlieue parisienne (ou ailleurs) ; ce n’est pas vraiment mon credo. Je ne suis pas du tout contre tout ça, et j’ai même été très tentée par le mariage à une époque. On dira ce que l’on veut, je trouve cela beau, et je suis une éternelle optimiste. Mais le combo classique insufflé par la société n’a jamais été vraiment dans mes plans de vie. Les gros mariages en France ne me tentent pas, je n’ai pas le désir de porter un enfant et la vie en France, en banlieue ou ailleurs, est bientôt derrière moi. Mais quand je reviens de chez ma soeur, que j’ai vu ma nièce, ou que je regarde une série dont les protagonistes vivent tous dans de jolies maisons entourées de petites clôtures d’un blanc immaculé, je ne peux m’empêcher de rêvasser à une vie faite de tourtes maison et barbecues en famille dans le jardin.

 

la sceptique

Je suis d’un naturel positif. Mais quand je lis les news, j’ai parfois l’impression que le monde s’écroule en quelques minutes. Je vois la bêtise des gens, l’égoïsme du monde, le manque d’empathie des plus puissants, écrasant les plus démunis sans même prendre le temps de se demander si ce qu’ils font est discutable… Et j’ai envie de baisser les bras. Cela ne dure en général que quelques minutes, la lecture d’un autre article plein d’espoir ou un peu de méditation venant balayer cet élan de pessimisme. Mais quand le scepticisme me prend, je n’ai jamais envie de l’accueillir, même en sachant pertinemment qu’il ne sera que de passage.

 

la critique

La pensée positive, la bienveillance, la tolérance, sont des principes qui m’habitent et que j’essaie de cultiver un peu plus chaque jour. Je suis persuadée que le bien appelle le bien. Mais parfois, quand une situation va à l’encontre de mes valeurs, que les gens font des choix que j’estime être “mauvais”, malveillants ou égoïstes, je ne peux m’empêcher de critiquer leurs actes. J’essaie de garder ces critiques à l’intérieur, ou de les exprimer de façon construites, et seulement en demandant avant “Je peux te donner mon avis ?”, mais quelques fois, ces critiques se forment dans mon esprits ; acerbes, dures, parfois violentes.

Trouver un équilibre avec son “soi neutre” est, je pense, le travail de toute une vie. Accepter nos sentiments, nos différentes facettes, en essayant de ne blesser personne avec notre ego bien souvent trop présent, n’est pas une mince affaire. Mais bon, la méditation, l’introspection, la critique positive, les rencontres qui nous forgent sont autant d’axes d’amélioration qui font de nous des personnes meilleures, un peu plus chaque jour.

 

Et c’est déjà pas mal.

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théière versus avocat de la défense

 

L’automne est là ; bien installé avec ses pumpkin spice lattes et ses préparatifs de cocktails à base de dry ice pour une soirée d’Halloween qui “cette année, va vraiment envoyer vous allez voir”.

 

L’automne, c’est la période douce-amère de l’année où l’on est sans cesse divisé entre la joie de pouvoir rester chez soi, seul.e ou avec des ami.e.s, et la tristesse ambiante qui va de paire avec le ciel qui se pare de son plus beau pantone de gris. Et si certains dimanches soirs sont agréables, passés dans un canapé dont l’assise finit par prendre la forme de notre séant (séant, ça veut dire “bouli” mais en plus joli) (bien que le terme “bouli” ait un certain cachet je trouve), d’autres dimanches peuvent rapidement prendre une direction plus morose.

 

Et c’est bien souvent à ce moment-là, alors que j’ai envie de me relever pour me refaire une théière qui est beaucoup trop loin dans l’appartement, que je me souviens des personnes qui ont partagé ma vie. Et ma théière, donc.

 

S’en suit une liste, plus ou moins exhaustive de ces personnes. Entre deux rictus de “oh mon Dieu mais qu’est-ce qui m’a pris” et trois “OH MON DIEU MAIS QU’EST-CE QUI M’A PRIS ??”, je finis par me souvenir d’un nom. Et plus je le tourne dans tous les sens ce nom, plus je me demande pourquoi je ne partagerai pas ma théière avec cette personne, juste le temps de quelques semaines, histoire de faire des cookies, de lire des bouquins au chaud et toutes sortes d’activités automnales que l’on voit dans les films Netflix et qui nous donnent l’impression que faire une fournée de cookies seul.e n’est décidément pas acceptable en 2019.

 

Ni jamais d’ailleurs.

 

Et c’est à ce moment-là que je sais, JE SAIS que je vais dans la mauvaise direction. Que si j’ai décidé à un moment de ne plus vouloir partager ma théière avec cette personne, c’est qu’il y avait des raisons. Le téléphone me démange, est-ce que je ne lui enverrai pas un petit texto ? Alleeeeeez un p’tit texto c’est rien, juste histoire de prendre de ses nouvelles. Les négociations avec moi-même commencent, j’ai beaucoup d’arguments recevables, les raisons qui expliquent la fin de notre feu partage de théière sont vagues, et j’ai toujours autant la flemme de me lever pour une nouvelle infusion.

Et là, mon avocat de la défense débarque.

 

Mon avocat de la défense, c’est cette personne qui vit dans un coin de ma tête. Celle qui sait ce qui est bon pour moi, qui est objective quant à mes prises de décisions, et qui me raisonne quand personne d’autre n’y arrive. C’est cette personne avec laquelle je négocie souvent dans ma tête, essayant en vain de la persuader, de me persuader, alors que je sais parfaitement quelle est l’issue à emprunter dans une situation de doutes.

 

Je ne suis toujours pas allée chercher la théière, ma tasse est vide. Je la regarde en me disant qu’il suffirait que je rappelle ce mec pour qu’il puisse me faire un thé, et que l’on serait heureux à binge watcher Netflix en buvant une infusion cannelle orange tels des retraités.

 

C’est là que mon avocat de la défense me juge, et, trop habitué à cette situation familière, s’approche de la barre en me regardant, dépité, mais bien décidé à me prouver à quel point j’ai tort.

 

S’ensuit alors un combat interne entre mon avocat de la défense et mon moi flemmard dont le moral est en berne parce qu’il fait moche dehors. Les arguments pleuvent des deux côtés, et la schizophrénie me gagne, ainsi qu’un mal de tête imminent, à force d’écouter les avis de l’un et l’autre, se renvoyant leurs arguments comme une balle de match à Roland Garros.

 

— Oui mais il était mignon quand-même, avec ses yeux empreints de gentillesse

— Les yeux que tu voulais enlever de ses orbites quand il ne t’écoutait pas et pouvait passer 6 jours à t’envoyer des messages juste pour te raconter ses vacances sans jamais te demander comment tu allais ?

— C’est arrivé une fois…

— Parlons-en des voyages, souviens-toi le soulagement d’être sans lui quand tu es partie. Tu voulais un signe ? Tu l’as eu.

