Mon histoire

Ces questions / Tu penses que nos plus belles années sont derrière nous ?

 

Tu l’avais pas vue venir celle-là hein ? Bien installé(e) dans ton fauteuil club à te poser de vraies questions existentielles (« Est-ce que c’est cool d’aimer Ja Rule ou pas ? »), la question bombe est lancée, celle qui te fait le même effet que de regarder quelqu’un manger une salade de quinoa / choux rouge / avocat / vinaigrette noisette préparée par ses soins alors que tu t’enquilles ton 4ème bobun de la semaine (absolument pas préparé par tes soins).

Un mélange de haine et d’angoisse t’envahit, tu voudrais dire que cette question est débile et en aucun cas légitime, qu’elle ne mérite d’ailleurs même pas que tu te poses dessus, mais c’est déjà trop tard, la liste cérébrale est lancée, et c’est le début du bordel. Mais pour garder la face, tu soutiens du regard l’insolent qui a osé de poser ladite question en te demandant si :

1 – il te veut du mal

2 – il y a jurisprudence sur les meurtres qui découlent de questions agaçantes

3 – dissoudre un corps dans de l’acide marche réellement

 

La non-possession de larges bacs en PVC, combinée à la bienséance t’empêchant de te débarrasser de la personne, il est temps de relativiser te rassurer à coup de liste positive. Suivez-moi, c’est par là :

 

Comment serait-ce possible que nos plus belles années soient derrière nous alors…

 

Qu’il nous reste plus de pays que l’on n’a pas encore visités que de ceux sur lesquels on a déjà posé notre Vans

 

Qu’un Pitch Perfect 3 va voir le jour prochainement

 

Que la vie ne peut pas être mieux qu’au moment où l’on a un panda roux. Et que je n’ai toujours pas de bébé panda roux. Ni toi d’ailleurs.

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue chez Mamma Primi

 

Que le Tariquet est de plus en plus présent sur les tables parisiennes

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue au Passager Café

 

Que c’est de nouveau la saison des pique-niques

 

Que j’ai l’impression qu’ils ont rajouté des chaises aux Tuileries parce que j’ai pu m’asseoir deux fois de suite sans attendre 45min

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue dans basiquement tous les endroits stylés du 11ème

 

Que la SNCF proposera bientôt des Paris-Bordeaux en 2h03 pour la modique somme de… Hmmm.. Ils ne l’ont pas encore dit ça, mais quand-même, 2h03 ; JOIE !

 

Que je viens juste de découvrir « Please like me », qui est pour moi l’une des meilleures séries au monde. Ca se passe en Australie, et ça change de tout ce que l’on a déjà vu, et c’est fou.

 

Qu’il y a encore tellement de boules à neige à collectionner

 

Qu’il y a -40% sur UberEats en ce moment

 

Que j’attends toujours que K.Flay passe en concert quelque part. Même à Clermont-Ferrand, je m’en fous, j’irai.

 

Bien à vous, et de belles années à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

Le poids des maux

 

Chaque année, il y a un mal du siècle médical différent.

 

Logique donc.

 

Et cette année, j’ai eu l’infime conviction qu’il s’agissait du mal de ventre. À en croire les 2728 études / pharmaciennes / gens aux terrasses des cafés, le ventre est notre deuxième cerveau et si c’est le bordel dans notre tête, ça a tendance à être le bordel dans notre ventre également. Comme ça, au cas où tu te lasses de tes maux de tête à force de faire des listes et des remises en question, tu peux alterner avec les tripes qui font des nœuds.

 

How cool.

 

Le mal de ventre c’est le stress, l’angoisse, la pression, la peur, mais souvent, ce sont les non-dits. À force de prendre sur soi on « mange » nos mots, ce qui finit par être douloureux physiquement (je vous répète ce que m’ont dit les gens qui bossent dans le game) (et les gens aux terrasses des cafés donc) (il s’agirait de changer de café).

Les gens qui parviennent toujours à dire les choses sont parfois perçus comme directs (ou comme des bi**hes, au choix) mais bon, eux, au moins, ils sont bien dans leurs tripes.

