Mon histoire

Ça, ça m’a fait sourire

 

Certains jours, il pleut, le livreur Frichti a 30min de retard, on ne trouve pas nos clefs dans notre sac, notre Vans trouve que la flaque d’eau a l’air d’être géniale (alors que l’on ne regardait pas) (vu que l’on cherchait nos foutues clefs)… et parfois au détour d’une conversation d’inconnus ou de gens que l’on connaît et aime, on entend un truc qui nous fait juste sourire. Et ça, c’est plutôt pas mal.

 

 

(dans la rue)

- Tu en es où de tes envies de sport ?

- Bah j’ai toujours envie.

- Cool, et tu t’es inscrit ?

- Ah bah non du coup

 

 

(à l’agence)

‘’Parce que bon qu’on se le dise, le sweat c’est tendance en ce moment’’

 

 

(en weekend à la campagne avec des amis) (fous)

On arrive bientôt à la maison là ? (regard vers les champs qui nous entourent). Oh non, mais on en est qu’au tas de bouse là ?

 

 

(une conversation avec des amis) (fous) (les mêmes)

- Mais ils sortent ensemble ?

- Bah il arrêtait pas de lui caresser la rotule donc je dirais que oui

 

(mon nouveau dentiste)

- Vous avez des dents superbes, vous êtes encore étudiante ?

- …

 

(à l’agence)

- J’ai envoyé des trucs mais c’est déconnecté de la paille

- Ah compliqué, si c’est déconnecté de la paille

 

 

(à l’agence)

- Et on met un visuel de fajitas.

- Non mais c’est nul ça.

- Non mais une fajitas stylée t’as vu

 

 

 

(avec une personne formidable)

Moi : Je vais brûler un cierge, on sait jamais, si le grand barbu upstairs nous regarde.

La personne formidable : Ouais fais ça s’il te plaît. Attends, on parle bien de Dieu, pas du Père Noël, on est d’accord ?

 

(dans un bar)

- Vous faites de Caipirinhas ?

- Ah oui oui carrément. Bon par contre j’ai plus de citrons verts, de sucre ni de glace pilée.

- …

 

(dans la rue)

- Je l’ai noté sur ma to do list

- Et tu l’as fait ?

- Bah non je l’ai mis sur ma to do list donc ça veut dire que je le ferai pas

 

Bien à vous, et de la ride d’expression

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Play by the rules

 

Quand je suis sortie de l’aéroport du Caire et que je me suis assise à l’extérieur, j’ai demandé à une jeune femme si je pouvais fumer là où j’étais.

Elle m’a regardé avec des yeux plus ronds qu’une soucoupe à café Maisons du Monde en me lançant un « Hum…Sure » (comprendre « Tu fais bien ce que tu veux ma grande, ici c’est pas Paris donc allume ta clope, danse le Mia, mais pitié il fait 43°c alors cesse de t’agiter et fous-moi la paix ») (à peu de choses près).

 

Mais pourquoi est-ce que l’on se sent obligé de demander l’autorisation dès que l’on a envie de sortir sa main de sa poche ?

 

Parce qu’en France, il y a BEAUCOUP. TROP. DE. REGLES.

 

On entend des annonces, on voit des panneaux, on écoute nos parents, puis notre boss, puis notre mec, puis nos potes, puis le barman, puis le bouncer… Il n’y a pas un foutu moment de notre vie où personne n’est là pour nous donner son avis / ses règles, dont clairement on se fout éperdument.

Alors on finit par prendre le pli et à être surpris quand on est sur un bateau et que l’on peut toucher l’eau sans se faire engueuler.

 

Katia. Démonstration.

 

Prière de garder vos mains à l’intérieur du véhicule pendant toute la durée de l’attraction.

 

Don’t press the button unless it’s an emergency

 

« Ne laissez pas vos bagages sans surveillance »

 

Veuillez mettre votre portable en mode avion

 

Ne mets pas tes mains sur les portes, tu risques de te faire pincer très fort

 

« Votre correspondant est occupé, veuillez réessayer ultérieurement »

 

Tapez 1

 

Gardez votre droite

 

Ne touchez pas les aquariums

 

Silence !