— Oui mais parfois on rigolait bien

— Tu peux rigoler avec tout le monde

— C’était sympa d’avoir quelqu’un à qui envoyer des messages

— Envoie donc un message à ton père, tu ne lui donnes pas assez de nouvelles

— Hey tu vas te calmer l’avocat de mes deux là

— Bah alors, on est énervée ? Et encore, c’est rien par rapport au jour où tu as failli quitter le restaurant tellement ses propos étaient désobligeants

— Arrête

— Quand tu lui disais non mais qu’il insistait, n’écoutant que ses envies, te jetant au visage son égoïsme et son manque d’éducation.

— Je te le demande une deuxième fois ; arrête.

— Et votre deuxième date avec cette pauvre serveuse qui n’a pas su où se mettre quand tu pensais qu’il avait payé vos deux consommations alors qu’il n’avait payé que la sienne ?

— Arrête bon sang

— Et ce week-end à Deauville où il t’a forcée à aller au casino alors que tu étais malade

— Putain mais tais-toi

— Et les pop corns. Rappelle-toi des pop corns.

— …

— Tu sais que j’ai raison

— Bon, je vais me faire du thé. Tu en veux ?

 

Vous avez un avocat de la défense vous ? Il gagne souvent ? De mon côté je fais en sorte de l’écouter, parce qu’il a beau être énervant, il a quand-même très souvent raison. A part quand j’ai bu deux verres. Dans ces cas-là, sa voix ne devient qu’un murmure lointain, et en général il attend que je me réveille le lendemain pour me regarder avec sourire moqueur et un sourcil hautain en me disant : “Je t’avais prévenue”.

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lost in translation

 

Je n’arrête pas de lire des tas d’articles qui parlent de la solitude frappant les gens qui habitent dans des mégalopoles. Il y a même Klapisch qui en a fait le sujet de son dernier film, c’est pour dire. On vit entassés les uns sur les autres, dans des appartements trop petits aux murs si fins qu’ils enlèvent toute forme d’intimité, aux lignes de métros qui exacerbent la promiscuité, et pourtant, 45% des 18-35 ans auraient déjà ressenti un ou plusieurs épisodes de profonde solitude. (source AFP).

 

Mais comment peut-on être seul.e.s dans des villes telles que Paris où l’on ne peut pas faire un pas sans se cogner contre le tote bag d’un.e inconnu.e ?

 

Comment se sentir seul.e alors que le Prêt à Manger du coin de la rue a toujours une file d’attente d’au moins dix minutes, qu’on laisse passer trois métros avant de pouvoir monter dans une rame, qu’il faut toujours attendre pour bruncher, que les bars sont bondés du lundi au dimanche, que les places de concert s’écoulent en 60 secondes, que les trottoirs sont trop étroits pour ces millions de personnes qui les empruntent chaque jour et que l’on ne peut être tranquille qu’en prenant le train pour s’éloigner de cette ville surchargée qu’est Paris ?

 

Toutes ces questions, je me les pose depuis déjà bien longtemps. Mais je me les suis encore plus posées ce week-end, alors que j’étais dans un TER grinçant qui m’emmènerait à une heure de Paris, là où l’on peut randonner d’étang en étang, dans un silence assourdissant.

Puis au cours de ma randonnée, j’ai rencontré Philippe. Alors que j’essayais tant bien que mal de m’enfoncer dans l’étang dont le sol semblait vouloir m’avaler à chaque pas, j’ai aperçu Philippe qui se baignait aussi. Il était confiant, en train de flotter au milieu de l’étang. Lui ne pensait visiblement pas à tous les monstres qui pouvaient peupler cette grosse flaque d’eau marécageuse. J’ai essayé de garder la face, sous les encouragements positifs de mon amie qui elle était restée à l’extérieur et qui me disait des mots de soutien au loin (“ALLEZZZ LAAA FAIS PAS L’ENFANT. En même temps c’est sûr qu’il doit y avoir des poissons immenses là-dedans. Avec des dents et tout”) avec pour réponse de ma part un sang froid des plus maîtrisés “REDIS ÇA ET JE TE JURE JE VIENS TE CHERCHER SUR LE RIVAGE ET JE TE NOIE”).

 

Après m’être immergée dans l’étang en me répétant “ne pense pas au fond gluant, ne pense pas au fond gluant, ne pense pas au fond gluant”, Philippe et moi avons commencé à parler. Un homme d’une gentillesse incroyable, le tonton sympa qui s’intéresse foncièrement à toi aux dîners de famille. Pas le tonton raciste chelou. Pas le tonton bourré (peut-être le même que le tonton raciste chelou). Juste le tonton sympa.

 

Après avoir fait taire ma petite voix dans ma tête qui me disait “peut-être qu’il va te tuer et te noyer dans l’étang”, je me suis dit que :

 

1 – Je nageais carrément plus vite que lui, donc même s’il essayait de me tuer, je partais avec un avantage.

2 -  On était deux contre un.

3 – J’allais quand même dire que je faisais de la boxe anglaise depuis longtemps, juste pour planter le décor. S’il essayait de me tuer, qu’il sache qu’il ne s’attaque pas à une joueuse de badminton ou de ping pong.

4 -  Je ne pouvais pas mourir à Rambouillet. Non pas que ce soit impossible, mais c’était trop injuste pour que ça arrive.

 

Au fur et à mesure de la conversation avec Philippe, j’ai compris qu’il avait du mal à se faire des amis. Il nous parlait de ses pérégrinations sur des sites type OVS pour organiser des activités culturelles dans le but de rencontrer des gens, et le fait que ce n’était pas toujours évident. Il avait la sensation qu’il était plus difficile à son âge qu’au nôtre de se faire des amis, et surtout que les parisiens avaient tendance à ne pas tisser de liens durables en dehors de leur cercle d’amis.

On a papoté avec Philippe, à nager dans l’étang et à se raconter nos vies, à débattre de Paris, de sa complexité, des relations humaines, de sport. Et je n’ai pas pu m’empêcher de repartir avec le coeur lourd. J’ai souvent besoin de temps calme, de moments de solitude où j’ai le temps de me poser avec moi-même. J’aime partir en vacances seule pour prendre le temps de faire ce qui me fait plaisir, au moment où ça me fait plaisir. Mais si j’aime ces moments-là, c’est je pense, parce que j’ai la chance d’être entourée depuis longtemps, et de pouvoir avoir des amis et des gens que j’aime qui se rendent disponibles pour être dans ma vie de manière constante. Mais j’ai tellement vu des gens craquer à cause de la solitude. Des personnes qui donnaient le change, pour finalement pleurer en avouant à demi-mots qu’ils souffraient de ne pas avoir d’amis. Les ayant mis de côté alors qu’ils avaient rencontré quelqu’un duquel ils se séparaient après de longues années, se retrouvant seuls. Ayant déménagé et n’ayant pas gardé contact avec ceux qui constituaient leur “vie d’avant’. Ayant privilégié leur vie professionnelle en oubliant leur entourage, et en s’oubliant eux-mêmes.

