Mon histoire

Dear 2017

 

Quand je lis les articles sur des blogs divers et variés à la période des fêtes de fin d’année (bon ok que des blogs de gens qui ont tout lâché pour aller ouvrir un sanctuaire pour soigner des bébés loutres (et des blogs de nanas qui t’expliquent comment appliquer de l’highlighter alors que je ne sais même pas ce que c’est et que je me fous ma brosse de mascara dans l’oeil un matin sur deux) (on lâche rien), c’est toujours pareil ; les gens font le bilan.

 

Ils expliquent qu’écrire noir sur blanc les choses positives te permet de remettre ton année en perspective, et de ne pas te faire dire pour la 75ème fois en une semaine “Oh bah on espère que 2018 sera mieux”.

 

Que cela soit des voyages, des enfants, des mariages, des achats d’appartement, ou la trouvaille d’un nouvel italien qui prend les réservations (chacun ses projets, on n’est pas là pour juger), voir ce qui nous a fait sourire les mois écoulés fait du bien au moral, et à notre petit coeur.

 

Alors en 2017, je ne sais pas vous, mais moi…

J’ai fait un road-trip en Egypte qui m’a fait me rendre compte que le bonheur, il était simple, et qu’on avait trop tendance à l’oublier. Que même si le cynisme est à la mode à Paris, si l’on préfère hausser le sourcil plutôt que d’être gentil, parce qu’être gentil, c’est un truc de loser, la bienveillance c’est quand-même ce qui se fait le mieux. Mais également que le fait de bien s’entourer, ça change tout. Avoir des gens positifs autour de soi, qui sont à l’écoute et nous font nous améliorer au quotidien, ça nous façonne. On est les gens que l’on aime, que l’on admire. Dans chacun de mes amis, il y a des choses que j’admire profondément ; des qualités que je n’ai pas, des principes forts, des qualités que l’on partage, et ça, c’est selon moi le fondement d’une amitié qui fonctionne et qui nous fait avancer.

 

J’ai recommencé le bénévolat avec une autre association que celle dans laquelle j’étais à l’époque, et j’avais oublié à quel point c’est juste génial. Je peux arriver dépitée, je sais que j’en repars toujours chargée à bloc. Voir des gens qui sont vraiment dans le besoin, ça fait relativiser, et surtout ça nous permet de faire quelque chose de vraiment désintéressé et de rencontrer des personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous. Toujours cette histoire de bienveillance, parce que l’on a beau dire ce que l’on veut, le bien appelle le bien.

 

J’ai fait une croisière. Le truc que je n’aurais jamais fait de moi-même, du moins pas tout de suite. Et pourtant les bateaux, c’est une affaire de famille. Mais j’en ai fait une, et j’ai totalement adoré. Le fait de pouvoir courir quand tout le monde est endormi et voir le soleil se lever sur l’océan, je crois qu’on n’a rien fait de mieux. A part les pâtes au cheddar. Encore une fois, j’étais très bien entourée, et ce fut 12 jours de positivisme et de bienveillance, et putain ça recharge.

 

Je suis tombée amoureuse. Une espèce de bombe. Yeux bleus, rire de dingue, 3 kilos et des brouettes la première fois que nos regards se sont croisés ; le love dès le début. Je l’ai prise dans mes bras, elle m’a chopé le doigt et j’étais encore plus émue que pendant un haka d’un match des 4 Nations.

Comme quoi, tout arrive, pas toujours sous la forme attendue, mais tout arrive.

 

J’ai trouvé une utilité à mes boules à neige en lançant The snow globes factory, un projet d’écriture qui me permet de combiner deux de mes passions et surtout de me faire offrir un cadeau à chaque fois que l’un de mes amis part quelque part, et ça c’est putain de cool.

 

J’ai remis les gants, après 10 ans sans boxe, j’ai repris. Pas à la même fréquence, ni au même niveau, mais j’ai repris, et j’ai l’impression d’avoir récupéré un petit bout de moi.