 

« Veuillez vous rendre dans les wagons prévus à cet effet »

 

« Nous vous rappelons que ce vol est non fumeur »

 

« Vous n’avez pas de liquides, d’objets contondants, d’appareils électroniques munis de batterie »

 

Merci de faire l’appoint

 

Please stay behind the yellow line

 

Ne pas s’exposer au soleil les deux jours suivants

 

Merci d’enlever vos chaussures avant d’entrer

 

Attendez ici d’être placé

 

Bonnet de bain obligatoire (ou pourquoi 99% des gens ne vont pas à la piscine) (le 1% restant concernant les mecs qui portent bien le slip de bain ET le bonnet de bain.) (Michael Phelps, donc)

 

 

Bien à vous, et du 400m nage libre les cheveux au vent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La zone de confort ; « allez viens, on n’est pas bien »

 

« Sortez de votre zone de confort ».

 

Vu le nombre de fois où l’on lit ça sur l’Internet mondial, on finit par avoir l’impression de n’être qu’un vieux tas de flemme bien ancré dans son rockin chair sur sa terrasse à boire une citronnade – Louisiane style.

Ou un vieux machin qui tient sur des Roshe One déglinguées qui se balancent au bout d’un accoudoir d’un fauteuil Fleux en mangeant un burger de chez Starvin’ Joe – Parisian style.

 

Mais ça veut dire quoi exactement sortir de sa zone de confort ? Et puis si l’on est si confort, pourquoi est-ce que l’on voudrait aller ailleurs ?

Ça n’existe pas un moment où l’on se sent beaucoup trop bien, petit rayon de soleil sur le nez, banc disponible dans un parc, pas trop chaud, pas trop froid, et où l’on se dit « Mais je suis beaucoup trop bien là, je vais bouger ! ».

 

On l’aime bien ce banc, il est confortable, on le connaît, il a presque la forme de notre séant (ça veut dire fesses) (mais en moins drôle) incrusté dedans.

 

Quelle drôle d’idée.

 

Mais visiblement, il faut suivre le mouvement, parce que désormais, avoir une vie calme c’est nul. On fuit l’ennui, on n’en veut pas, le bonheur c’est mainstream, on veut avoir vécu des choses, et le cas contraire, tout lâcher pour faire un truc qui va nous remuer. Le bonheur c’est un truc de gens chiants, c’est dans l’effort et dans l’échec que l’on se construit, alors à qui ça servirait d’être heureux depuis dix ans avec pour seule interrogation le temps qu’il fera ce week-end ?

 

Comment ça tout le monde ?

 

Mais non, nous on veut de la sueur, des histoires à raconter, du soupir pour seule réponse à la question « Comment ça va ? », du sourcil levé pour seule réaction à de belles histoires, du cynisme à des questions légitimes mais qui ne font plus partie de notre vie.

 

C’est plus facile de mépriser les gens heureux que de les envier.

 

Alors à chaque fois que l’on se rend compte que la vie est un peu trop confortable, un peu trop tracée, au lieu de prendre un peu de recul et de se demander ce que l’on pourrait faire pour l’améliorer, on se remet dans les starting blocks et on refait la course dans le couloir d’à côté, pour se mettre en danger, pour se sentir vivre un peu et voir les choses avec une perspective différente.

 

Morale de l’histoire ? Sortez de votre zone de confort, changez de banc.

 

Ou un truc dans le genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais il est où le printemps ?

 

 

Attendez les gars, il y a quelques semaines, on posait nos semelles de Vans sur de la pelouse verte fluo dans des parcs pour dej, et là le soleil ne daigne même plus pointer le bout de son rayon plus de 3 minutes ?

Pourtant il n’est pas bien loin, je le sens, avec son pollen qui vient me chatouiller les narines dès que je mets le nez dehors, ses petites abeilles qui viennent bzz bzzzter chez moi sans ne plus jamais trouver la sortie (indice, c’est par là où vous êtes rentrées les zouzs), mais impossible de le faire rester.

Chaussez vos Ray-Ban et sortez la crème solaire indice 50, je sais où se planque cet insolent de printemps.