 

Alors je ne sais pas comment je réagirais si, à cinquante ans passés, j’étais seule, avec une difficulté à me faire des amis. Mais plus je rencontre de gens, et plus je me dis que ce que je sais, c’est qu’à trente ans, avec plein d’amis de longue date et de nouveaux qui apparaissent chaque jour, faisant de ma vie une vie riche et inspirante, ce que j’ai envie de faire c’est de tendre la main à ceux qui n’ont pas forcément la chance que j’ai.

 

Sans réfléchir à la différence d’âge, sans me dire que c’est étrange que la personne n’ait pas d’amis, sans écouter les “tu ne peux pas sauver tout le monde”, ni cette petite voix qui me dit que ça va être bizarre d’avoir un ami si différent des autres. Juste en écoutant ce que j’ai envie de faire pour partager un peu de l’amour qui m’entoure.

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de la difficulté du non-jugement

 

Il s’est passé un truc étrange récemment. J’ai reçu un message facebook d’une personne que je ne connaissais pas du tout. Il commençait sa phrase par “hello, je sais que ça fait deux ans, mais est-ce que je peux te poser une question”. J’ouvre donc tous les tiroirs de mon esprit, recherche tous les visages de personnes croisées, d’amis, d’amants, de connaissance de connaissance, d’entretiens de boulot, de personnes rencontrées en voyage, de contacts qui viennent via mes parents qui donnent mon contact à n’importe quel publicitaire en devenir à la recherche d’un stage… mais après une recherche intensive dans mon passé, je suis certaine que je ne connais pas cette personne. Il me dit “mais tu n’as pas l’historique de notre conversation ?”, et s’en suit cette capture écran :

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Donc on ne se connaissait ni en 2017, ni en 2019, et cet inconnu m’avait fait ouvrir tous les tiroirs de ma mémoire, me faisant mettre pause dans “Our Planet”, pour rien.

Je lui dis donc poliment que l’on ne se connait pas, que je ne sais toujours pas ce qu’il veut et que je sens le vieux e-plan drague du mec qui a choppé mon profil sur Wanted (communauté d’aide entre particuliers qui peut vous aider à réparer votre micro-ondes / donner des fringues à une association / vous couper les cheveux / retrouver votre pass navigo, dont les membres sont répartis de cette façon :

 

10% de personnes bienveillantes

60% de trolls

20% qui pensent que Wanted community est en fait la homepage de Google

10% de mecs relous qui t’envoient des “salu sa va” en DM après que tu aies posé une question à la communauté).

 

Il me dit qu’il a une proposition et se demandait si j’étais intéressée par un “moneyslave”.

Re-pause sur Our Planet, décidément je ne saurais jamais ce qu’il arrive à ces arabian leopards. (J’ai caché son identité pour des raisons évidentes – et aussi parce que j’aime bien colorier les trucs sur iPhone, j’ai l’impression de jouer aux jeux à gratter) :

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C’est après une recherche Google que j’apprends qu’un moneyslave est une personne qui est excitée sexuellement en envoyant de l’argent à des nanas qui vont le dominer.

 

Ah.

 

Là mon cerveau se répète donc “what the fuuuuck…what the fu…” depuis huit minutes, en se demandant à quoi  peut bien ressembler la vie de ce mec qui insiste tout de même pour me “faire rien qu’un petit virement”, même après que j’aie décliné sa proposition.

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J’en parle évidemment avec des copines sur une conversation de groupe pour faire écho à un débat que l’on avait eu pas plus tard que la veille autour du thème des sugar babies, ces femmes qui s’affichent au bras de puissants hommes qui leur offrent des cadeaux pour pouvoir profiter de leur présence. Et puis j’essaie d’arrêter de grimacer et de me dire que dans l’esprit d’être moins dans le jugement, davantage dans l’acceptation et dans la compréhension, je ne vais pas ranger ce mec dans la catégorie des personnes “dérangées”, simplement parce que ses orientations sexuelles ne sont pas les mêmes que celles dictées par la société. A cet instant, c’est très très compliqué. Déjà parce que j’ai laissé sur play Our Planet dans un mouvement de panique en allant d’article en article traitant du money slaving, que les arabian leopards ne sont plus à l’écran et que je ne sais pas où ils sont passés, étant donné que je n’ai pas été foutue de suivre une seule seconde de cet épisode qui s’annonçait pourtant très prometteur. Et puis surtout parce que ne pas juger quelqu’un quand ce qu’il fait / pense / dit, est en totale contradiction avec notre propre système de valeurs et de pensées. On a beau savoir que le monde est peuplé de personnes différentes de nous, on ne peut s’empêcher de juger leur façon de vivre, surtout si elle est différente de la nôtre. Et une fois le jugement posé, ce qui ne prend en général que quelques secondes, c’est très compliqué de le retirer et de revenir à une base neutre.

Et si l’on ne reçoit pas tous les jours des messages nous proposant du moneyslaving, on est tout de même confronté à ces situations via d’autres schémas par exemple.

 

Pendant un date, il suffit que la personne fasse quelque chose qui ne rentre pas dans nos critères de norme pour que tout se casse la gueule. On peut parfois faire abstraction de quelque chose que l’on estime étrange, mais c’est souvent trop dérangeant pour que ce soit le cas. A part si l’amour s’en mêle, mais c’est encore un autre sujet.

 

Ces jugements de valeur peuvent arriver pour plusieurs raisons. Les raisons peuvent se cumuler pour certaines situations.

 

On trouve ça “mal”

Un adultère, des violences, des dérives sexuelles, un mensonge ; un spectre de valeurs propres à chacun qui diffèrent selon les personnes. Si quelqu’un commet un acte que l’on met dans la catégorie des choses mal, notre perception de la personne évolue, et une seule de ses actions peut prendre le pas sur toutes les autres, entraînant un jugement d’une personne en entier, seulement vis à vis de l’une de ses actions parmis les millions qui la constituent.

On trouve ça nul

Différences d’éducation, attentes nos respectées, mauvaise écoute… L’expectative est souvent grande, et l’on se retrouve déçu vis à vis d’une personne ou d’une situation dans laquelle on avait beaucoup misé. Plus l’on grandit, plus l’on sait ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas. Rencontrer des gens dont les actions se dirigent vers ce que l’on ne veut pas est commun, et l’on juge rapidement une façon de se comporter que l’on trouve nul vis à vis de ses propres critères du “ce qui se fait et ne se fait pas”, ou de la bienséance en général.

