Mon histoire

Send nudes

Il y a des questions que je me pose depuis toujours du type “Les barres auxquelles on se tient dans le métro sont-elles parfois nettoyées ?” ou “Est-ce que les psys vont eux-mêmes voir des psys” en passant par “Est-ce qu’Henri IV avait vraiment un cheval blanc ?”.

Et puis il y a les question d’époque.

Les questions qui apparaissent suite à un nouveau mode de fonctionnement, une évolution technologique, une tendance comportementale…

Et il y a quelques semaines, la question était posée : mais pourquoi les mecs envoient-ils des dick pics ?

 

Pour ceux du fond en couple depuis 12 ans et qui habitent à Brest sans une box Internet, une dick pic c’est comme son nom charmant l’indique, une photo de l’appareil génital masculin.

 

Ouais bon une photo de b**e quoi.

 

Comme ça, sans filtre. Enfin après parfois il y a des filtres hein, il y a des artistes dans les dick pics senders, l’un n’empêche pas l’autre.

 

J’ai interrogé un panel absolument non représentatif de la population pour discuter de ça, il y avait des nanas, des mecs, des en couple, des pas en couple, des en couple mais bon c’est pas le bon, des en couple avec une personne différente chaque semaine, et tout le monde a partagé ses expériences liées de près ou de loins à ce phénomène de dick pics, et ça a été très enrichissant.

Enfin je vais pas non plus écrire une thèse dessus, mais quand-même, ça m’a permis de comprendre quelques trucs, de jongler entre conversations IRL, Facebook et autres slacks, et qu’on se le dise, à sacrément me marrer.

 

Parce que les nudes, je comprends. On est dans une société où tout doit aller vite, où tout doit donner envie, et où tout est totalement remplaçable ; en allant de son vélo jusqu’à son iPhone en passant par… son mec ou sa nana. Avant quand on rencontrait quelqu’un qui nous plaisait mais qu’il devait partir à l’étranger pour quelques mois, on l’attendait, même si c’était dur. Désormais, on lui trouve un remplaçant alors que l’embarquement de son vol n’a même pas encore commencé.

 

Bienvenue dans l’ère de la fast consommation.

 

UberEats est trop lent ? Pas grave, Foodora et Deliveroo sont là.

La nana qui nous sert notre Phô au coin de la rue n’est pas très agréable ? That’s ok, on en a 3 autres dans un périmètre de 300m.

Uber a un taux de majoration trop haut ? On ouvre Taxify.

 

Alors si notre mec s’endort sur ses lauriers et préfère s’enquiller des ramens en binge watchant Netflix plutôt que d’aller faire du TRX quatre heures par semaine, le menant à un ventre grassouillet, qu’est-ce qui nous empêche d’en trouver un autre ?

L’amour ?

Mais si amour il n’y a pas ?

Alors pour rester désirable, que l’on soit là ou pas, on use de la technologie pour donner envie. Une photo avec un bout de pectoral par là, une autre avec une amorce de boob par ici, de la duck face en veux-tu en voilà, des abdos lustrés juste là oui merci ; tout le monde connait ces photos qui teasent.

 

Mais qu’en est-il des dick pics, des vraies, celles que l’on reçoit sans ne rien avoir demandé, et qui ne donneraient pas envie à qui que ce soit même après un jeûn sexuel de 8 ans ?

Parce qu’en plus d’être totalement intrusifs, et vraiment déplacés, les envois de ce genre de photo ne donnent vraiment, mais alors vraaaaaaiment pas envie. Surtout pas à quelqu’un que l’on ne connaît pas, ou que depuis 10min d’échanges sur Tinder.

Mais que se passe-t-il dans le crâne des dick pics senders alors ? Une envie irrepressible de s’exhiber comme les enfants de 4 ans à la découverte de leur liberté ? Une profonde certitude que leur zizi en plan serré excitera le destinataire un mardi à 15h23 ?