Et on a tous des choses que l’on ne dit pas et que l’on aimerait dire, alors résolvez vos maux de ventre, arrêtez d’être polis.

 

Donc la prochaine fois, à la place d’un sourire Colgate crispé, vous direz plutôt…

 

 

Non tout ne va pas bien, la purée est froide, la sauce est trop salée, ça fait 12 fois que je demande de l’eau et j’avais demandé de la salade à la place de la purée. Froide. Et vu comme je suis énervée vous pouvez AUSSI m’amener un autre Sauvignon.

 

On en a pour 4h32 de train, sans compter le retard, alors toi tu te mouches, toi tu raccroches, toi tu arrêtes de taper dans mon siège, et toi t’es vachement mignon.

 

Vous m’avez mal rendu la monnaie. Tout comme hier, et la semaine dernière. Ah et celle d’avant aussi.

 

T’as un truc dans les dents.

 

Ça ne sert à rien de klaxonner BORDEL. OUAIS C’EST À TOI QUE JE PARLE. OUAIS J’AVAIS PAS VU QUE TU FAISAIS 12 TÊTES DE PLUS QUE MOI. BORDEL BIS.

 

Je m’en fous

 

Tu m’agaces. Genre vraiment.

 

Je sais pas. Je sais pas non plus, ça non plus. JE SAIS PAS !

 

 

Ce n’est pas que je n’ai pas d’avis sur la question, c’est juste que cela ne m’intéresse absolument pas. Mais alors…AB-SO-LU-MENT PAS. Genre si à la place de t’écouter je pouvais regarder un documentaire sur les coulisses du business de la pâte à sel, bah j’hésiterais même pas une seconde.

 

C’est une idée pourrie. Genre VRAIMENT pourrie. Genre un porte-clefs c’est une meilleure idée. Et un porte-clefs moche.

 

Not. Going. To. Happen.

 

Un verre à eau dans lequel tu mélanges de la vodka qui vient d’une bouteille avec écrit « wodka » en lettres rouges dessus à du jus de cranberry light, non mon grand, ce n’est pas un cosmopolitan. Même si t’as une barbe de bartender du 11ème. TUTUTUT. N’argumente pas. Et donne-moi ce shaker qu’on passe aux choses sérieuses.

 

Chers vous qui faites des malaises dans les transports toutes les 4 minutes, prenez des Velibs. Sérieux.

 

Cher monsieur à côté de moi dans visiblement toutes les lignes de métro de France et de Navarre (bon ok surtout la 9), si vous comptez être enrhumé 11 mois sur 12, MOUCHEZ-VOUS, ou mettez un pince-nez, mais pitié, arrêtez de renifler 2728191 fois entre Richelieu-Drouot et Voltaire. Bordel.

 

Bien à vous, et de la sincérité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

Vous avez Internet vous ?

À l’agence, Internet a décidé de faire sa crise d’ado et de n’en faire qu’à sa tête.

Il a claqué la porte du jour au lendemain sans se retourner et en nous criant des noms d’oiseaux qui n’étaient franchement pas mérités. Nous laissant là, désemparés, en nous demandant ce que l’on avait fait de mal pour qu’il se barre comme ça, sans préavis.

En 2017, ne pas avoir Internet au boulot c’est comme… c’est comme.. Attendez, qui n’a pas Internet au boulot en 2017 ?

 

Et comme tout choc que l’on ne s’attendait pas à recevoir, on passe par de nombreuses étapes.

 

En fait, Internet qui plante, c’est un peu comme une rupture. Et c’est pas joli.

 

LE DÉNI

 

« Vous avez Internet vous ? »

Ça commence par cette phrase qui s’échappe des open space de chaque étage, les gens se regardent, pas vraiment inquiets, et se questionnent quant au pourquoi de ce ralentissement soudain du chargement des pages.

Puis les échos inter-étages finissent par confirmer ce que tout le monde redoutait.