Je me suis déjà retrouvée en date avec des gens qui rotaient (oui oui), qui sentaient leur plat bruyamment avant de le manger, qui coupaient la parole de la serveuse / la mienne / de la table d’à côté, allaient “payer l’addition bouge pas” mais ne payaient que leur part sans rien me dire, me laissant avec une serveuse aussi gênée que moi qui me courait après quand je quittais le lieu pensant que tout était réglé.

On ne comprend pas

L’inconnu fait peur. Une situation que l’on ne comprend pas, que l’on ne connaît pas, qui nous est totalement étrangère ; c’est la panique et l’on ressent le besoin de juger cette inconnue. Plutôt que d’accepter le fait que nous ne sommes pas familier avec tout, dans le monde entier, on préfère rejeter ce que l’on ne connaît pas pour pas se sentir perdu dans notre propre système de connaissances.

Cela remet en perspective nos propres valeurs

Et c’est infiniment lié avec le fait de ne pas comprendre. Pourquoi cette personne agit de cette façon qui est différente de la mienne ? Ou peut-être est-ce moi qui agis de manière différente ? Pourquoi tout le monde ne fait pas comme moi ? Est-ce que cela induit que j’ai tort ?

Nous faire sortir de nos valeurs si confortablement installées en nous depuis des années n’est pas toujours agréable. Et l’idée que l’on puisse avoir le choix d’agir, de penser, de réfléchir de manière différente que celle adoptée dans notre vie actuelle peut nous donner le vertige. C’est souvent pour ça que l’on adopte le cynisme, pour s’éloigner d’un système dont on ne veut pas voir même l’amorce.

Et on peut observer cette façon de fonctionner vis à vis de situations qui sont à l’opposé de nos habitudes de vie. On critique, on est acerbe vis à vis de choses qui nous font nous remettre en question.

Je ne ferai pas de conclusion, mais ne me jugez pas. Vous avez compris l’idée.

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ready for take off

Je me demande si je me lasserai un jour des aéroports, surtout en période de grandes vacances.

Les aéroports en période de grandes vacances, c’est le reflet de notre société moderne. On y croise des gens qui partent sous le soleil méditerranéen, se dirigeant vers une maison familiale remplie de rires et de tomates qui sentent bon le soleil. Et pourtant, ces gens-là trouvent le moyen de râler comme s’ils étaient bloqués dans la ligne 13 un mardi de novembre.

 

On y croise des familles qui répètent à qui veut bien l’entendre l’ordre des priorités des cinq prochaines minutes en parlant beaucoup trop fort à leurs chères têtes blondes “non c’est d’abord pipi, ensuite on monte dans l’avion et là tu pourras jouer à la Game Boy.” J’adore ces mamans qui pensent que les consoles modernes sont encore des Game Boy.

On y croise des influenceuses ; lunettes XXL vissées sur le nez, Insta stories toutes les deux minutes, désinfection à coup de lingettes anti-bactérienne de tout ce qu’elles touchent de près ou de loin, snacks emballés soigneusement, tenue confortable à 600€, et beauty routine d’une durée de 10 à 80 minutes lorsqu’elles montent dans l’avion, transformant la place 8B en Spa Nuxe pour se préparer pour un vol… de 3h.

On y croise des couples qui s’aiment et qui s’apprêtent à passer leurs deux premières semaines de vacances ensemble, se demandant s’ils auront assez de choses à se dire pour échanger pendant quinze jours. Et comment ils vont faire pour aller aux toilettes dans une chambre d’hôtel de 23m carrés sans rompre le charme.

Il y a les flippé.e.s du voyage. Ceux qui arrivent 4h avant le vol à l’aéroport, cherchent des yeux les panneaux sur lesquels rien n’est encore indiqué parce que… bah parce que le vol ne décolle que dans 4h… sonnent aux portiques de sécurité, n’ont pas assez de zip lock pour leurs produits liquides, produits liquides qui de toute façon font plus de 100mL, et qui achètent une nouvelle bouteille juste avant de passer lesdits portiques, devant la jeter après seulement trois gorgées, mais se forçant tout de même à la boire au maximum (il ne faut pas gâcher) et se levant donc 3 fois pendant le vol pour aller aux toilettes.

On y croise des couples plus vieux qui déambulent dans les Duty Free en se pschitant des parfums tous plus sucrés les uns que les autres, pas vraiment convaincus par les odeurs capitonnées qui s’élèvent de la porte 2 à la porte 23, mais avec cette pression de devoir acheter quelque chose car “ça revient quand-même moins cher ici tu te rends pas compte”.

Il y a ces groupes de copines qui partent faire un EVJF, un anniversaire, soutenir une amie qui a le coeur en miettes, ou juste se retrouver, réalisant qu’elles ne se voient pas assez à l’année, et qu’elles ont désormais besoin de se retrouver pour de vrai.

Puis il y a les gens seuls, qui réfléchissent. En voyage depuis longtemps parfois, ou depuis peu. A la recherche du moment qui changera leur vie, leur fera comprendre quel est le vrai but du voyage, et plus globalement celui de la vie. Ceux qui observent, les yeux dans le vague, se demandant s’ils se poseront un jour, et dans quel pays.

 

J’aime bien les aéroports ; les gens se cherchent des yeux, paniqués à l’idée de ne pas se retrouver dans cet amas de sièges qui se ressemblent tous. A l’idée de ne pas arriver à l’heure. Pas arriver à l’heure au check-in, au boarding, aux contrôles de sécurité, dans l’appareil, aux correspondances, dans leur location. Et à l’aube des vacances, hors de question de perdre du temps.

Les vacances, on n’en gaspille pas une seule seconde. Les vacances, c’est précieux.

Alors cet endroit qu’est l’aéroport, qui semble pourtant si froid avec sa clim trop forte, ses détails métalliques et ses sandwichs triangle “faits main” à 6€ ; on l’aime quand-même. Il est la première étape d’une vie différente éphémère que l’on appelle vacances. Il est la première marche de l’ascension du bonheur que l’on ne s’octroie que cinq semaines par an, pensant que c’est tout ce que l’on mérite, que c’est tout ce à quoi l’on a droit, à force d’avoir entendu que la vraie vie devait se faire dans la souffrance, pour que l’on puisse s’en échapper quelques semaines dans l’année.

J’aime bien les aéroports, ça me permet d’observer les gens et d’écrire des articles sur eux. Et ça, ça vaut tous les sandwichs triangle du monde.

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de la différence de perception

Au cours des dernières semaines, l’illusion d’optique avec un canard et un lapin est un sujet qui est revenu sur la table à plusieurs reprises. Lors de conversations, de découvertes de mèmes, de discussions sur la vue, sur la magie et autour de thématiques qui n’avaient absolument rien à voir avec cette illusion d’optique. Mais tout revenait à cette image qui ne date pourtant pas d’hier.