 

 

Avec les chaussettes que l’on perd dans le sèche-linge

 

Avec toutes les deuxièmes têtes de brosse à dents électriques que l’on achète mais qui disparaissent dans le placard de la salle de bain

 

Coincé dans l’époque où Klitschko avait plus de ceintures qu’une Youtubeuse mode

 

Avec le numéro de ce mec canon enregistré dans un téléphone qui a rendu l’âme

 

Avec notre bonne foi

 

Avec l’amabilité des contrôleurs RATP

 

Avec la motivation d’un lundi matin

 

Avec l’objectivité dont on fait preuve après 3 Long Islands

 

Avec notre motivation pour faire du sport le matin après avoir regardé la météo iPhone

 

Coincé dans l’époque où l’on parlait d’autre chose que de politique. Au moins un peu. Au moins plus d’un scroll Facebook.

 

Dans l’endroit le plus secret au monde où les mecs sont mieux foutus que dans un calendrier des Dieux du Stade (non) et où tu peux boire de la bière. Et non, ce n’est pas au café Oz un soir de match du top 14, mais une salle… d’escalade. On fait ce qu’on peut les gars.

 

Dans le Starbucks où les baristas parviennent à épeler ton nom correctement

 

Dans le trou dans lequel on a envie de jeter les gens qui commandent « Alors…5 mojitos, 2 Sex on the Beach et trois Pina Colada s’il vous plaîîîîît » alors qu’il n’y a qu’un seul bartender, 2728291 personnes qui font la queue et que c’est un fuckin bar à bières.

 

Bien à vous, et de l’écharpe au mois de mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La bienveillance

 

Vous connaissez ce moment pendant lequel vous réalisez que vous avez laissé votre iPhone sur la table du café et que vous êtes en panique sur le chemin qui vous sépare de votre téléphone, que vous imaginez déjà perdu, esseulé sur une table collante qui sent la bière pas fraîche ?

 

Vous faites alors la liste de tout ce que vous aviez dedans, du prix que vous allez devoir payer pour vous racheter un nouveau téléphone, des papiers à remplir pour porter plainte, faire jouer l’assurance, prévenir vos contacts Facebook qu’une fois de plus, « Plus joignable par téléphone mais uniquement par Facebook merci », et ça agace.

 

Puis vient l’autre moment, celui dont je voudrais parler.

 

Celui où vous arrivez dans ledit café et qu’une personne vous tend votre téléphone « Vous l’aviez laissé sur la table, alors je l’ai gardé en attendant que vous reveniez ». Ce moment d’amour pur où l’on a envie de prendre la personne dans ses bras, de la serrer comme si on l’aimait depuis des années et que l’on ne pourrait pas vivre sans elle, cette sensation de joie qui nous enveloppe de nos sneakers au pompon de notre bonnet.

 

Ce moment, c’est celui que j’ai vécu en Egypte. Pendant 10 jours.

 

En 10 jours, j’ai pris plus de transports différents que durant toute ma vie. Et entre deux felouques, tuks tuks, bateaux à moteur, ferry, avions, taxis, bus, Uber, je suis tombée amoureuse du pays, mais surtout, je suis tombée amoureuse des gens.

 

L’Egypte est un pays qui déborde de bienveillance et de gentillesse, où les gens aiment sincèrement et ont envie d’aller vers l’autre, sans rien attendre en retour (Florent Pagny powa), juste parce que c’est cool d’aller vers l’inconnu en fait.

 

C’est un pays où il ‘y a pas de règles, où l’on peut mettre sa main hors du bateau pour toucher l’eau parce qu’il fait 44°c et que l’on se rafraîchirait bien un peu en regardant les maisons nubiennes au loin.

 

C’est un pays qui est rythmé par le bruit des klaxons, pas parce qu’il n’y a pas de panneaux routiers, mais parce qu’en klaxonnant on dit bonjour, on dit au revoir, on dit merci, on dit « hey coucou Assouan, moi je viens de Louxor », on dit « t’es joli », on dit « je suis content », on dit aussi parfois « mec bouge ton tuk tuk ou c’est moi qui te le bouge ».