Ca me paraissait bizarre. Et je pense au fond, que ce que les gens recherchent en envoyant ça, c’est la même chose que l’on recherche tous quand on demande à sa pote en essayant un jeans si “Il me fait un cul stylé ?”.

 

L’approbation.

 

Parce qu’à force de répéter aux mecs à travers le porno, la télé-réalité, les magazines, les articles que leur zgeg est trop petit, trop arqué, trop rapide, pas assez large, trop poilu, trop blanc, trop “mouais pas ouf”, trop “Non mais t’inquiète ça arrive à tout l’monde”, bah au lieu de se dire qu’ils s’en foutent du regard des autres, ils cherchent l’approbation d’inconnu.e.s.

Bon les gars qu’on se le dise, nous quand on nous dit que nos seins ne sont pas assez gros, que nos hanches le sont trop, ou que nos 83828292 autres morceaux de corps ne sont pas comme la société voudrait qu’ils soient, bah on se dit qu’on emmerde le monde (parfois) ou on va courir pour ne pas tuer les gens à l’origine de ces remarques (souvent) ou encore on boit du Chablis en disant que “C’est morphologique putain, les thigh gaps c’est pas pour tout le monde merde” (très souvent).

 

Alors pour éviter que vos zgegs trop ce que vous voulez (mais t’inquiète ça arrive à tout le monde) ne se retrouve dans nos photos iPhone, coincé entre un selfie de soirée fille et une référence de sneakers repérées dans une vitrine un dimanche, soyez cool, gardez votre truc dans votre Slip Français, et envoyez des poèmes. Ca demande un peu plus de réflexion certes, mais ça nous excitera bien plus.

 

Bien à vous, et du bon éclairage.

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How old is your mistake?

 

On fait des conneries. En fait, on fait des conneries en permanence. Chaque jour, on se plante, on va trop vite, on ne vérifie pas, on compte sur quelque chose qui finalement n’arrive pas, on prend du retard, on délègue, on ne délègue pas, on procrastine, on s’en fout. Ce qui nous amène notre petit lot quotidien d’erreurs, ou pour certains notre camion citerne de grosses conneries.

Mais si certaines erreurs se font à tous les âges (coucou le lavage des pulls en laine à 100€ en machine) (je donne un pull taille XXS de toute beauté pour les intéressées), d’autres n’ont plus lieu d’être après un certain nombre d’années.

 

Frapper dans un mur quand on est trop alcoolisé < 20 ans

Après 18 ans on a les phalanges bien trop fragiles pour ça, puis bon, on a déjà vu l’action, on a déjà fait l’action, du coup même si on est étonné de la douleur on se sent un peu con parce que bon, on le savait au fond.

 

Se disputer en public < 20 ans

C’est gênant pour les deux personnes qui se hurlent dessus alors en plein milieu de la rue et qui font des grands gestes, et puis c’est gênant pour le reste du monde qui doit faire en sorte de ne pas se manger l’une des quatre mains qui fait de grands gestes pour appuyer leurs propos.

 

Fumer dans les endroits où l’on n’a pas le droit de fumer < 20 ans

Quelqu’un de 17 ans qui fume dans le métro à 1h du matin tu as envie de le cogner MAIS tu te dis que “ça vaaaaa il est jeune il fait le rebel”.

Quelqu’un de 34 ans qui fume dans le métro à 1h du matin tu as envie de le cogner et tu te dis “Bah attends je vais le faire en fait”.

 

Quitter quelqu’un par sms / DM / téléphone / Skype / What’s app / post it < 23 ans

La politesse, bordel.

 

Etre en PLS pendant les 24h qui suivent une soirée < 30 ans

Laissez-nous donc un peu de marge, life is short.