 

J’ai eu un coup de coeur pour une petite île dont je ne connaissais pas l’existence, j’ai nommé Gozo, au nord de Malte. Et j’ai parlé avec un homme qui habitait là-bas depuis quelques années, après avoir vécu comme croupier à Londres. Un jour, il est allé rendre visite pour la semaine à son meilleur ami, il est tombé amoureux de Gozo, est rentré à Londres, a lâché son appart, son job, et est allé s’installer sur l’île. Quand je lui ai demandé s’il était heureux, il m’a simplement répondu “I finally found the inner peace I was looking for” (J’ai enfin trouvé la paix intérieure que j’ai toujours cherchée). Ca m’a fait écho, au plus profond de mes entrailles. Il a une cinquantaine d’années. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour trouver ce que l’on cherche.

 

J’ai arrêté le poisson. Après 5 ans de pesco-végétarisme (régime de ceux qui ne mangent pas de viande mais qui s’octroient le droit de manger du poisson), je suis passée full végétarienne. J’ai eu le déclic à Copenhague en janvier en mangeant un truc à base de homard et j’ai eu littéralement un haut le coeur. Ca a été ultra facile alors que j’étais une grosse fan de poisson et autres fruits de mer. Chacun fait ce qu’il veut, et je n’oblige personne à rien, même si évidemment la fourrure, les abattoirs, la pêche électrique et autres conséquences de l’égoïsme humain me tordent les tripes, mais aller au bout de mes convictions m’a permis d’être encore plus en accord avec moi-même. Et on l’oublie souvent, mais être en accord avec soi, c’est putain d’important.

 

J’ai renoué avec des gens perdus de vue, en un message. Parce que s’engueuler c’est facile, mais reprendre contact ça l’est tout autant, et bien souvent ça vaut le coup. Alors si vous pensez souvent à quelqu’un qui ne fait plus partie de votre vie et que vous le regrettez, mettez votre ego de côté, et putain allez-y.

 

J’ai trouvé un super italien qui prend les résas, ça s’appelle Ober Mam… Non j’déconne.

Je vous souhaite une putain de bonne année

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Those people.

Il y a ceux qui mangent leur compote avec une cuillère dédiée, et ceux qui la mangent avec le dos de leur fourchette parce que “flemme d’aller en chercher une en bas”

 

Il y a ceux qui pensent à prendre leur Thermos de café le matin, et ceux qui dépensent 4€ au Starbucks’ du coin de la rue pour avoir un mug en carton. Qui fuit.

 

Il y a ceux qui ont une poche spéciale pour leurs clefs dans leur sac, et ceux qui les font tomber dans la bouche d’égout après les avoir cherchées pendant 12 minutes

 

Il y a ceux qui finissent un carnet avant d’en entamer un autre, et ceux qui en ont 8 avec des numéros notés sans nom qui va avec

 

Il y a ceux qui ont une boîte avec marqué “décoration de Noël” dessus, et ceux qui regardent les loupiotes dans la rue

 

Il y a ceux qui jettent un stylo quand il ne marche plus, et ceux qui en ont 34 sur leurs bureaux, dépourvus de tout capuchon

 

Il y a ceux qui ont une paire de running pour la salle et une pour l’extérieur, et ceux qui courent en Stan Smith

 

Il y a ceux qui ont de la crème pour les mains qui ne fuit pas dans leur sac, et ceux qui n’ont qu’une moufle à se mettre chaque hiver depuis 3 ans

 

Il y a ceux qui ont un répertoire avec les prénoms + le nom de famille du contact, et ceux qui ont 8 Julien et 5 Valentin. Mal orthographiés.

 

Il y a ceux qui écrivent leurs voeux sur du papier pour les envoyer à leurs proches, et ceux qui reçoivent des “Bonne Année” sans savoir qui est l’expéditeur. Mais répondent quand-même. La politesse c’est important.