 

Entre les effluves sucrées des terrasses à narguilé qui nous donnent l’impression de slalomer dans une fête foraine géante, on aperçoit des gens assis occupés à ne rien faire. Parce que là-bas on prend le temps de vivre, on sait (à peu près) quand on part, mais on ne sait pas (du tout) quand on arrive, et en vrai tout le monde s’en fout un peu d’arriver à une heure précise, parce que là-bas la vie se vit et ne s’organise pas.

 

C’est un pays où la bienveillance est omniprésente, où les gens n’ont pas grand chose mais veulent tout te donner, parce que les choses matérielles ne sont pas primordiales car souvent absentes. Alors les Egyptiens se concentrent sur ce que l’on ne peut pas acheter, sur l’émotionnel. Et c’est quelque chose que l’on a du mal à assimiler dans les pays occidentaux, bien que l’on tende vers ça de plus en plus, notamment avec des « tendances » de fond comme le Hygge danois, ou plus récemment le Gemütlichkeit allemand (vivre le moment présent, profiter du moment T tout ça tout ça) (avec un fond de bougie qui sent le feu de cheminée) (cheminée que tu n’as pas parce que, hey, prix de mètre carré à Paris tavu).

 

Les voyages ne forment pas que la jeunesse, ils nous forment nous, et à tout âge. Notre personnalité, notre façon de nous ouvrir au monde et de le percevoir. De réfléchir, de nous comporter face aux gens, face à l’inconnu, face à des situations que l’on n’a jamais vécues et des endroits que l’on n’a jamais vus auparavant.

 

Et ça, ça vaut tout le reste, fois 12.

 

Bien à vous, et du visa

 

 

 

 

 

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Ces questions / Tu penses que nos plus belles années sont derrière nous ?

 

Tu l’avais pas vue venir celle-là hein ? Bien installé(e) dans ton fauteuil club à te poser de vraies questions existentielles (« Est-ce que c’est cool d’aimer Ja Rule ou pas ? »), la question bombe est lancée, celle qui te fait le même effet que de regarder quelqu’un manger une salade de quinoa / choux rouge / avocat / vinaigrette noisette préparée par ses soins alors que tu t’enquilles ton 4ème bobun de la semaine (absolument pas préparé par tes soins).

Un mélange de haine et d’angoisse t’envahit, tu voudrais dire que cette question est débile et en aucun cas légitime, qu’elle ne mérite d’ailleurs même pas que tu te poses dessus, mais c’est déjà trop tard, la liste cérébrale est lancée, et c’est le début du bordel. Mais pour garder la face, tu soutiens du regard l’insolent qui a osé de poser ladite question en te demandant si :

1 – il te veut du mal

2 – il y a jurisprudence sur les meurtres qui découlent de questions agaçantes

3 – dissoudre un corps dans de l’acide marche réellement

 

La non-possession de larges bacs en PVC, combinée à la bienséance t’empêchant de te débarrasser de la personne, il est temps de relativiser te rassurer à coup de liste positive. Suivez-moi, c’est par là :

 

Comment serait-ce possible que nos plus belles années soient derrière nous alors…

 

Qu’il nous reste plus de pays que l’on n’a pas encore visités que de ceux sur lesquels on a déjà posé notre Vans

 

Qu’un Pitch Perfect 3 va voir le jour prochainement

 

Que la vie ne peut pas être mieux qu’au moment où l’on a un panda roux. Et que je n’ai toujours pas de bébé panda roux. Ni toi d’ailleurs.

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue chez Mamma Primi

 

Que le Tariquet est de plus en plus présent sur les tables parisiennes

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue au Passager Café

 

Que c’est de nouveau la saison des pique-niques

 

Que j’ai l’impression qu’ils ont rajouté des chaises aux Tuileries parce que j’ai pu m’asseoir deux fois de suite sans attendre 45min

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue dans basiquement tous les endroits stylés du 11ème

 

Que la SNCF proposera bientôt des Paris-Bordeaux en 2h03 pour la modique somme de… Hmmm.. Ils ne l’ont pas encore dit ça, mais quand-même, 2h03 ; JOIE !

 

Que je viens juste de découvrir « Please like me », qui est pour moi l’une des meilleures séries au monde. Ca se passe en Australie, et ça change de tout ce que l’on a déjà vu, et c’est fou.