Bien à vous et du “Mec, je crois que j’ai perdu mon portable” (< 78 ans. Parce que bon, hein, faut bien faire vivre l’industrie du mobile)

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Oldies but goodies

J’aurais voulu faire cette article l’année de mes 30 ans, mais c’est dans bien trop longtemps (non) et j’ai déjà assez de matos. Parce que, quand on entend certaines phrases dans la bouche de nos parents / amis de parents / parents d’amis, on lève le sourcil en se disant que ces vieux machins n’y comprennent rien. Puis la dernière fois, j’ai refusé de sortir un vendredi soir parce que “Non mais ce soir je me couche tôt, je vais à l’entraînement demain”.

 

Et là je me suis dit qu’un truc avait changé.

 

Du coup j’ai écouté ce qu’il se disait dans mon entourage, dans la rue, dans le métro, dans les bars, et je me suis rendue compte que les phrases dites “de vieux” sont dans la bouche… des gens qui ont mon âge.

 

21h ? Ah mais non c’est trop tard pour dîner après je me couche j’ai le ventre lourd

 

Ouais je m’en rappelle, mais attends je te dis ça c’était y’a 15 ans

 

J’ai un rendez-vous client demain matin donc un seul verre

 

Tu peux enlever le truc vert des gousses d’ail ? Je ne les digère pas bien

 

Ah bah non, à cette heure-là je fais le marché

 

Oui on va se faire un petit week-end en France tous les deux

 

T’es dispo ? C’est pour un dîner à 6. Oui, 3 couples

 

– Bah télécharge-le

– Je ne sais pas comment on fait

 

Je ne peux pas trop boire à cause de mes brûlures d’estomac

 

J’parlais avec mon primeur la dernière fois…

 

C’était avant mon PACS

 

C’était avant qu’on achète l’appartement

 

On part avec 4 couples d’amis

 

Tu peux surveiller la petite deux secondes ?

 

J’ai été faire une dégustation de whiskies

– Toi aussi t’as des cheveux blancs ?

– Non

– Et en vrai ?

– Ouais

Bien à vous, et de la tisane digestion facile

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Does he take good care of you?

La première fois que j’ai entendu cette phrase, ca devait être dans une série de qualité (genre Dawson) (ou Charmed) (God we’re old)

Je me souviens que ça m’avait choquée. Does he take good care of you. Est-ce qu’il prend bien soin de toi. Et on parlait d’un petit ami. Merde. Attends, est-ce que j’avais séché la trilogie du samedi passé et celle des 24 années précédentes ? Ou Paige était-elle devenue assistée de la vie en l’espace d’un épisode ?

 

Ouais je connais les prénoms, qu’est-ce que tu vas faire ?

 

« Prendre bien soin de quelqu’un ». Evidemment que l’on prend soin des gens que l’on aime. On essaie de ne pas les froisser, on prend leur parti quand un élément extérieur vient les énerver un peu, on les réconforte quand ils se sentent comme un mardi pluvieux…

Mais cette notion de protection, d’assistanat qui nous paraît élémentaire dans une relation, merde, et l’indépendance là-dedans ?

Est-ce que les gens se mettent en couple pour avoir quelqu’un qui prenne soin d’eux ?

J’avais mis de côté cette petite phrase qui me faisait hausser le sourcil en me disant que ce qu’il se passait dans les séries US restait dans les séries US. Et puis la dernière fois chez l’ostéo, alors qu’elle m’expliquait que tout mon côté droit était plus coincé que le cœur de cible de Cyrillus, et que je lui répondais que c’était le côté sur lequel je portais mes sacs de voyage / mes affaires de boxe / ma raquette de tennis, elle m’a dit :

 

— Bah, il n’y a personne pour vous porter vos sacs ? »

— Hmmm…Genre un assistant ?

— Non, genre un petit ami, qui pourrait prendre soin de vous et porter vos sacs pour ne pas que vous ayez mal a l’épaule

Je suis restée outrée. En slip et outrée, à la regarder en plissant mes yeux comme pour essayer de lire un panneau trop loin. A me demander si c’était devenu la norme d’avoir besoin d’être assisté dans la vie, même dans le côté personnel.