 

INTERNET

A PLANTÉ

DE OUF

 

« Non non mais c’est pas possible là »

« J’ai une reco à envoyer pour midi »

« J’ai plus accès au serveur – J’AI PLUS ACCÈS AU SERVEUR !!! »

« Ouais bah moi je dois balancer un mail méga important »

« J’étais en conversation avec mon date ! » (?)

 

Ça se tire dans les pattes, les gens se battent pour savoir qui a une tâche plus importante que le Roger d’à côté. On rafraîchit sa page toutes les 6 secondes, on essaie toutes les manières possibles et imaginables de se connecter :

 

« Qui a un partage de connection ? »

« Et en filaire vous ça marche ? »

« Quelqu’un a des code Free wifi ? »

« Peut-être que c’est mon câble Ethernet qui ne marche pas en fait ».

 

On ne peut pas y croire, comment a-t-il pu nous faire ça, après tant d’années de Netflix dominical, de conversations Facebook, de vidéos échangées, de pubs regardées, de chats mignons aimés ?

 

Internet, comment as-tu pu, traitre que tu es.

 

LA COLÈRE

 

Après le temps des blagues et de la légèreté, vient la phase où l’on ne rit plus du tout. La service informatique que l’on a au téléphone depuis 1h23 ne nous paraît plus si sympa que ça, on n’a plus envie de jouer à Snake sur son 3310 nouvelle édition acheté 2627€, on a déjà bu 3 litres de café et tout le monde hésite sincèrement à appuyer sur le bouton rouge dans le placard là où le serveur et les 38282919 fils se trouvent « juste pour voir, peut-être que ça résoudrait le problème ».

 

Franchement Internet, t’étais pas si bien que ça, ça sert à rien d’avoir le melon.

 

L’EXPRESSION

 

« On pourrait peut-être trouver une alternative, aller travailler de chez nous ? Ou du McDo au coin de la rue ? J’ai entendu qu’il y avait du wifi gratuit ».

Internet comme on l’a connu n’est plus, et l’on commence à la réaliser. On se rappelle de tous nos onglets ouverts en même temps, de Slack, Facebook, Twitter, Instagram entrechâssant des conversations parfois futiles mais qui faisaient partie de notre quotidien. On se dit qu’on a été trop gourmand, que l’on n’aurait pu éviter ce bug, en y mettant du nôtre de manière collective, que l’on aurait dû débrancher nos câbles d’alimentation en partant le soir.

Mais c’est trop tard, et on le paie.

 

Internet, ô toi machin cruel. T’es pas cool.

 

LA DÉPRESSION

 

On regarde tous nos écrans, l’air hagard, l’œil triste. On n’échange plus vraiment, l’agence est silencieuse. Les docs word ouverts sur nos bureaux respectifs sont vierges. On regarde notre page Chrome affichant tristement le message que l’on connaît désormais trop « Plus aucune connexion Internet ». Et le petit dinosaure que l’on aimait tant auparavant nous paraît bien triste. Et pas si mignon que ça au final.

S’en remettra-t-on un jour ? Regarderons-nous à nouveau une publicité en buvant un café quand l’agence est encore silencieuse ?

On se remémore les conversations de groupe, la musique, les discussions Slackbot, les channels.

Ahhhhh…les channels.

 

Internet, tu..tu…(soupir)

 

L’ACCEPTATION

 

Les personnes écrivent sur du papier et se parlent beaucoup plus que d’habitude. Les escaliers sont rythmés par les va et vient incessants des pas qui montent, descendent, pour aller d’un pôle à un autre.

Des sourires timides sont de retour sur les visages, l’apaisement s’installe, doucement, mais sûrement.

Les réunions ont pris du retard certes, mais elles sont faites avec des personnes concentrées, sans Mac sur les genoux, et parfois même sans iPhone dans les mains. C’est fou comme on peut finalement se passer de tout.

Et alors que l’on visualisait sa vie sans Internet, à jamais, le monsieur de l’informatique (qui est redevenu drôle après une bonne nuit de sommeil) nous explique comment gérer le nouveau fournisseur Internet qui nous permettra de ne plus jamais passer par la case bug général.