 

Il y a ceux qui donnent des conseils et les appliquent, et ceux qui se réveillent à côté de leur ex.

 

Il y a ceux qui mettent 5 réveils le matin, et ceux qui ont adopté le early morning avant même que le concept n’arrive en France

 

Il y a ceux qui surlignent les éléments de leur to-do list au fur et à mesure de la journée, et ceux qui font des listes qu’ils ne prennent même pas la peine de…

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Oh boy

Qu’on se le dise ; si l’on devait faire la liste de tous les mecs pas fréquentables que l’on fréquente malgré tout, on aurait un manuscrit plus long que tous les écrits de Tolkien réunis.

L’essentiel c’est d’en être conscient. Et puis surtout, on ne peut pas TOUJOURS savoir dès le début si la personne avec laquelle on boit un verre au bar est dans la catégorie des gens avec lesquels on aurait envie de se foutre sous un plaid en buvant du thé de Noël, ou dans celle de ceux qui nous motiveraient à changer de digicode + serrures + porte à trois point.

Et puis histoire de compliquer le truc et de nous faire passer 4h au brunch du dimanche à analyser les histoires d’amour de 20minutes des uns et des autres, il n’y a évidemment pas seulement deux catégories de mecs, mais également des sous-catégories.

C’est encore plus le bordel que les fédérations de boxe cette histoire, personne n’est d’accord, des nouvelles sous-catégories apparaissent tous les jours, et cela devient de plus en plus compliqué de s’y retrouver, même avec toute la bonne volonté du monde.

Du coup je me suis dit que j’allais vous faire un petit almanach. Parce que déjà le mot almanach est très cool, et à mon sens pas du tout assez employé. Et surtout pour que les célibataires qui me lisent s’y retrouvent vendredi soir prochain en se demandant si elles doivent commander un deuxième Chablis en écoutant le mec canon à casquette leur parler de sa troisième première année en marketing. Indice : Non.

Mais aussi pour les nanas maquées qui vont bénir le jour où elles se sont dit qu’elles allaient rester avec le mec avec lequel elles étaient, plutôt que de revenir dans la jungle qu’est celle du célibat parisien.

 

Ceux qui ont déjà écrit un article sur Vice

On commence avec une catégorie facile avec des gens identifiables au premier coup d’oeil, même pour les myopes au fond. Ces mecs-là sont souvent, très souvent, imbus d’eux-mêmes. Je veux dire, à un niveau qui ferait passer Trump pour une personne humble.

Ils portent très souvent des casquettes, sans aucun lien avec un quelconque souci de calvitie naissante, et aiment parler du fait qu’ils sont surdoués et que ça leur bousille la vie, et leur a également fait abandonner leurs études, parce qu’ils s’ennuyaient dans cette masse de gens moyens, préférant par conséquent garder leur liberté en restant chez leurs parents à 28 ans, et en travaillant dans des shops qui vendent des sandwichs gluten free à La Défense.

Caractéristiques physiques

Casquette

Rarement tatoués

Où les trouver ?

Au Mauri7

Au Rex

Dans les soirées appart’ du pote du mec de la nana dont le frère était avec nous en première année

Les énervés

Assez facilement reconnaissables également, les énervés sont des personnes assez colériques comme leur nom l’indique, qui de prime abord ont un charisme fort et une aisance pour parler à l’oral. Ils sont beaux (sinon ça ne marche pas) et donnent l’impression à leur interlocuteur d’être la 7ème merveille du monde, le temps de 8 secondes. Avant de changer d’interlocuteur, et donc de merveille. Mais c’est déjà trop tard, la personne qui lui parlait est hooked et se demande déjà combien de sucres il prend dans son café le matin.

Ils ont un côté dark prononcé, mais pas trop pour laisser l’impression qu’ils sont sauvables.