Si c’était devenu la norme dans un couple hétéro que les nanas se fassent porter leurs sacs par leurs mecs pour ne pas abîmer leurs petites épaules fragiles.

Si c’était devenu la norme que les mecs aient une nana « qui leur fassent des petits plats maison» parce que bon, eux ne savaient même pas se faire cuire des foutues pates.

Je ne fais pas l’amalgame entre personnes assistées et politesse ou galanterie, et Dieu sait que tous les mecs qui me passent devant en sortant de l’ascenseur se sont vus se faire couvrir de regards noirs qui les jugeaient jusqu’au plus profond de leur âme de mecs impolis. Mais merde, on n’essayait pas de faire avancer les mentalités depuis quelques temps ? Ou nous étions-nous résolu à rester à quelques centaines de Trilogies du samedi de là, confortablement installés dans nos idées préconçues où le but ultime des nanas était celui de ne plus jamais avoir besoin de porter un sac ?

Est-ce que la seule utilité d’être avec quelqu’un était celle de pouvoir prendre chacun une anse pour équilibrer le poids de sa valise ?

J’ai récemment découvert le « cuffing». Il s’agit de se mettre avec une personne quand l’hiver arrive, histoire d’avoir moins froid la nuit et de ne pas se sentir trop seul(e) pendant les longues nuits de novembre.

 

Bienvenue là où le romantisme n’a. Plus. Aucune. Putain. De. Chance.

 

J’ai lu et relu cet article en me demandant si c’était moi qui était malgré tout une romantique au fond, ou si on avait juste perdu les notions de l’amour, les vraies, celles auxquelles on aspire tous et toutes, dans un sens. Si si, parce qu’entre deux plans cul et trois « m’en fous », à chaque fois que j’entends des bribes de conversation dans la rue / dans le métro / en terrasse / ou à n’importe quel foutu endroit de France et de Navarre, on parle de romantisme, du « bon », du vrai. Alors j’ai du mal à me dire qu’en 2017 et après tous le efforts que des gens incroyables ont fait et font encore pour défendre les valeurs d’indépendance et de féminisme, on se résolve à garder un mec pour pouvoir l’envoyer nous chercher des pop corn pour ne pas rater une minute d’un épisode de Mindhunter.

Mon conseil ? Achetez une valise à roulettes.

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« Haha »

Mais qu’est-ce que l’on multitask bordel. Que celui qui n’a jamais mangé un pad thaï au téléphone en écrivant un mail me jette la première pousse de soja.

J’ai beau me dire que c’est parce que l’on s’améliore que l’on a tendance à faire ça, j’ai surtout l’impression que c’est parce que l’on manque cruellement de temps. Du moins de temps de qualité. Du coup, on essaie de faire rentrer des journées de 16h dans des plages horaire de 10h. Résultat ; il y a du pad thaï sur mon mac et j’ai dit “bisous” au mec des impôts.

Du coup pour gagner du temps, on a tendance à mettre des automatismes en place. Des automatismes qui vont nous faire gagner quelques secondes qui ne changent pas grand chose. Mais un peu comme l’apologie de l’automne dans les magazines féminins dès septembre ; on n’y peut rien, il est là, qu’on le veuille ou non.

Et parmi ces automatismes ; le “haha” écrit. Si si, tu le connais. C’est le haha de politesse parce qu’il y a marqué que tu avais lu le message sur Facebook et que tu te dois de répondre (ou de trouver comment on vire le “lu à”).

C’est le haha que tu écris sans même regarder ton clavier, les yeux allant déjà d’un article de Vice que tu oublieras 8 secondes plus tard, à un onglet Deliveroo que tu checkes déjà alors qu’il n’est que 10h37.

4 petites lettres pour clore une conversation / montrer à ton interlocuteur que tu n’as pas le temps de continuer à parler / (mais que tu es poli donc) / avoir un truc à envoyer même quand tu as zéro notification mais que tu attends un rdv et donc te donner une contenance

Et les autres “ah” ou “haha”, on en parle ou pas ?