Hey dis-donc, elle est pas mal cette nouvelle box à y regarder de plus près.

 

Internet, tu ne finiras jamais de m’étonner.

 

Bien à vous, et de la fibre.

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

L’attente

 

On passe un paquet de temps à attendre.

 

À attendre qu’il se passe quelque chose, que la personne devant nous avance, que notre vie se dénoue, que l’on trouve quelque chose, que l’on ait une réponse.

Tous ces moments qui restent en suspens, comme entre parenthèse, pour servir d’autres moments.

Ils ne sont que des moments faire valoir, de ceux que l’on sait qui ne dureront pas, que l’on ne veut pas dans notre vie, mais dont on a besoin en attendant de voir quelque chose de cool se passer dans notre vie.

 

En fait, l’attente, c’est un peu le rebound guy de la vie.

 

On ne sait pas trop quoi en faire, on s’ennuie un peu, mais bon on se dit qu’il va forcément se passer quelque chose de bien dans pas longtemps donc il suffit juste de laisser passer l’instant en pensant au suivant. Un peu comme après avoir mangé sa case du jour du calendrier de l’avent Kinder

 

 

La queue du Rex un vendredi à 01.34

 

« Je vous mets en attente quelques instants »

 

L’eau qui tente tant bien que mal de bouillir pour les pâtes à 05.23. Au retour du Rex donc.

 

Le métro le jour de notre rendez-vous mega important

 

Le mac que l’on redémarre parce que l’on a oublié d’envoyer un mail avant de partir et que l’on est déjà en retard

 

Le Doliprane effervescent un jour de mal de tête

 

« L’embarquement commencera par les sièges A1 à F6 »

 

Le plat Picard qui chauffe dans le micro-ondes un midi où on faim. Très. Faim.

 

Puis laissez reposer la pâte 2h au frais

 

Numéro 90…Numérooooo 90

 

J’aurais dix minutes de retard

 

10…9…8…7

 

« Votre temps d’attente est estimé à 7minutes »

 

Vous êtes 32383ème dans la queue de la billetterie Roland Garros

 

6…5…4…

 

« Excusez-moi, vous attendez pour les toilettes ? »

 

3…2…1… HAPPY FU**IN NEW YEAR!

 

« Excusez-moi je vais prendre un gin t…Excusez-moi… Oui, là, moi ! Oui je vais pr… »

 

« Alors notre prochaine table disponible pour bruncher sera à 15h30 ».

« Mais il est 11h30, je veux dire d’ici là je serai peut-être devenue diabétique »

« … »

 

Bien à vous, et un peu de patience

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

Dry January

 

Dry January, c’est un principe qui vient d’Outre-Manche (vous avez remarqué comme TOUT venait toujours d’Outre-Manche ou d’Outre-Atlantique ? C’est fou ça ? On a rien inventé nous à Paris ou quoi ? C’est incroyable ça quand-même d’être toujours à la bourre pour un paquet de trucs alors que l’on se trouve dans une ville tellement cool) (fin de la parenthèse qui fait trois chapitres) et qui consiste à ne pas boire une goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier, histoire de remettre les compteurs à zéro pour l’année à venir.

 

J’ai décidé de le faire, parce que :

 

1 – Ça me faisait un article

2 – C’était ça ou faire un mois sans râler et j’étais pas prête

3 – J’ai proposé ça dans le vide mais j’avais des témoins donc je ne pouvais pas faire marche arrière sans passer pour une lâche

4 – Je ne m’étais pas rendue compte que le mois de janvier était long. Très long.

 

Mais ça m’a surtout permis de me rendre compte à quel point les occasions invitant à boire de l’alcool étaient nombreuses. Quand on met côte à côte tous les pots de départ / anniversaires / « pfff quelle semaine de merde » / soirées / « un petit coup de cidre avec la galette ? / petit Mimosa avec le brunch ? / J’ai un pote qui mixe dans ce bar / J’connais le bartender / J’ai un pote canon à te présenter / Allez juste un verre / Ça a ouvert cette semaine / On arrose mon nouveau job / J’en peux plus de mon job il me faut un verre… et bah ça fait une sacrée gueule de bois, et l’équivalent financier de trois tours du monde noyés dans des litres de gins tonics / vin rouge / whisky / whatever your poison is.