Une rupture compliquée, un drame familial, un problème d’argent ; quelque chose s’est mal passée pour que l’énervé en devienne un.

Caractéristiques physiques

Souvent tatoués

Se déplacent souvent avec un de ses amis “mec bien sous tout rapport”

Où les trouver ?

Partout. Du Faust à la Machine, en passant par la Communion et le Freedom. L’énervé aime sortir, tant que ce n’est pas au Café Oz.

Et sur Tinder.

Les mecs bien sous tout rapport

Ils sont là, contents, gentils, du coup on se demande pourquoi et surtout comment se sont-ils retrouvés là, entourés de mecs qui ne rentrent pas dans cette catégorie-là, et surtout pourquoi celui qui s’apparente à son meilleur ami a vaguement l’air d’être un mec énervé.

Ils ont la tchatche facile et font souvent des études stylées auxquelles nous ne sommes que rarement confrontées. On se demande 24 fois quel est leur défaut avant de les prendre de haut en se disant qu’ils sont trop honnêtes pour être intéressants.

Caractéristiques physiques

Souriants. Mais sourire honnête, pas sourire “Bonjour j’ai mangé toute ma famille”. (A ne pas confondre)

Où les trouver ?

Un peu partout, ils n’ont pas (encore) la condescendance parisienne, n’ayant pas toujours vécu ici et sont par conséquent trouvables aussi bien au Zig Zag qu’au Rosa Bonheur en passant par un bar de quartier qui n’est pas dans “le top des 5 bars où boire une pinte à la cool” du Bonbon.

Les machoires serrées

Ou ceux qui font tourner le marché de la drogue parisienne, toujours enclin à appeler 27282 numéros pour “s’amuser un peu”, ceux-là ont une capacité folle à te jurer qu’ils n’ont pris que de la tequila alors qu’ils ont la machoire inférieure à Gare du Nord, et la supérieure à Belleville*. Ils paraissent à peu près normaux, jusqu’à ce que l’on réalise que pour eux, la fête se déroule H24, 7/7, et que leur tête fatiguée du samedi soir est en fait leur vrai visage.

Ils ont fait plus d’after avec des inconnus qu’une grand-mère en maison de retraite n’a fait de bingos, et ont une fâcheuse tendance à être plus stressés qu’un bachelier au mois de juin.

Caractéristiques physiques

Portent très souvent une parka avec une capuche en moumoute.

Sont souvent minces

Où les trouver ?

Weather

Big Bang

Pigalion

Peacock

Marvellous

Et tous les autres endroits qui ressemblent à des Meat packing districts boueux.

Allez bisou, et à vendredi.

*Cette sublime métaphore sort de la bouche de l’une de mes inspirations qui préfère rester anonyme histoire de… Vous savez, ne pas avoir à changer de digicode ou recevoir des photos pas toujours agréables.

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Send nudes

Il y a des questions que je me pose depuis toujours du type “Les barres auxquelles on se tient dans le métro sont-elles parfois nettoyées ?” ou “Est-ce que les psys vont eux-mêmes voir des psys” en passant par “Est-ce qu’Henri IV avait vraiment un cheval blanc ?”.

Et puis il y a les question d’époque.

Les questions qui apparaissent suite à un nouveau mode de fonctionnement, une évolution technologique, une tendance comportementale…

Et il y a quelques semaines, la question était posée : mais pourquoi les mecs envoient-ils des dick pics ?

 

Pour ceux du fond en couple depuis 12 ans et qui habitent à Brest sans une box Internet, une dick pic c’est comme son nom charmant l’indique, une photo de l’appareil génital masculin.

 

Ouais bon une photo de b**e quoi.

 

Comme ça, sans filtre. Enfin après parfois il y a des filtres hein, il y a des artistes dans les dick pics senders, l’un n’empêche pas l’autre.