HA-HA ! = Je te l’avais dit bordel !

Exemple :

– Et en fait quand j’ai ouvert les yeux, il ne ressemblait pas DU TOUT au mec du bar. En fait il ne ressemblait à rien que tu veuilles voir un dimanche dans ton lit après avoir bu 76 euros de Gin Tonic en l’espace de 3h. Dixit tes tickets de caisse.

– HA-HA !

Ahhhhhh = Ah bah oui là j’ai compris

Exemple :

– Mais c’est pas qu’il a quelqu’un. C’est juste que le jour où il aura quelqu’un, bah le quelqu’un ce sera un mec, donc j’ai beau faire n’importe quoi, ça me paraît ambitieux.

– Hein ?

– Il est gay putain

– Ahhhhhh

Ah. = Merde.

Exemple :

– Et j’étais tellement stressée qu’au lieu de boire mon verre j’ai failli boire la bougie. Du coup non, il ne rappellera pas, et j’ai une brûlure au 2ème degré sur la lèvre.

– Ah.

Hahaha = C’est drôle. Un “ha” plus drôle que moi qui m’en fous, donc c’est drôle. Mais je suis quand-même occupé(e).

Exemple :

– Et quand j’ai raconté mon histoire de bougie au mec des urgences il a tellement ri qu’il a dû sortir de la pièce pour se remettre de ses émotions. Et oui, il était canon.

– Hahaha

Y’a pas à dire, on en a fait du chemin depuis le lol.

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Pas vu pas pris

Hey c’est l’ét.. Comment ça c’est fini ?

Attendez, quand on me demande “Alors, c’était comment ton été ?” j’ai envie de rigoler. Mon été il a duré 10 jours. Et clairement les gars, personne n’est prêt pour rentrer dans l’automne là.

 

PERSONNE.

 

Ca ne peut pas être la fin de l’été…

J’ai pas bu assez de rosé

 

Je viens de me racheter des socquettes pour mes Vans

 

J’ai enfin retrouvé mes tongs. Enfin une. Mais je sens qu’on est sur la bonne voie.

 

Une paire de Ray Ban, c’est beaucoup trop cher pour qu’on ne les utilise que 10 jours dans l’année

 

Je suis à deux doigts de réussir à couper une pastèque sans me blesser

 

J’aime bien dire “heureusement que j’ai la clim chez moi”, ça fait riche. Et américain.

 

J’avais trouvé le spot parfait aux Tuileries pour bronzer. Il m’aura fallu deux ans. Près du bassin côté Concorde, à côté de l’arbre, mais pas celui qui fait trop de pollen

 

J’ai pas assez montré à quel point ma fouta était coolos

 

Et on fait comment sans rooftops ? Comment ça on va à l’intérieur ?

 

Je joue mieux au babyfoot en été qu’en hiver

 

Elle est où la piscine ?

 

Ca fait 9 ans que je tiens sans parapluie mais je sens que je peux céder à tout moment. Et devenir l’un de ceux qui prennent tout le trottoir avec leur accessoire de malheur

 

Les fumoirs, c’est comme Noir Désir ; je ne peux pas. C’est épidermique.

 

C’est reparti pour la saison des “Nan mais attends t’as pas de manteau ?”

Serrons les dents, plus que quelques semaines avant la saison des raclettes.

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Wrong pick

Il y a des moments dans la vie où tout s’aligne parfaitement. Vous savez ces petits instants où le café est prêt quand les toasts sortent du grille-pain, que notre playlist s’enchaîne parfaitement et que du LCD Soundsystem se déclenche au moment de faire son lit, que l’on croise le coursier en sortant de l’ascenseur nous épargnant une session de 30min à la Poste un samedi matin, que tous nos métros arrivent quand on se pointe sur le quai, que l’on finit notre chapitre en arrivant à notre station…

Puis il y a les autres moments.