Cette image qu’est-ce que c’est ? C’est la différence de perception que l’on peut avoir dans une situation donnée. C’est penser quelque chose de différent en fonction de son histoire, son passé, ce que l’on pense savoir et ce que l’on sait réellement.

 

Et ne pas voir un canard quand une autre personne le voit, ce n’est pas avoir tort, ni avoir raison. C’est avoir un point de vue, une perception qui nous est propre.

 

Mais trop souvent, on a tendance à penser que notre perception est celle du monde entier. Et que si quelqu’un ne partage pas notre point de vue, c’est qu’il est forcément dans le faux. On essaie tant bien que mal d’expliquer, de prouver, d’argumenter, de persuader… pour finalement s’énerver et n’arriver à rien de satisfaisant, ni pour l’un, ni pour l’autre. Mais pourquoi est-ce que l’on a tant de mal à échanger autour d’un sujet sans vouloir que les personnes se rallient à notre point de vue ? Pourquoi est-ce que l’on a tant envie que tout le monde partage les mêmes avis que nous ?

 

Parce que ça rassure

C’est bien d’être différent. Très bien même. Mais même lorsque c’est le cas, on a besoin d’être entouré d’autres personnes différentes qui nous disent que l’on est juste différent, pas totalement seul. Se sentir rassuré, réconforté, savoir que l’on a des personnes qui nous soutiennent et que l’on est pas soi-même face au reste du monde ; ça fait quand-même du bien. Même si l’on crie sur tous les toits que l’on n’a besoin de personne et que l’on se fout éperdument de l’avis des autres et de leur façon de (ne pas) penser (comme nous).

Parce que convaincre, ça rend fort

À travers des discours de grands orateurs, d’hommes politiques, de gens passionnés qui font des Tedx ou des show men qui profitent de la solitude des américains en quête de sens pour leur extorquer de l’argent via un programme de confiance en soi ; convaincre c’est fédérer. Les paroles soulèvent les foules, donnent de l’espoir, font vibrer les peuples. Alors quand il s’agit d’exprimer son point de vue, on se lance trop souvent dans des monologues enflammés, qui sont la plupart du temps beaucoup mieux ficelés dans notre tête qu’en vrai. A coups d’anaphores, d’assonances, d’allitérations, et autres figures de style qui peuplent le Gradus, on se prend pour le leader de demain le temps de quelques minutes, même s’il s’agit seulement de convaincre notre channel Slack d’aller déjeuner chez le Kurde alors que tout le monde a envie de sushis.

Parce que Maslow

En ce moment, je n’arrête pas de penser à Maslow. Vous savez Maslow, l’homme qui a inventé la pyramide de Maslow. Ce monsieur-. Et bah je n’arrête pas de penser à lui pour beaucoup de raisons, notamment liées au fait que j’essaie de comprendre les priorités de l’humain, et par conséquent mes priorités à moi, et comment j’essaie de les faire évoluer. Mais on verra ça dans un autre article. Si je parle de Mr Maslow ici, c’est que je fais référence au besoin d’appartenance. Que l’on soit un loup solitaire ou une personne qui a besoin d’être en groupe, on a tous un besoin d’appartenance plus ou moins fort. L’homme est fait pour vivre en société, peu importe l’échelle. Et puis comme dit un grand sage (ou Nekfeu, je ne sais plus où j’ai lu ça), “tout seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin.”

 

Parce que l’on pense que se ressembler nous permet de nous comprendre

Suffit de voir dans chaque pays cette façon qu’ont les communautés de se mettre au coeur d’un même quartier. Quand on se ressemble on se sent compris, en sécurité. Alors qu’en fait, ce sont les différences qui nous permettent de nous enrichir, de voir plus loin, d’ouvrir nos oeillères et d’apprendre à embrasser nos différences, les autres cultures, les autres façons de penser.

Si l’on voit un canard, et que l’on ne reste qu’avec des personnes qui voient également un canard ; qu’est-ce qu’il se passe ensuite ? La discussion est finie, l’échange est mort dans l’oeuf, et tout devient plat avant même d’avoir décollé.

Bah ouais mais on fait quoi alors ?

On échange en s’écoutant les uns les autres, on n’essaie pas d’imposer son point de vue et on cesse de penser que l’on a raison. Ou que l’on a tort. La seule chose que l’on ait, c’est son avis. Faisons-en bon usage.

On s’intéresse à l’autre et aux raisons qui font qu’il ne voit peut-être pas la même chose que nous.

On arrête de ne rester qu’avec des personnes qui pensent comme nous. Et on ne s’enferme pas dans des cercles qui nous confortent mais ne nous apportent rien.

Mais on s’entoure de personnes qui nous écoutent même si l’on ne pense pas comme elles, et on prend exemple. Parce que c’est en rencontrant des personnes différentes que l’on devient meilleur. C’est Nekfeu qui l’a dit. Ou Gandhi. Faut vraiment que je fasse un update de mes inspirations.

À la question “et toi tu vois un lapin ou un canard dans l’image ?”, on répond “moi je vois une baleine”, et on attend de voir ce qu’il se passe.

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vivre seul.e

 

J’ai vécu toute seule assez tôt étant donné que j’ai passé mon adolescence en Province, et que retourner vivre à Paris impliquait alors de prendre un appartement. Les débuts ont été aussi drôles que chaotiques (je me suis nourrie de Kinder Country matin midi et soir les trois premiers mois) et j’avais un sentiment de liberté incroyable dans ce 23m carré mal isolé qui me permettait de communiquer avec mes voisins du dessus à travers le plafond. Ce qui s’avérait plutôt pratique quand il s’agissait de leur dire que leur enfant qui faisait du roller à 3h du matin un mardi, c’était plutôt pénible, surtout la veille de mes partiels. Puis j’ai rencontré l’amour, et les trois années qui ont suivi, je partageais mon appartement et n’habitais seule plus que sur le bail. S’en sont suivies des années à deux pour que finalement, je redécouvre les joies de vivre avec soi-même.

 

Et si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce que cela fait plus de 4 ans que j’habite dans le même appartement que j’aime, et dans lequel je me sens vraiment chez moi. Et même si je pense de plus en plus à intégrer une éco-colocation pour avoir davantage de nature et pouvoir faire des omelettes aux gens le matin (j’adore faire le petit déjeuner pour les autres, ça met les gens de tellement bonne humeur ça me rend toute chose), il y a quand-même beaucoup de côtés merveilleux à vivre seul.e.

 

# Passer la journée à ne rien faire. Genre rien du tout.

Paris c’est beau, c’est grand, c’est culturel et il y a toujours quelque chose à faire. Et c’est quelque chose d’assez merveilleux. Mais les dimanches de novembre, j’ai beau me lever pleine d’entrain, plus motivée que jamais à aller me balader pour profiter d’un peu de solitude et de la ville dans laquelle je vis, les averses couplées au ciel gris qui semble se tenir à quelques centimètres de nos têtes me volent toute ma motivation et me font rester en pyjama, et dans mon lit. S’en suit alors un ballet merveilleux composé de lecture, allumage de bougie, Netflix, pâtes au cheddar et grignotage intempestif.