 

J’ai interrogé un panel absolument non représentatif de la population pour discuter de ça, il y avait des nanas, des mecs, des en couple, des pas en couple, des en couple mais bon c’est pas le bon, des en couple avec une personne différente chaque semaine, et tout le monde a partagé ses expériences liées de près ou de loins à ce phénomène de dick pics, et ça a été très enrichissant.

Enfin je vais pas non plus écrire une thèse dessus, mais quand-même, ça m’a permis de comprendre quelques trucs, de jongler entre conversations IRL, Facebook et autres slacks, et qu’on se le dise, à sacrément me marrer.

 

Parce que les nudes, je comprends. On est dans une société où tout doit aller vite, où tout doit donner envie, et où tout est totalement remplaçable ; en allant de son vélo jusqu’à son iPhone en passant par… son mec ou sa nana. Avant quand on rencontrait quelqu’un qui nous plaisait mais qu’il devait partir à l’étranger pour quelques mois, on l’attendait, même si c’était dur. Désormais, on lui trouve un remplaçant alors que l’embarquement de son vol n’a même pas encore commencé.

 

Bienvenue dans l’ère de la fast consommation.

 

UberEats est trop lent ? Pas grave, Foodora et Deliveroo sont là.

La nana qui nous sert notre Phô au coin de la rue n’est pas très agréable ? That’s ok, on en a 3 autres dans un périmètre de 300m.

Uber a un taux de majoration trop haut ? On ouvre Taxify.

 

Alors si notre mec s’endort sur ses lauriers et préfère s’enquiller des ramens en binge watchant Netflix plutôt que d’aller faire du TRX quatre heures par semaine, le menant à un ventre grassouillet, qu’est-ce qui nous empêche d’en trouver un autre ?

L’amour ?

Mais si amour il n’y a pas ?

Alors pour rester désirable, que l’on soit là ou pas, on use de la technologie pour donner envie. Une photo avec un bout de pectoral par là, une autre avec une amorce de boob par ici, de la duck face en veux-tu en voilà, des abdos lustrés juste là oui merci ; tout le monde connait ces photos qui teasent.

 

Mais qu’en est-il des dick pics, des vraies, celles que l’on reçoit sans ne rien avoir demandé, et qui ne donneraient pas envie à qui que ce soit même après un jeûn sexuel de 8 ans ?

Parce qu’en plus d’être totalement intrusifs, et vraiment déplacés, les envois de ce genre de photo ne donnent vraiment, mais alors vraaaaaaiment pas envie. Surtout pas à quelqu’un que l’on ne connaît pas, ou que depuis 10min d’échanges sur Tinder.

Mais que se passe-t-il dans le crâne des dick pics senders alors ? Une envie irrepressible de s’exhiber comme les enfants de 4 ans à la découverte de leur liberté ? Une profonde certitude que leur zizi en plan serré excitera le destinataire un mardi à 15h23 ?

Ca me paraissait bizarre. Et je pense au fond, que ce que les gens recherchent en envoyant ça, c’est la même chose que l’on recherche tous quand on demande à sa pote en essayant un jeans si “Il me fait un cul stylé ?”.

 

L’approbation.

 

Parce qu’à force de répéter aux mecs à travers le porno, la télé-réalité, les magazines, les articles que leur zgeg est trop petit, trop arqué, trop rapide, pas assez large, trop poilu, trop blanc, trop “mouais pas ouf”, trop “Non mais t’inquiète ça arrive à tout l’monde”, bah au lieu de se dire qu’ils s’en foutent du regard des autres, ils cherchent l’approbation d’inconnu.e.s.

Bon les gars qu’on se le dise, nous quand on nous dit que nos seins ne sont pas assez gros, que nos hanches le sont trop, ou que nos 83828292 autres morceaux de corps ne sont pas comme la société voudrait qu’ils soient, bah on se dit qu’on emmerde le monde (parfois) ou on va courir pour ne pas tuer les gens à l’origine de ces remarques (souvent) ou encore on boit du Chablis en disant que “C’est morphologique putain, les thigh gaps c’est pas pour tout le monde merde” (très souvent).