 

Et histoire de ne pas tirer un trait sur ma vie sociale, j’ai trouvé quelques astuces pour ne pas se retrouver seule dans le noir un vendredi soir à boire un Perrier en se demandant pourquoi est-ce que l’on s’est lancé dans cette belle aventure.

 

Tips 1 / Initier les sorties

 

Don’t : Si l’on nous propose de boire un verre / sortir en boîte / aller en soirée et que l’on dit non, on est la/le relou de service qui n’a pas envie d’être social(e). Il ne faut donc par conséquent pas refuser TOUT ce que l’on nous propose, sous couvert de ne plus avoir d’amis. Jamais.

 

Do : Proposer des choses différentes qui fonctionnent avec notre façon d’aborder ce mois de janvier. En proposant des expos, des déjeuners, ou des brunchs. Comme ça les gens ont l’impression qu’on met un point d’honneur à se cultiver et à manger des œufs bénédicte. On garde donc nos amis, on essaie de nouveaux endroits, et on respecte notre dry january. Et ouais.

 

 

Tips 2 / Annoncer le game

 

Don’t : Faire un changement radical dans sa façon de vivre et ne pas en informer les gens c’est le meilleur moyen de faire les gens se poser des questions (« Ouais elle doit être enceinte ») et risquer de ne pas tenir son pari et de craquer au bout de 72H en buvant une pinte de Pina Colada (« OSEEEEEF Dry January »).

 

Do : Le dire, avec un air fier, parce qu’on aime relever des défis et que c’est cool de sortir des sentiers battus et de s’imposer des expériences qui nous font vivre différemment pendant quelques semaines – bon c’est pas non plus l’ascension de l’Everest hein, mais quand-même, notre Perrier aurait presque un petit goût de victoire en attendant d’avoir un goût de Cosmo.

 

Tips 3 / Faire ce que l’on a vraiment envie de faire

 

Don’t : L’alcool, ça désinhibe c’est bien connu, on se retrouve avec un côté YOLO et on se sent l’âme d’une Beyoncé alors qu’en vrai entre chaleur et yeux vitreux on se rapproche dangereusement de la tête d’un Iggy Pop. Alors parfois, continuer de sortir dans les endroits qu’on a l’habitude de fréquenter après deux ou trois pintes peut s’avérer troublant quand on sirote un jus de cranberry. Sans vodka. Oui je m’adresse à toi, qui t’es retrouvé au Rex imbibé de Perrier un vendredi soir. Surprenant hein ?

 

Do : Se coucher à 22H un vendredi soir si l’on a envie de se coucher à 22h un vendredi soir, et toiser les gens exerçant le walk of shame le samedi à 8h du matin, frais comme un gardon dans ta tenue de running.

 

 

Personnellement je vais poursuivre ce dry january avec un dry february.

Ou pas. On sait pas.

 

Si on sait.

 

Santé

Facebook Twitter Email

Je ne suis pas superstitieuse, mais bon

 

 

Je ne suis pas quelqu’un de croyant ni de superstitieux, je ne l’ai jamais été, et a priori, je ne le serai jamais.

Mais parfois, il se passe des choses, qui n’ont RIEN de pragmatique, mais ça me fait quand-même quelque chose.

Que celui qui n’a jamais touché du bois en parlant de quelque chose qu’il aimerait voir se réaliser me jette le premier caillou.

 

Parce que je ne suis pas superstitieuse mais bon…

 

 

Tu ne me feras pas passer sous cette foutue échelle

 

Mon oreille gauche n’arrête pas de siffler

 

J’ai lu un mot dans mon bouquin, et le mec d’à côté a dit le même mot au téléphone. Au. Même. Moment.

 

La voyante de ma mère a dit que je marierai avec un australien.

 

Ça me fait un « Déjà Vu » (à prononcer « Dé-cha-Fou »)

 

Je ne peux pas enlever mon bracelet je dois attendre qu’il se casse pour que mes vœux se réalisent (?)