Et il n’y a personne, PERSONNE pour me juger.

 

# Être un.e obsédé.e de l’ordre

J’aime bien quand c’est rangé. Genre vraiment rangé. Il faut que tout soit aligné, nickel chrome, que tout sente bon et que mon appartement ressemble à un appartement témoin. Cela n’enlève rien au fait qu’il soit super cosy, mais cosy made.com. Pas cosy vide-grenier de Saint-Marcel-lès-Valence. Je sais que cette obsession ne peut pas être comprise de tous, et que certaines personnes ne voient pas l’utilité de cette envie perpétuelle d’ordre. En attendant, si je me fais cambrioler, je suis sûre que la première chose que le cambrioleur se dira, c’est qu’il s’apprête à voler quelqu’un d’organisé. Et qu’il aura des remords, repartant sans rien prendre, et alignant mon paillasson avec le pas de ma porte.

 

# Etre ridicule, à l’abri des regards

J’ai failli glisser en sortant de la douche et mourir plus de fois qu’on ne peut l’imaginer. Parfois il y a des gens, alors je crie “OMAGAD J’AI FAILLI MOURIR”, et les gens se moquent, évidemment. Et parfois il n’y a personne. Alors je vois ma vie défiler sous mes yeux, je sors de la salle de bain, heureuse que personne n’ait pu témoigner de cette presque chute ridicule et du son suraigu qui est sorti de ma bouche, avant de retourner dans la salle de bain et de glisser de nouveau sur la flaque d’eau que j’ai laissée.

Pouvoir faire tomber mon téléphone sur ma tête en écrivant un message allongée sur le dos, sans que personne ne se moque pendant beaucoup trop longtemps.

Se faire des masques d’argile et ne pas pouvoir téléphoner parce que le masque a séché et que l’on a oublié de le rincer, nous empêchant tout mouvement de faciès.

 

# Choisir sa déco

Que l’on soit plutôt branché minimalisme scandinave, bordel réconfortant ou coussins roses en forme de coeur et waterbed ; c’est toi qui prends les décisions sans rien demander à personne.

 

# Ecouter des trucs pourris

Parce qu’écouter Ed Sheeran x Justin Bieber dans le métro est une option bien trop risquée, on préfèrera l’écouter à l’abris des oreilles indiscrètes, en lavant son appartement avec frénésie. Après si t’as des vues sur ton voisin, il faut assumer quand vous vous croisez dans la cage d’escalier.

 

# Manger de façon glamour-ish

Que celui qui n’a jamais mangé une pizza en la roulant sur elle-même sans même la couper en parts me jette la première cheesy crust.

 

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À mon moi de 20 ans

À l’aube de mes 30 ans, je peux dire que j’ai appris beaucoup de choses durant cette décennie écoulée. Des choses que l’on m’a apprises, d’autres que j’ai apprises toute seule, sur le tas, parfois trop tard, parfois au bon moment, et parfois même un peu trop tôt.

Mais je les ai apprises. Mais si j’avais pu me donner quelques conseils à mon moi de 20 ans pour me préparer à cette jolie décennie pleine d’émotions que je viens de vivre, j’aurais aimé que cela soit ceux-ci :

 

Fuir des gens toxiques ne fait pas de toi quelqu’un de mauvais. Si tu te sens mal quand tu es avec des personnes et que tu dois marcher sur des oeufs en permanence par peur de froisser l’autre, simplement en étant toi-même, c’est que cette relation n’est pas saine. Explique le problème, et pars. Et cesse de t’auto-flageller pour l’avoir fait.

 

Aime-toi comme tu es. Accepte tes épaules, tes abdos, tes bras trop musclés et tes grains de beauté. Et n’écoute pas ceux qui disent que tu n’es pas féminine. Les gens qui critiquent sont trop souvent des personnes qui ne s’aiment pas. Ne leur en veux pas, et laisse leurs remarques glisser.

 

Mets de l’argent de côté. Ce n’est pas être chiant que d’être un tantinet adulte.

 

Cesse de dire que trouver l’amour est facile en prenant les autres de haut. Ce que tu as aujourd’hui, tu ne l’auras pas forcément demain. Alors fais preuve d’empathie, tu seras bien contente que les autres viennent t’aider quand tu seras à terre.

 

Parce que tu te retrouveras à terre. Ce sera brutal, inattendu, traumatisant, et en plus de faire le deuil d’un amour que tu pensais invincible, tu devras faire le deuil de la personne que tu ne seras plus jamais. Mais tu verras, celle que tu deviendras sera plutôt pas mal. Et bien plus forte.

 

Certaines personnes verront et comprendront des choses avant toi. Avant même que tu ne les envisages. Elles essaieront de te guider pour que tu prennes une direction plus tolérante, plus bienveillante, moins critique. Ecoute ces personnes, aime-les, fais-leur confiance et sois présente pour elles.

 

Embrasse ton étrangeté. Continue de faire parler les cailloux, de t’asseoir par terre partout, d’avoir des conversations avec les animaux et de créer des histoires avec tes pancakes. C’est bien d’être différent.

 

Si tu n’aimes pas quelqu’un ou quelque chose ; dis-le. N’attends pas que la personne comprenne d’elle-même. Ca peut paraître abrupte, mais sur le long terme, tout le monde y gagnera.

 

Cesse de crier à qui veut bien l’entendre que les personnes qui pleurent sont des personnes faibles. Toi aussi tu pleureras.

 

Non, Blackberry ne reviendra pas sur le devant de la scène de téléphonie mobile. Achète-toi un Smartphone bordel de Dieu, un vrai. Un qui a toutes ses touches. Être joignable ne fait pas de toi une personne consumériste.

 

Ne punis pas les personnes qui ne font pas ce que tu aurais voulu qu’elles fassent. Chacun est comme il est, accepte les gens tels qu’ils sont, n’attends pas d’eux qu’ils soient comme tu le voudrais.

 

Reste naïve. Reste souriante. Reste “bisounours” comme disent les autres. Être cynique n’a jamais rendu les gens cool. Bien au contraire.

 

Si tu oublies ton protège-dents, ne va pas à l’entraînement.

 

Appelle tes parents plus souvent. Ils te feront lever les yeux au ciel même à 30 ans, et ils sont loin d’être parfaits, mais tu les aimes. Alors dis-leur.

 

N’oublie jamais que l’on peut tromper une fois mille personnes. Non… On peut tromper mille fois mille personnes. Non non attends… on peut tromper mille fois une personne.

 

Continue de faire des blagues. Et de rire trop fort.