 

Alors pour éviter que vos zgegs trop ce que vous voulez (mais t’inquiète ça arrive à tout le monde) ne se retrouve dans nos photos iPhone, coincé entre un selfie de soirée fille et une référence de sneakers repérées dans une vitrine un dimanche, soyez cool, gardez votre truc dans votre Slip Français, et envoyez des poèmes. Ca demande un peu plus de réflexion certes, mais ça nous excitera bien plus.

 

Bien à vous, et du bon éclairage.

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How old is your mistake?

 

On fait des conneries. En fait, on fait des conneries en permanence. Chaque jour, on se plante, on va trop vite, on ne vérifie pas, on compte sur quelque chose qui finalement n’arrive pas, on prend du retard, on délègue, on ne délègue pas, on procrastine, on s’en fout. Ce qui nous amène notre petit lot quotidien d’erreurs, ou pour certains notre camion citerne de grosses conneries.

Mais si certaines erreurs se font à tous les âges (coucou le lavage des pulls en laine à 100€ en machine) (je donne un pull taille XXS de toute beauté pour les intéressées), d’autres n’ont plus lieu d’être après un certain nombre d’années.

 

Frapper dans un mur quand on est trop alcoolisé < 20 ans

Après 18 ans on a les phalanges bien trop fragiles pour ça, puis bon, on a déjà vu l’action, on a déjà fait l’action, du coup même si on est étonné de la douleur on se sent un peu con parce que bon, on le savait au fond.

 

Se disputer en public < 20 ans

C’est gênant pour les deux personnes qui se hurlent dessus alors en plein milieu de la rue et qui font des grands gestes, et puis c’est gênant pour le reste du monde qui doit faire en sorte de ne pas se manger l’une des quatre mains qui fait de grands gestes pour appuyer leurs propos.

 

Fumer dans les endroits où l’on n’a pas le droit de fumer < 20 ans

Quelqu’un de 17 ans qui fume dans le métro à 1h du matin tu as envie de le cogner MAIS tu te dis que “ça vaaaaa il est jeune il fait le rebel”.

Quelqu’un de 34 ans qui fume dans le métro à 1h du matin tu as envie de le cogner et tu te dis “Bah attends je vais le faire en fait”.

 

Quitter quelqu’un par sms / DM / téléphone / Skype / What’s app / post it < 23 ans

La politesse, bordel.

 

Etre en PLS pendant les 24h qui suivent une soirée < 30 ans

Laissez-nous donc un peu de marge, life is short.

Bien à vous et du “Mec, je crois que j’ai perdu mon portable” (< 78 ans. Parce que bon, hein, faut bien faire vivre l’industrie du mobile)

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Oldies but goodies

J’aurais voulu faire cette article l’année de mes 30 ans, mais c’est dans bien trop longtemps (non) et j’ai déjà assez de matos. Parce que, quand on entend certaines phrases dans la bouche de nos parents / amis de parents / parents d’amis, on lève le sourcil en se disant que ces vieux machins n’y comprennent rien. Puis la dernière fois, j’ai refusé de sortir un vendredi soir parce que “Non mais ce soir je me couche tôt, je vais à l’entraînement demain”.

 

Et là je me suis dit qu’un truc avait changé.

 

Du coup j’ai écouté ce qu’il se disait dans mon entourage, dans la rue, dans le métro, dans les bars, et je me suis rendue compte que les phrases dites “de vieux” sont dans la bouche… des gens qui ont mon âge.