 

Qu’il y a encore tellement de boules à neige à collectionner

 

Qu’il y a -40% sur UberEats en ce moment

 

Que j’attends toujours que K.Flay passe en concert quelque part. Même à Clermont-Ferrand, je m’en fous, j’irai.

 

Bien à vous, et de belles années à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le poids des maux

 

Chaque année, il y a un mal du siècle médical différent.

 

Logique donc.

 

Et cette année, j’ai eu l’infime conviction qu’il s’agissait du mal de ventre. À en croire les 2728 études / pharmaciennes / gens aux terrasses des cafés, le ventre est notre deuxième cerveau et si c’est le bordel dans notre tête, ça a tendance à être le bordel dans notre ventre également. Comme ça, au cas où tu te lasses de tes maux de tête à force de faire des listes et des remises en question, tu peux alterner avec les tripes qui font des nœuds.

 

How cool.

 

Le mal de ventre c’est le stress, l’angoisse, la pression, la peur, mais souvent, ce sont les non-dits. À force de prendre sur soi on « mange » nos mots, ce qui finit par être douloureux physiquement (je vous répète ce que m’ont dit les gens qui bossent dans le game) (et les gens aux terrasses des cafés donc) (il s’agirait de changer de café).

Les gens qui parviennent toujours à dire les choses sont parfois perçus comme directs (ou comme des bi**hes, au choix) mais bon, eux, au moins, ils sont bien dans leurs tripes.

Et on a tous des choses que l’on ne dit pas et que l’on aimerait dire, alors résolvez vos maux de ventre, arrêtez d’être polis.

 

Donc la prochaine fois, à la place d’un sourire Colgate crispé, vous direz plutôt…

 

 

Non tout ne va pas bien, la purée est froide, la sauce est trop salée, ça fait 12 fois que je demande de l’eau et j’avais demandé de la salade à la place de la purée. Froide. Et vu comme je suis énervée vous pouvez AUSSI m’amener un autre Sauvignon.

 

On en a pour 4h32 de train, sans compter le retard, alors toi tu te mouches, toi tu raccroches, toi tu arrêtes de taper dans mon siège, et toi t’es vachement mignon.

 

Vous m’avez mal rendu la monnaie. Tout comme hier, et la semaine dernière. Ah et celle d’avant aussi.

 

T’as un truc dans les dents.

 

Ça ne sert à rien de klaxonner BORDEL. OUAIS C’EST À TOI QUE JE PARLE. OUAIS J’AVAIS PAS VU QUE TU FAISAIS 12 TÊTES DE PLUS QUE MOI. BORDEL BIS.

 

Je m’en fous

 

Tu m’agaces. Genre vraiment.

 

Je sais pas. Je sais pas non plus, ça non plus. JE SAIS PAS !

 

 

Ce n’est pas que je n’ai pas d’avis sur la question, c’est juste que cela ne m’intéresse absolument pas. Mais alors…AB-SO-LU-MENT PAS. Genre si à la place de t’écouter je pouvais regarder un documentaire sur les coulisses du business de la pâte à sel, bah j’hésiterais même pas une seconde.

 

C’est une idée pourrie. Genre VRAIMENT pourrie. Genre un porte-clefs c’est une meilleure idée. Et un porte-clefs moche.

 

Not. Going. To. Happen.

 

Un verre à eau dans lequel tu mélanges de la vodka qui vient d’une bouteille avec écrit « wodka » en lettres rouges dessus à du jus de cranberry light, non mon grand, ce n’est pas un cosmopolitan. Même si t’as une barbe de bartender du 11ème. TUTUTUT. N’argumente pas. Et donne-moi ce shaker qu’on passe aux choses sérieuses.

 

Chers vous qui faites des malaises dans les transports toutes les 4 minutes, prenez des Velibs. Sérieux.

 

Cher monsieur à côté de moi dans visiblement toutes les lignes de métro de France et de Navarre (bon ok surtout la 9), si vous comptez être enrhumé 11 mois sur 12, MOUCHEZ-VOUS, ou mettez un pince-nez, mais pitié, arrêtez de renifler 2728191 fois entre Richelieu-Drouot et Voltaire. Bordel.