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thermostat 12

Oui oui oui, la semaine dernière il a fait chaud. Très chaud. Et perso je suis inquiète. Je suis inquiète pour l’environnement, je suis inquiète pour les animaux, pour les personnes qui sont plus sensibles à la chaleur que moi, je suis inquiète d’être la seule à toujours pouvoir bouffer comme 12 alors qu’il fait 42°c, je suis inquiète pour ma facture d’électricité parce que du coup je mets la clim, et donc je suis de nouveau inquiète pour l’environnement.

La boucle est bouclée.

Mais, alors que l’on a déjà eu deux épisodes de canicule cette année (j’en ai eu pour ma part 2728929 entre l’Afrique du Sud, le Swaziland, et la Grèce) (et ouais j’en branle pas une, kestuvafèr?), j’ai commencé à faire des liens entre les extrêmes chaleurs et… le bonheur.

Le bonheur pur et simple.

Est-ce que… est-ce que la canicule nous rendrait plus heureux ?

“Non mais elle déraille complètement la petite là…”

La chaleur, ça te fait tout vivre au ralenti. Alors tu prends le temps de jouer aux cartes dans le jardin sous l’arbre, tu regardes les insectes te grimper dessus au lieu de regarder ton partenaire de kems (“Putain mais j’ai fait le signe 12 fois meuf”), tu fais l’amour — tu ne baises pas hein, tu fais l’amour — parce que baiser quand il fait 44 degrés ça demande trop d’effort — les soirées s’éternisent, tu vas dans des friches, plus dans des bars, tu te lèves super tôt et tu as la sensation merveilleuse que le monde t’appartient et que personne ne pourra t’enlever cette liberté à laquelle tu goûtes tout juste.

Alors d’accord on râle et on colle, mais on râle et on colle dans l’amour et le bonheur.

Mais…pourquoi ?

Ça sent l’été, et donc les vacances

Bon ok, ça sent aussi l’aisselle luisante le goudron qui colle aux tatanes. Mais on sait que malgré tout ça, les vacances arrivent. Que l’on en ait pas pris depuis deux semaines ou un an, les trains se blindent, les compagnies aériennes commencent leurs grèves ; pas de doute, les grandes vacances sont bien là. On demande depuis quelques semaines / mois déjà “et toi tu pars où cet été ?”. Il y a ceux qui ont leur maison de vacances “Quiberon faire du surf / Hossegor faire du paddle / Draguignan faire la planche dans la piscine”.

Ceux qui veulent du frais “Montagne / Grotte / Roubaix”.

Ceux qui partent à l’étranger raisonnable (bonsoir) “Portugal / Italie / Malte”.

Et ceux qui énervent juste et auxquels on ne reposera plus jamais la question “Nouvelle-Zélande / Tahiti / Iles de Paques”.

Gnagnagna. Fait un temps de merde en Nouvelle-Zélande à cette période de l’année d’abord.

Ça sent les sorties inopinées

Bah oui, étant donné que c’est bientôt les vacances et que l’été nous permet de profiter d’environ 22h je jour — j’exagère à peine — on sort du lundi au dimanche, pour une balade, une expo, un apéro qui se transforme en 12, et on rentre chez soi beaucoup trop tard, beaucoup trop soûl, mais heureux.

 

La chaleur, ça rend tout romanesque.

Vous avez déjà vu une maison en pierre au mois de décembre ? On a l’impression que tout craque, ça caille, et franchement on pense à tous les films d’horreur dans lesquels les “héros” ne tiennent pas 20 minutes. Et il y a clairement beaucoup plus de sang qui coule dans les maisons de ta Grand-Tante au bord d’un chemin sans voisin que dans un appart décoré sur Made.com.

Mais une maison en pierre au mois de juillet, c’est comment ? Bah ça devient une maison dans laquelle on sent que l’on pourrait être écrivain, vivre de tomates du potager et de vin bio, à écrire des bouquins sur les amours impossibles et à regarder des films sur un drap blanc mal attaché avec des pinces à linge en bois.

On se sent dans un siècle différent, l’atmosphère est solaire, ça sent les pins et les possibilités du monde entier qui s’offrent à nous. Et pour les malheureux qui restent à Paris ? Les rues en travaux dégueulent du goudron et un niveau sonore proche de celui de Beyrouth, les friches nous font penser à nos vacances dans le sud, les tables bancales des terrasses ont un air de feria, et même les parisiens ont l’air détendu. On raconte même qu’on en a vu quelques uns sourire.

 

La chaleur, ça nous rend mou…

Et râler demande beaucoup d’énergie. Alors après quelques minutes ou heures pour les plus courageux de “j’ai chaaauuuud” “j’en peux plus de la chaleeeeur”, les plus malins comprennent que râler nous fait encore plus transpirer et que c’est dans l’intérêt commun de ne rien dire, de s’asseoir sur le ventilo, et d’enchaîner les Mister Freeze.

 

…et ça nous permet par conséquent de nous reconnecter

Et peut-être que l’on a du mal à encore comprendre ça à Paris, mais faire beaucoup de choses ne nous rend pas forcément plus heureux.

Bah ouais.

On n’a pas arrêté de nous dire et de se dire que plus on irait voir d’expos au Palais de Tokyo, plus on ferait la queue pour rentrer dans un bar blindé aux prix exorbitants, plus on serait heureux. Alors qu’en réalité, se connecter à ce et ceux qui nous entourent, regarder la nature, s’allonger sur son lit en bonne compagnie (ou seul), sentir le vent dans ses cheveux, caresser un animal, sont autant de choses qui nous permettent de nous reconnecter au monde, et surtout à nous même. Et quand on a la flemme de tout, on prend le temps de ne rien faire. Et l’on comprend très souvent que c’est ce qui nous rend souvent bien plus heureux qu’un agenda trop rempli avec des events que l’on ne savoure même plus.

la chaleur, ça rend tout « well hello there… »

Et vas-y que je te montre une épaule par là, et un nouveau tatouage par ci, et une trace de maillot de bain, et une effluve de Monoï. La chaleur, ça donne envie de se mélanger. On dira ce que l’on veut, Netflix qui plante en décembre, c’est la catastrophe. Netflix qui plante en juillet, y’a pas mort d’hommes.

Puis c’est vachement plus facile de faire des oeillades quand on n’a pas les cils qui sont congelés ou noyés sous la pluie.

Alors évidemment, après ces épisodes de canicule en France, on reste tous inquiets pour le futur. Mais le temps de trouver une solution globale et des solutions individuelles (genre trier, jeter ses mégots de cigarette dans les poubelles, arrêter de prendre des pailles, diminuer les emballages en ayant des sacs réutilisables, VOTER, réduire ses déplacements en voiture et environ 272829 autres solutions faciles à adopter…), essayons de prendre le temps de transpirer en étant heureux, ce sera déjà pas mal.