 

Si tu pouvais ramener une 14ème personne pour notre dîner ce serait cool. N’importe qui je m’en cogne. Au pire on invitera le serveur, il avait l’air mignon au téléphone. Si c’est possible d’être mignon au téléphone.

 

Elle ne peut pas parler je l’ai jinxée. Oui « sérieux ». Très sérieux même.

 

Touche du bois quand-même

 

Le chat nous regarde avec des yeux lubriques

 

Mets une majuscule à ‘’God’’

 

TOUCHE DU BOIS JE T’AI DIT

 

Excellent vendredi 13 à tous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

Ces questions / Les résolutions, cette idée toute pourrie

 

Il y a des questions qui me font sourire. Non pas que je les aime particulièrement, mais ce sont des questions tellement redondantes, qu’elles font partie de nous. Elles ne nécessitent pas vraiment de réponses, ou alors cette sorte de réponse orchestrée que l’on donne de manière automatique parce que l’on y a tellement répondu au préalable.

Vous savez comme quand quelqu’un nous demande ce que l’on fait dans la vie. Au tout début on a un peu de mal à expliquer quand on nous regarde avec des yeux ronds, on se répète, on bégaie un peu, on a envie que la personne comprenne et trouve ça cool alors on s’éparpille dans nos explications, mais ensuite et à force d’y avoir répondu des centaines de fois, on a un discours totalement rôdé.

Je sais quel mot utiliser, quels exemples donner en fonction de la personne que j’ai en face de moi et j’ai même plusieurs types de air schéma (les schémas que l’on écrit sur un tableau imaginaire pour faire des graphiques simples) (vous faites ça vous aussi ?) (je trouve que ça aide beaucoup pour illustrer son propos) que je fais pour expliquer le fonctionnement d’une agence de pub.

 

Et parmi ces questions, il y a celles que l’on nous pose souvent et que l’on ne sait pas ou plus trop comment accueillir, parce qu’elles nous font trop réfléchir, et vous me voyez venir avec mes grosses Timberland, la question des fu**in résolutions fait partie des questions qui me rendent dingue.

Pour inaugurer cette catégorie d’articles « Les questions », on parlera donc aujourd’hui…

 

Des résolutions, cette idée toute pourrie (et comment répondre à la question qui en découle)

 

Ça y est, on est enfin en 2017, après cette année 2016 qui était selon mon feed Facebook « pourrie », « horrible », « la pire que l’on n’ait jamais connue », on se dit tous que 2017 va être l’année où il va finalement se passer un truc tellement, mais tellement cool, que l’on aura envie de se rouler dans cette année de bonheur et de ne plus jamais faire le décompte, muni de flûtes à champagne avec pied en plastique amovible sous les lumières d’une boule à facette entre deux inconnus qui se chopent la bouche comme si leur vie en dépendait.

 

Surtout si tu es l‘un des deux inconnus.

 

Parce que les résolutions c’est comme le « Ok mais juste un verre vite fait », tu peux être sûr que tu vas te réveiller dans un endroit où ton pass Navigo ne te sert à rien avec un mal de crâne que même 18 Dolipranes ne pourront pas soigner.

 

Alors pour les résolutions, c’est encore pire. Il suffit que je réponde « Faire plus de sport » à cette question agaçante qu’est « Alors, t’as des résolutions ? », pour que je me fasse une tendinite.

Je pense donc que pour le bien de tous, il faudrait que l’on dresse sa liste personnelle des résolutions que l’on ne tiendra pas, et qu’on la balance à la face de celui qui osera nous demander « Alors, t’as des résolutions pour cette annéée ? ». Comme ça on se libère directement d’une pression dictée par ce mois de janvier qui ne sera qu’odeurs de galette des rois et « Bonne annnnnééée » lancés à tout va, et puis on a de quoi répondre à Jérôme de la compta, et tout le monde est content.

Et puis si par mégarde on avait un peu de motivation au cours de l’année à venir, on serait étonnamment surpris. Je vous laisse ici ma liste personnelle, parce que je suis meuf sympa.