 

Bien à vous, et de la sincérité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vous avez Internet vous ?

À l’agence, Internet a décidé de faire sa crise d’ado et de n’en faire qu’à sa tête.

Il a claqué la porte du jour au lendemain sans se retourner et en nous criant des noms d’oiseaux qui n’étaient franchement pas mérités. Nous laissant là, désemparés, en nous demandant ce que l’on avait fait de mal pour qu’il se barre comme ça, sans préavis.

En 2017, ne pas avoir Internet au boulot c’est comme… c’est comme.. Attendez, qui n’a pas Internet au boulot en 2017 ?

 

Et comme tout choc que l’on ne s’attendait pas à recevoir, on passe par de nombreuses étapes.

 

En fait, Internet qui plante, c’est un peu comme une rupture. Et c’est pas joli.

 

LE DÉNI

 

« Vous avez Internet vous ? »

Ça commence par cette phrase qui s’échappe des open space de chaque étage, les gens se regardent, pas vraiment inquiets, et se questionnent quant au pourquoi de ce ralentissement soudain du chargement des pages.

Puis les échos inter-étages finissent par confirmer ce que tout le monde redoutait.

 

INTERNET

A PLANTÉ

DE OUF

 

« Non non mais c’est pas possible là »

« J’ai une reco à envoyer pour midi »

« J’ai plus accès au serveur – J’AI PLUS ACCÈS AU SERVEUR !!! »

« Ouais bah moi je dois balancer un mail méga important »

« J’étais en conversation avec mon date ! » (?)

 

Ça se tire dans les pattes, les gens se battent pour savoir qui a une tâche plus importante que le Roger d’à côté. On rafraîchit sa page toutes les 6 secondes, on essaie toutes les manières possibles et imaginables de se connecter :

 

« Qui a un partage de connection ? »

« Et en filaire vous ça marche ? »

« Quelqu’un a des code Free wifi ? »

« Peut-être que c’est mon câble Ethernet qui ne marche pas en fait ».

 

On ne peut pas y croire, comment a-t-il pu nous faire ça, après tant d’années de Netflix dominical, de conversations Facebook, de vidéos échangées, de pubs regardées, de chats mignons aimés ?

 

Internet, comment as-tu pu, traitre que tu es.

 

LA COLÈRE

 

Après le temps des blagues et de la légèreté, vient la phase où l’on ne rit plus du tout. La service informatique que l’on a au téléphone depuis 1h23 ne nous paraît plus si sympa que ça, on n’a plus envie de jouer à Snake sur son 3310 nouvelle édition acheté 2627€, on a déjà bu 3 litres de café et tout le monde hésite sincèrement à appuyer sur le bouton rouge dans le placard là où le serveur et les 38282919 fils se trouvent « juste pour voir, peut-être que ça résoudrait le problème ».

 

Franchement Internet, t’étais pas si bien que ça, ça sert à rien d’avoir le melon.

 

L’EXPRESSION

 

« On pourrait peut-être trouver une alternative, aller travailler de chez nous ? Ou du McDo au coin de la rue ? J’ai entendu qu’il y avait du wifi gratuit ».

Internet comme on l’a connu n’est plus, et l’on commence à la réaliser. On se rappelle de tous nos onglets ouverts en même temps, de Slack, Facebook, Twitter, Instagram entrechâssant des conversations parfois futiles mais qui faisaient partie de notre quotidien. On se dit qu’on a été trop gourmand, que l’on n’aurait pu éviter ce bug, en y mettant du nôtre de manière collective, que l’on aurait dû débrancher nos câbles d’alimentation en partant le soir.

Mais c’est trop tard, et on le paie.

 

Internet, ô toi machin cruel. T’es pas cool.

 

LA DÉPRESSION

 

On regarde tous nos écrans, l’air hagard, l’œil triste. On n’échange plus vraiment, l’agence est silencieuse. Les docs word ouverts sur nos bureaux respectifs sont vierges. On regarde notre page Chrome affichant tristement le message que l’on connaît désormais trop « Plus aucune connexion Internet ». Et le petit dinosaure que l’on aimait tant auparavant nous paraît bien triste. Et pas si mignon que ça au final.