 

Love

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les 7 différences

— Alors avec le mec ?

— On est trop différents

— Ah ouais je vois… Mais… c’est bien d’être différent, non ?

Alors.

Alors.

Alooooooors.

 

J’ai fait beaucoup de dates. Non attends qu’est-ce que je raconte… J’ai fait BEAUCOUP de dates. Pas que des dates Tinder, parce que les dates Tinder j’en ai fait quelques uns, puis je me suis rendue compte que c’était juste impossible. Que quelqu’un allait mourir beaucoup trop rapidement et que la loi Française n’avait pas encore de spécificités concernant les meurtres Tinder.

 

— Accusée, vous avez quelque chose à dire pour votre défense dans le meurtre de Roger Tinder ?

— Oui. Il a commandé trois cocktails et deux plats pendant que je buvais mon Perrier,  et il m’a parlé de son ex pendant 1h avant de me dire qu’il avait oublié son porte-monnaie et j’ai dû payer la totalité de la note. Ainsi que son Uber.

— Ah. Bon bah innocente alors.

 

J’ai donc fait des dates. Des dates impromptus, des dates organisés, des dates qui ont duré 2 minutes (“Je… J’ai mon chat qui m’appelle… Enfin je veux dire on m’appelle pour mon chat.. Oh merde”), des dates qui ont duré des jours, des nuits, des dates qui en fait n’étaient pas des dates (“T’entends quoi par t’as une nana depuis 8 ans ?”).

 

J’ai même fait des rencontres.

 

J’ai fait des dates en Anglais, des dates en Maltais, Ukrainien, des dates en Espagnol, et des dates en “What the fuck did he just say?”.

Puis j’ai surtout énormément parlé avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui m’ont eux-même raconté leurs dates. Du coup, j’ai appris pas mal de choses.

Notamment une, qui est, selon moi, la plus importante :

 

Peu importe l’endroit, peu importe la personne, le moment, et le mood, il faut garder un truc en tête : les différences, c’est bien.

 

Puis j’ai essayé d’être avec des gens très différents de moi. Du coup j’ai complété ce que j’avais appris : les différences, c’est bien. Mais ça dépend lesquelles.

Ah ouais ? Et what do you mean comme dirait Justin ?

 

#Ne pas aimer le même parfum de glace ne fait pas partie de la même catégorie de différence qu’être pour ou contre l’avortement par exemple.

Ce que je veux dire avec ce titre de catégorie beaucoup trop long, c’est qu’il y a des choses qui nous définissent en tant qu’être humain. Nos croyances, nos convictions, nos envies pour le monde dans lequel on évolue nous définissent en tant qu’être humain. Parfois, des personnes peuvent ne pas être d’accord avec notre vision. Et parfois encore, elles peuvent aller à l’encontre de ces dernières.

Certains choix en impliquent d’autres, et c’est souvent là que ça pose problème. Parce que l’on peut ne pas voter pour le même parti politique par exemple, cela induit très souvent qu’une différence d’opinion ne va que très seulement être écrite au singulier.

Sans faire de généralité, il est très peu probable qu’une personne qui pense que les personnes lesbiennes et gays sont des erreurs de Dieu comprenne l’évolution féministe du monde dans lequel on vit.

Je peux me tromper hein, je ne suis pas sociologue, mais j’ai quand-même des doutes. Et si être avec quelqu’un qui ne comprend pas que la glace au yaourt est l’une des choses les plus belles au monde n’est en soi pas très grave, se dire que l’on va passer sa vie avec quelqu’un qui jette ses papiers par terre sans comprendre le problème alors que l’on est dans une réflexion sans déchet, est un peu plus…compliqué à gérer.

#On peut “agree to disagree” et bien le vivre, tant que l’on s’écoute l’un l’autre

On peut ne pas être d’accord sur les façons de vivre, tant que c’est dans le respect et l’écoute de l’autre. Et encore une fois, c’est ici une question de curseur. Tant que l’on fait sincèrement l’effort d’écouter les arguments de l’autre, pas dans le but de le contrer mais de les comprendre, les recevoir, les accepter, on peut finalement apprendre des choses, en comprendre d’autres, et vivre avec, sans forcément les intégrer à notre vie. Je ne connais pas que des végétariens en couple avec des végétariens, et ça se passe très bien. Mais je ne connais pas non plus de vegan en couple avec un chasseur ; vous voyez la différence ?

En même temps je suis déjà sortie avec un boucher. Spoiler alert, ça ne s’est pas bien fini.

#On peut agir de la même manière mais pour des raisons totalement différentes

Et puisque l’on parle de végétarisme qui est QUI NE LE SAIT PAS, l’un de mes sujets de prédilection, il s’avère que je connais également des gens qui se fréquentent et qui sont végétariens, mais absolument pas pour les mêmes raisons.

Ils ont donc une façon de se nourrir commune, mais ne mènent pas le même combat. Alors d’accord, c’est lié et ils ont des valeurs qui se rejoignent sur plein de points, mais il s’agit ici encore d’être différents tout en se nourrissant des ambitions et combats de l’autre pour agrémenter le sien. Et ça peut très bien se passer, tant qu’encore une fois, on écoute l’autre sans penser que de facto, notre combat est plus valorisant que celui de l’autre. Ni mieux. Ni plus légitime. Et ça peut très bien se passer.

En même temps je suis déjà sortie avec un végétarien. Mais il comptait les calories. Spoiler alert, notre histoire n’a pas survécue à mon premier goûter pain complet peanut butter et confiture.

#On peut évoluer et faire évoluer dans la douceur et la réussite, si ce n’est pas notre objectif principal

“On ne change pas les gens”. Mais en même temps, pourquoi est-ce que l’on voudrait changer totalement une personne avec laquelle on a envie de passer du temps ? On peut échanger, écouter, évoluer, faire se rencontrer… et donc faire évoluer les mentalités. Que ce soit la nôtre, ou la sienne. Et si tout ça est pensé dans un but altruiste et de partage, ça ne peut qu’aller bien.

Mais, si dès le début, des choses chez la personne vous hérissent le poil, des choses vous font honte ou face auxquelles vous ne vous sentez vraiment pas à l’aise, même après discussion, je pense que vous savez quoi faire.

#On peut être avec quelqu’un qui nous ressemble totalement, et avoir une relation chaotique.

Parce que tu as beau te trouver cool, pas sûre que tu sortirais avec toi pour autant. Moi je dis toujours que je serai super amie avec moi, mais que je ne sortirai pas avec moi, parce que je n’aurais pas confiance. Alors imaginez deux secondes sortir avec quelqu’un qui vous ressemble au niveau de la personnalité ? Les mêmes goûts, les mêmes envies, les mêmes qualités certes… mais les mêmes travers aussi.

En conclusion

Pas de conclusion. Ca va… c’est l’été.

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