Les moments dont on se passerait bien. Et hier, alors que je piochais dans mon sachet de Dragibus sans regarder, je suis tombée 6 fois de suite sur des Dragibus violets. Et les Dragibus violets, je déteste ça.

Genre vraiment.

Et quand j’ai soupiré la 6ème fois en me disant qu’il était peut-être temps que j’arrête de manger des Dragibus, mon étagère de salle de bain s’est cassée la gueule, et Netflix a planté.

Du coup j’ai regardé dans le sachet, pour être sûre qu’il ne restait pas que des violets et que je n’allais pas m’arracher des cheveux pour les mauvaises raisons. Et je me suis rendue compte que les violets, il y en avait quatre dans le paquet.

Seulement quatre putain de Dragibus violets, et je les avais piochés six fois de suite.

Puis j’ai pensé à Motus et à la boule noire. Je me suis demandé pourquoi les gens piochaient toujours la boule noire. La réponse la plus logique serait par rapport à une différence de poids. Du coup j’ai voulu vérifier que tous les Dragibus avaient bien le même poids. Puis ensuite je me suis demandé s’il y avait une autre personne folle quelque part dans le monde qui était en train de peser les Dragibus, et que si c’était le cas, ce serait vachement bien qu’on boive un café, parce qu’on aurait un paquet de choses à se dire.

Entre temps, Netflix avait déplanté, mais moi j’avais plus du tout envie de regarder Netflix, j’avais envie de savoir pourquoi est-ce que quand on pioche le mauvais Dragibus, on le pioche six fois de suite.

Les leçons de la vie seraient-elles en fait… Un complot du Dragibus violet ?

 

Est-ce que c’est pour être sûr que l’on a bien compris la leçon ? : Pas de sucre après 18h

 

Est-ce que c’est pour être sûr que l’on n’aime pas les Dragibus violets ? : On ne dit pas que l’on n’aime pas avant d’avoir goûté

 

Est-ce que c’est pour pour garder une alimentation saine ? : Mangez Bougez et arrêtez de vous enfiler des paquets de Dragibus le dimanche soir

 

Est-ce que c’est pour persévérer et se battre même quand on a envie d’abandonner ? : Le bon appart / bon job / bon mec est quelque part, même si on en doute après tant de Dragibus violets.

 

Est-ce que c’est pour nous dire que l’on a fait le tour de la question ? : Il est temps de changer d’appart / de job / de mec, clairement il y a d’autres bonbons à explorer si l’on est déçu 6 fois de suite en piochant dans le même paquet.

Du coup à force de penser à Motus, j’ai fini par rêver de Thierry Beccaro. J’ai compris la leçon, le sucre c’est bien, mais à petite dose.

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I dunno

Il y a une expression néo-zélandaise que j’aime beaucoup ; c’est l’expression “yeah nah”. C’est un truc qui veut dire énormément de choses et que l’on peut placer à peu près tous les quatre mots.

Ca se dit souvent quand on réfléchit et que l’on est en train de décider de la réponse que l’on va donner, si l’on va plus aller vers le oui ou le non. Parce que si c’est parfois facile d’être manichéen et d’avoir un avis tranché et arrêté sur un sujet, bah pour certaines choses…Yeah nah.

Le ketchup avec des brocolis

Je veux dire, c’est comme manger des haricots verts avec de la sauce béarnaise. Ou un cheeseburger avec une salade à la place des frites. Go big, or go fuck yourself home

Les glaçons dans la carafe d’eau

Ou la rondelle de concombre. Ou la rondelle de citron. J’ai l’impression de boire un thé glacé pas assez infusé du coup je suis déconcertée. Oui je suis déconcertée par une carafe.

Un haut bleu nuit avec un bas noir

Appelez-moi Emmanuelle Alt tout de suite que l’on tranche une bonne fois pour toute.