S’en remettra-t-on un jour ? Regarderons-nous à nouveau une publicité en buvant un café quand l’agence est encore silencieuse ?

On se remémore les conversations de groupe, la musique, les discussions Slackbot, les channels.

Ahhhhh…les channels.

 

Internet, tu..tu…(soupir)

 

L’ACCEPTATION

 

Les personnes écrivent sur du papier et se parlent beaucoup plus que d’habitude. Les escaliers sont rythmés par les va et vient incessants des pas qui montent, descendent, pour aller d’un pôle à un autre.

Des sourires timides sont de retour sur les visages, l’apaisement s’installe, doucement, mais sûrement.

Les réunions ont pris du retard certes, mais elles sont faites avec des personnes concentrées, sans Mac sur les genoux, et parfois même sans iPhone dans les mains. C’est fou comme on peut finalement se passer de tout.

Et alors que l’on visualisait sa vie sans Internet, à jamais, le monsieur de l’informatique (qui est redevenu drôle après une bonne nuit de sommeil) nous explique comment gérer le nouveau fournisseur Internet qui nous permettra de ne plus jamais passer par la case bug général.

Hey dis-donc, elle est pas mal cette nouvelle box à y regarder de plus près.

 

Internet, tu ne finiras jamais de m’étonner.

 

Bien à vous, et de la fibre.

 

 

 

 

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L’attente

 

On passe un paquet de temps à attendre.

 

À attendre qu’il se passe quelque chose, que la personne devant nous avance, que notre vie se dénoue, que l’on trouve quelque chose, que l’on ait une réponse.

Tous ces moments qui restent en suspens, comme entre parenthèse, pour servir d’autres moments.

Ils ne sont que des moments faire valoir, de ceux que l’on sait qui ne dureront pas, que l’on ne veut pas dans notre vie, mais dont on a besoin en attendant de voir quelque chose de cool se passer dans notre vie.

 

En fait, l’attente, c’est un peu le rebound guy de la vie.

 

On ne sait pas trop quoi en faire, on s’ennuie un peu, mais bon on se dit qu’il va forcément se passer quelque chose de bien dans pas longtemps donc il suffit juste de laisser passer l’instant en pensant au suivant. Un peu comme après avoir mangé sa case du jour du calendrier de l’avent Kinder

 

 

La queue du Rex un vendredi à 01.34

 

« Je vous mets en attente quelques instants »

 

L’eau qui tente tant bien que mal de bouillir pour les pâtes à 05.23. Au retour du Rex donc.

 

Le métro le jour de notre rendez-vous mega important

 

Le mac que l’on redémarre parce que l’on a oublié d’envoyer un mail avant de partir et que l’on est déjà en retard

 

Le Doliprane effervescent un jour de mal de tête

 

« L’embarquement commencera par les sièges A1 à F6 »

 

Le plat Picard qui chauffe dans le micro-ondes un midi où on faim. Très. Faim.

 

Puis laissez reposer la pâte 2h au frais

 

Numéro 90…Numérooooo 90

 

J’aurais dix minutes de retard

 

10…9…8…7

 

« Votre temps d’attente est estimé à 7minutes »

 

Vous êtes 32383ème dans la queue de la billetterie Roland Garros

 

6…5…4…

 

« Excusez-moi, vous attendez pour les toilettes ? »

 

3…2…1… HAPPY FU**IN NEW YEAR!

 

« Excusez-moi je vais prendre un gin t…Excusez-moi… Oui, là, moi ! Oui je vais pr… »

 

« Alors notre prochaine table disponible pour bruncher sera à 15h30 ».

« Mais il est 11h30, je veux dire d’ici là je serai peut-être devenue diabétique »

« … »

 

Bien à vous, et un peu de patience

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dry January

 

Dry January, c’est un principe qui vient d’Outre-Manche (vous avez remarqué comme TOUT venait toujours d’Outre-Manche ou d’Outre-Atlantique ? C’est fou ça ? On a rien inventé nous à Paris ou quoi ? C’est incroyable ça quand-même d’être toujours à la bourre pour un paquet de trucs alors que l’on se trouve dans une ville tellement cool) (fin de la parenthèse qui fait trois chapitres) et qui consiste à ne pas boire une goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier, histoire de remettre les compteurs à zéro pour l’année à venir.