Ouais.

En 2017…

 

Je n’irai pas deux fois par semaine au tennis au lieu d’une. C’est par altruisme, les terrains sont souvent bookés, faut laisser des dispos pour ceux qui veulent s’y mettre.

 

Je ne perdrai pas 3 kilos. Franchement je les aime, ils m’aiment, on se tient compagnie alors laissez-nous vivre ensemble, merde.

 

Je ne courrai pas plus de 5kms à chaque session. Sinon je perdrais forcément mes 3 kilos donc je devrais refaire ma liste.

 

Je ne dépenserai pas moins. J’aimerais, mais c’est comme les débardeurs, c’est juste pas fait pour moi.

 

Je ne sortirai pas moins. Cf point au-dessus.

 

La semaine prochaine, je vous expliquerai comment répondre à cette question horrible « Penses-tu que nos meilleures années sont derrière nous ? » sans frapper la personne avec une batte de base-ball.

 

Bien à vous, et une excellente année 2017. Bordel.

 

 

Facebook Twitter Email

Les choix

 

 

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé combien de fois l’on devait choisir par jour ? Parce que bon, les choix de la vie sont une chose, mais ceux de la vie quotidienne en sont clairement une autre.

Disons que quand tu arrives à l’autel le jour de ton mariage, tu sais à peu près ce que tu vas dire quand on va te poser une question.

 

Sinon c’est le moment de faire le point. Genre là maintenant tout de suite, lâche cette part de cheesecake au speculoos et mets tout à plat.

 

Mais quand on réfléchit au nombre de décisions que l’on doit prendre par jour, on a clairement envie d’embaucher un assistant.

Mais bon, il faudrait faire passer des entretiens, et donc ensuite faire un choix.

 

Le serpent qui se mord la queue, tout ça.

 

 

Vous montez ou vous descendez ?

 

Choisir un personnage : Blanka – Zangief – Ryu – Dhalsim

 

Voulez-vous enregistrer les modifications apportées à….docx ?

 

Ligne 8 ou ligne 1 ?

 

Ce sera pour boire un verre ou pour dîner ?

 

Prendre le double appel ?

 

Attends on parle de celui en chemise noire ou en tee-shirt bleu ?

 

19h ? 19h30 ?

 

On fait ça jeudi prochain ou vendredi de la semaine suivante ?

 

Vous prendrez des cafés ?

 

Vous avez un chemin préférentiel ?

 

Indien ? Thaï ?

 

Changement à République ou à Richelieu-Drouot ?

 

Où partir en juin en weekend de 4 jours ?

 

Tall, Grande, Venti ?

 

Orange ou pamplemousse ?

 

Théâtre ou expo ?

 

Ce sera tout ?

 

Décrocher. Raccrocher.

 

Ce sera en formule ?

 

Je vous fais un paquet ?

 

Bien à vous, et du point d’interrogation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

Winter is fuc**n coming

 

 

Même pas eu le temps d’enlever notre faux sang d’Halloween et d’engloutir sa dose annuelle de Soy Pumpkin Latte que c’est déjà l’hiver et tout ce qui va avec.

 

« Est-ce que je m’achète un calendrier de l’avent Kinder…? »

 

Le binge watching des téléfilms de Noël avec des histoires surprenantes et novatrices (non)

 

« Et toi tu as commencé tes cadeaux de Noël ? »

 

« Est-ce que du coup je m’enquille tous les Kinder de mon calendrier de l’avent en un coup ? »

 

Suite à un fort trafic sur fnac.com, vous êtes actuellement sur liste d’attente pour y avoir accès

 

« J’suis sûre que mon Secret Santa c’est Roger »

 

Le thé orange-cannelle devient la boisson officielle

 

Ça sent la clémentine dans l’open space

 

« P’tit marché de Noël norvégien ce weekend ? »

 

« Non en fait j’suis sûre que mon Secret Santa c’est Jean-Mi »

 

Et les marrons chauds à tous les coins de rue

 

« P’tit marché de Noël spécial food ce weekend ? »