Le mascara waterproof

Non parce que si on habitait à Ibiza je dis pas. Mais bon dans le 1er c’est quand-même un poil moins utile.

Manucure et pédicure assortie

Rappelez-moi Emmanuelle Alt immédiatement.

Booba

Marche aussi avec MHD, SCH et tous les rappeurs plus vulgaires que des faux ongles, mais qui malgré tout sont toujours dans un coin de ma playlist.

Le 14ème arrondissement

Bah oui c’est loin. Mais Les Grands Voisins quoi. Y’a un sauna en face du bar. Un. Sauna. En. Face. Du. Bar.

Les relations amoureuses

Bah ouais mais non mais ouais mais bon.

Heetch

Je trouvais l’idée cool. Puis j’en ai pris un. Puis j’ai cru que j’allais mourir. Du coup je suis mitigée.

Du rose avec du rouge

EMMANUEEEEEEELLLE !

Le yoga

Pourquoi je suis la seule avec les yeux ouverts qui fait des listes mentales alors que tout le monde a l’air au top de son “om”.

Ommmmmm-ygod ça m’agace ce sport à la con. Mais le prof est pas mal quand-même.

Tony Yoka

Je l’aimais bien. Puis je l’ai entendu tenter de parler anglais. Puis je l’aimais moins.

Les chouquettes

C’est convivial mais ça reste quand-même un peu chiant. Comme les cacahuètes. On a l’impression qu’on est un peu obligé d’aimer, c’est la société qui veut ça. Un peu comme Sofia Coppola.

Bien à vous, et de l’indécision

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Just don’t

Alerte idée pourrie. Je répète “ALERTE IDEE POURRIIIIIEEEE”.

 

On pourrait avoir une alarme qui se déclenche quand on dit certaines phrases les gars s’il vous plaît ? Vous savez avec un gyrophare et une sirène de ouf.

Ou un mec qui sort d’un buisson et nous hurle “NAN FAIS PAS CA MON GARS” ?

Ou Anthony Joshua qui nous met un coup de patte d’ours dans la face ? (Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est lui) (Oui, je sais, c’est indécent)

Flemme du métro je commande un Uber

 

Je vais enlever ma coque d’iPhone je le trouve plus joli sans

 

Je me suis mis un rendez-vous tôt demain matin comme ça ce soir je sors pas tard

 

Commandons des doubles c’est bientôt la fin de l’happy hour

 

Dans une pinte et demi j’envoie un message à Roger

 

Shots ?

 

Je dormirai demain

 

Non, tu sais quoi Roger je vais l’appeler plutôt

 

Je vais draguer le barman je reviens

 

Je prendrais bien un chien

 

J’étais bien avec une frange non ?

 

On fait Tinder Social ?

 

Ne prenons pas de place, on verra sur place non ?

 

On part dans 10 minutes ? Oh bah j’ai le temps de changer de vernis

 

Ça va c’est pas si haut on peut sauter

 

Une assurance ? Non mais c’est un truc de trouduc ça

Bien à vous et du « Et merde. »

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La théorie de la pizza

 

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Vous connaissez la théorie de la pizza ?

Non ? C’est normal, ce n’est pas un vrai truc. Enfin dans ma tête, si ça l’est. Et c’est d’ailleurs quelque chose de très sérieux qui s’applique à beaucoup de choses de la vie. La théorie de la pizza pourrait en fait s’appeler “la théorie de la pizza et des haricots”.

Je vous explique ? Allez je vous explique.

Dans la vie il y a des gens obsessionnels (comme moi) (et sûrement d’autres gens) (mon Dieu, j’espère tellement que je ne suis pas seule là-dedans) qui, quand ils cherchent quelque chose, ne décident pas seulement qu’ils cherchent ladite chose, mais décident qu’ils partent en mission. Et ça peut couvrir un terrain large.

Très. Très large.