 

J’ai décidé de le faire, parce que :

 

1 – Ça me faisait un article

2 – C’était ça ou faire un mois sans râler et j’étais pas prête

3 – J’ai proposé ça dans le vide mais j’avais des témoins donc je ne pouvais pas faire marche arrière sans passer pour une lâche

4 – Je ne m’étais pas rendue compte que le mois de janvier était long. Très long.

 

Mais ça m’a surtout permis de me rendre compte à quel point les occasions invitant à boire de l’alcool étaient nombreuses. Quand on met côte à côte tous les pots de départ / anniversaires / « pfff quelle semaine de merde » / soirées / « un petit coup de cidre avec la galette ? / petit Mimosa avec le brunch ? / J’ai un pote qui mixe dans ce bar / J’connais le bartender / J’ai un pote canon à te présenter / Allez juste un verre / Ça a ouvert cette semaine / On arrose mon nouveau job / J’en peux plus de mon job il me faut un verre… et bah ça fait une sacrée gueule de bois, et l’équivalent financier de trois tours du monde noyés dans des litres de gins tonics / vin rouge / whisky / whatever your poison is.

 

Et histoire de ne pas tirer un trait sur ma vie sociale, j’ai trouvé quelques astuces pour ne pas se retrouver seule dans le noir un vendredi soir à boire un Perrier en se demandant pourquoi est-ce que l’on s’est lancé dans cette belle aventure.

 

Tips 1 / Initier les sorties

 

Don’t : Si l’on nous propose de boire un verre / sortir en boîte / aller en soirée et que l’on dit non, on est la/le relou de service qui n’a pas envie d’être social(e). Il ne faut donc par conséquent pas refuser TOUT ce que l’on nous propose, sous couvert de ne plus avoir d’amis. Jamais.

 

Do : Proposer des choses différentes qui fonctionnent avec notre façon d’aborder ce mois de janvier. En proposant des expos, des déjeuners, ou des brunchs. Comme ça les gens ont l’impression qu’on met un point d’honneur à se cultiver et à manger des œufs bénédicte. On garde donc nos amis, on essaie de nouveaux endroits, et on respecte notre dry january. Et ouais.

 

 

Tips 2 / Annoncer le game

 

Don’t : Faire un changement radical dans sa façon de vivre et ne pas en informer les gens c’est le meilleur moyen de faire les gens se poser des questions (« Ouais elle doit être enceinte ») et risquer de ne pas tenir son pari et de craquer au bout de 72H en buvant une pinte de Pina Colada (« OSEEEEEF Dry January »).

 

Do : Le dire, avec un air fier, parce qu’on aime relever des défis et que c’est cool de sortir des sentiers battus et de s’imposer des expériences qui nous font vivre différemment pendant quelques semaines – bon c’est pas non plus l’ascension de l’Everest hein, mais quand-même, notre Perrier aurait presque un petit goût de victoire en attendant d’avoir un goût de Cosmo.

 

Tips 3 / Faire ce que l’on a vraiment envie de faire

 

Don’t : L’alcool, ça désinhibe c’est bien connu, on se retrouve avec un côté YOLO et on se sent l’âme d’une Beyoncé alors qu’en vrai entre chaleur et yeux vitreux on se rapproche dangereusement de la tête d’un Iggy Pop. Alors parfois, continuer de sortir dans les endroits qu’on a l’habitude de fréquenter après deux ou trois pintes peut s’avérer troublant quand on sirote un jus de cranberry. Sans vodka. Oui je m’adresse à toi, qui t’es retrouvé au Rex imbibé de Perrier un vendredi soir. Surprenant hein ?

 

Do : Se coucher à 22H un vendredi soir si l’on a envie de se coucher à 22h un vendredi soir, et toiser les gens exerçant le walk of shame le samedi à 8h du matin, frais comme un gardon dans ta tenue de running.

 

 

Personnellement je vais poursuivre ce dry january avec un dry february.

Ou pas. On sait pas.

 

Si on sait.

 

Santé

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