 

On ne s’embarrasse clairement plus à trouver un resto cool et on y va de manière confiante à coups de raclette, fondue et autres Mont d’Or hebdomadaires

 

Combo snood / bonnet / gants : ACTIVÉ

 

« Ah non mais en fait mon Secret Santa c’est carrément Micheline »

 

« P’tit marché de Noël spéciale fringues ce weekend ? »

 

Est-ce vraiment nécessaire d’acheter un 24ème plaid de chez Fleux? (oui)

 

Passion sweats de Noël : ACTIVÉÉÉÉEEE

 

Compte bancaire dans le rouge suite à la combo impôts + taxe d’habitation + cadeaux de Noël : ACTIVÉ

 

Bien à vous, et du Jingle Bells.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email

Non mais

 

Non mais qu’est-ce qu’on râle putain. Les français sont réputés pour râler, et franchement c’est vrai. Je ne m’exclus pas du lot hein, mais j’essaie de faire des efforts, parce qu’à chaque fois que j’entends une bribe de conversation dans la rue, il s’agit de râlage intempestif. Et il ne faut pas dire que les gens ne sont pas créatifs hein, ils trouvent TOUJOURS un moyen de râler, une raison, un sujet. C’est comme le bitching, c’est visiblement un sport national. Allez les gars, mettez-vous au cricket, ça a l’air beaucoup plus drôle.

Sérieusement, on se plaint de tout, tout le temps. C’est, je pense, notre inspiration principale pour les conversations, que cela soit…

 

Avec un mec que l’on a rencontré 8 secondes plus tôt

« Je travaille dans la pub, non mais c’est cool mais frustrant / pas de RTT / le chauffage est trop fort / on n’a pas d’animal de compagnie

 

Au brunch

«Non mais j’ai faaaaaim / Pourquoi ils ne prennent jamais les résas, on n’est pas à New York bordel / Les œufs sont bofs / le jus n’est pas fraîchement pressé / On est serrés quand-même / Il est pas sympa le serveur

 

Avec ses amis que l’on connaît depuis quinze ans

« Non mais y’en a pas un qui peut comprendre les règles du rugby / mon appartement est trop petit / je suis fatiguée / j’ai envie de prendre 8 mois de vacances / j’ai pas les cheveux assez brillants (?)

 

Avec la boulangère

« Non mais il fait froid / chaud / nuageux / Trump »

 

Avec ses collègues

« Non mais brief compliqué / pas d’argent / pas le temps / trop de bruit »

 

En boîte

« Non mais y’a trop de monde au bar / Non mais y’a trop de monde aux toilettes / Non mais le fumoir c’est l’angoisse / Non mais je l’ai vu dans le fumoir et il était pas beau en fait »

 

Avec sa sœur / son frère

« Non mais papa / maman / Roger / le voisin / la boulangère (elle est partout elle)

 

Au resto

« Non mais c’est trop salé / pas assez cuit / on attend depuis longtemps / y’a trop de monde / allô 9€ le Chardonnay »

 

Au théâtre

« Non mais il arrête de gigoter lui-là / Je vois rien / J’entends pas / Les gens qui laissent leurs téléphones allumés je te jure / J’ai envie de faire pipi »

 

Au musée

« Non mais 1H30 de queue ils sont fous eux / 18€ la place sérieux / C’est déjà fini ? / J’vois rien / de toute façon Télérama disait que c’était génial donc ça ne pouvait qu’être nul »

 

Dans le métro

« Non mais je vais lui foutre son accordéon dans l’… / ça sent pas bon / c’est blindé / LAISSEZ DESCENDRE AVANT DE MONTER !!

 

Devant son ordi

« Non mais le wifi bordel / bon Netflix on y va là / m’en fous des mises à jour / Raaaahh non je ne veux pas enregistrer / pourquoi ça écrit en énorme sur Facebook maintenant bordel ? »

 

Dans la cuisine

« Non mais pourquoi ça déborde là / Arhhh c’est brûlé / pourquoi il ferme pas lui / il est où le fuckin torchon »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Email