Par exemple quand je cherche un italien pour réserver un dîner, au lieu de regarder les italiens les mieux notés d’un site, je vais ouvrir 76 onglets, croiser les avis, ouvrir 8 conversations avec des groupes d’amis différents, passer des coups de fil, télécharger des cartes de 54 restaurants… Du coup, quand je finis ledit restaurant et que je suis satisfaite et surtout que les gens qui sont avec moi me disent qu’ils sont contents, j’entends le son de Mario qui finit un monde avec toutes les pièces qui s’accumulent. C’est la joie, mon coeur fait des petits bons, je suis la reine des pasta alla vongole et c’est parti pour une danse de la victoire interne.

Mais parfois, alors que l’on s’est imaginé toute la journée manger une pizza incroyable, burrata fondante, tomates cerises, roquette, petits copeaux de parmesan de bonheur, on débarque devant l’italien, qui est… FERME.

S’en suit alors la discussion de personnes qui ont faim. Et des personnes qui ont faim, c’est encore pire que des personnes bourrées.

1 – Ce n’est absolument pas raisonnable

2 – Ca parle très fort

3 – C’est très impatient

Après 8 minutes d’arguments plus décousus les uns que les autres qui en paraissent 45, tout le monde se retrouve assis à une table bancale près des toilettes d’une brasserie où le poisson est mal cuit, et les haricots en boîte.

Et cela ne s’applique donc pas seulement à l’organisation d’un restaurant un vendredi soir.

 

Katja, démonstration

 

Le haricot gens

Pizza : Mais pourquoi j’avais pas rappelé ce mec ? Il était beau, faisait du bénévolat, avait ri à la blague du pingouin et pesait plus de 90 kilos. Bon allez, je lui mets un message.

Haricots :

Moi : Hello c’est Flora, on s’est rencontrés il y a quelques temps (deux ans) (désolée, j’étais en réunion*), j’avais promis de te mettre un message, c’est chose faite.

Le haricot gens : Lol ah ué salut sa va et toa?

Moi : Merde.

*vous noterez la touche d’humour dans le message. On fait les choses bien, ou on ne les fait pas. Et croyez-moi bien que la prochaine fois, on ne les fera pas.

Le harico-cktail (j’aime l’humour)

Pizza : Bon, j’ai lu 23 articles sur cet endroit. Il y a un rooftop, il y a des tapis, du bois brut, des loupiotes suspendues, c’est pas guindé, il y a des stands de food végétariens, il y a tout une page de cocktails à base de gin et ce soir ils annoncent du soleil.

Harico-cktail : Vous entendez quoi par “Au moins 1h15 de queue ?” Je veux boire un verre le boule dans un hamac, pas faire Space Mountain. Dans 1h15 des carnassiers auront mangé toutes les saucisses végétariennes du stand de hot dog végétarien “pour goûter quel goût ça a”. Spoiler alert, CA N’A PAS LE MÊME GOÛT QU’UNE SAUCISSE. Mais ça tu dois le savoir, parce qu’il y a cinq ans quand tu faisais une tête dégoûtée quand les végétariens en mangeaient tu trouvais que “sérieux ça ne ressemble pas du tout à une vraie saucisse”. Alors pourquoi maintenant tu me manges ma saucisse ? Hein ?

Allez, c’est pas grave, il y a un PMU en face avec le sol qui colle déjà alors qu’il est 19h.

 

Le harico-ach (JE SUIS ON FIRE AUJOURD’HUI)

Pizza : “Mais naaaan, c’est pas un truc comme de la zumba t’inquiète, c’est un mélange de renforcement musculaire et de pilates, franchement le cours est super et la prof géniale.”

Haricot sport :

La prof “géniale” : “Allez les filles on pense à son bikini et on respire le dos bien droit en imaginant l’air circuler le long de son périné.

Moi : Merde. Bis.

Bien à vous, et du petit grain de maïs Bonduelle qui reste tout seul dans la boîte dans la pub

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