 

21h ? Ah mais non c’est trop tard pour dîner après je me couche j’ai le ventre lourd

 

Ouais je m’en rappelle, mais attends je te dis ça c’était y’a 15 ans

 

J’ai un rendez-vous client demain matin donc un seul verre

 

Tu peux enlever le truc vert des gousses d’ail ? Je ne les digère pas bien

 

Ah bah non, à cette heure-là je fais le marché

 

Oui on va se faire un petit week-end en France tous les deux

 

T’es dispo ? C’est pour un dîner à 6. Oui, 3 couples

 

– Bah télécharge-le

– Je ne sais pas comment on fait

 

Je ne peux pas trop boire à cause de mes brûlures d’estomac

 

J’parlais avec mon primeur la dernière fois…

 

C’était avant mon PACS

 

C’était avant qu’on achète l’appartement

 

On part avec 4 couples d’amis

 

Tu peux surveiller la petite deux secondes ?

 

J’ai été faire une dégustation de whiskies

– Toi aussi t’as des cheveux blancs ?

– Non

– Et en vrai ?

– Ouais

Bien à vous, et de la tisane digestion facile

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Does he take good care of you?

La première fois que j’ai entendu cette phrase, ca devait être dans une série de qualité (genre Dawson) (ou Charmed) (God we’re old)

Je me souviens que ça m’avait choquée. Does he take good care of you. Est-ce qu’il prend bien soin de toi. Et on parlait d’un petit ami. Merde. Attends, est-ce que j’avais séché la trilogie du samedi passé et celle des 24 années précédentes ? Ou Paige était-elle devenue assistée de la vie en l’espace d’un épisode ?

 

Ouais je connais les prénoms, qu’est-ce que tu vas faire ?

 

« Prendre bien soin de quelqu’un ». Evidemment que l’on prend soin des gens que l’on aime. On essaie de ne pas les froisser, on prend leur parti quand un élément extérieur vient les énerver un peu, on les réconforte quand ils se sentent comme un mardi pluvieux…

Mais cette notion de protection, d’assistanat qui nous paraît élémentaire dans une relation, merde, et l’indépendance là-dedans ?

Est-ce que les gens se mettent en couple pour avoir quelqu’un qui prenne soin d’eux ?

J’avais mis de côté cette petite phrase qui me faisait hausser le sourcil en me disant que ce qu’il se passait dans les séries US restait dans les séries US. Et puis la dernière fois chez l’ostéo, alors qu’elle m’expliquait que tout mon côté droit était plus coincé que le cœur de cible de Cyrillus, et que je lui répondais que c’était le côté sur lequel je portais mes sacs de voyage / mes affaires de boxe / ma raquette de tennis, elle m’a dit :

 

— Bah, il n’y a personne pour vous porter vos sacs ? »

— Hmmm…Genre un assistant ?

— Non, genre un petit ami, qui pourrait prendre soin de vous et porter vos sacs pour ne pas que vous ayez mal a l’épaule

Je suis restée outrée. En slip et outrée, à la regarder en plissant mes yeux comme pour essayer de lire un panneau trop loin. A me demander si c’était devenu la norme d’avoir besoin d’être assisté dans la vie, même dans le côté personnel.

Si c’était devenu la norme dans un couple hétéro que les nanas se fassent porter leurs sacs par leurs mecs pour ne pas abîmer leurs petites épaules fragiles.

Si c’était devenu la norme que les mecs aient une nana « qui leur fassent des petits plats maison» parce que bon, eux ne savaient même pas se faire cuire des foutues pates.

Je ne fais pas l’amalgame entre personnes assistées et politesse ou galanterie, et Dieu sait que tous les mecs qui me passent devant en sortant de l’ascenseur se sont vus se faire couvrir de regards noirs qui les jugeaient jusqu’au plus profond de leur âme de mecs impolis. Mais merde, on n’essayait pas de faire avancer les mentalités depuis quelques temps ? Ou nous étions-nous résolu à rester à quelques centaines de Trilogies du samedi de là, confortablement installés dans nos idées préconçues où le but ultime des nanas était celui de ne plus jamais avoir besoin de porter un sac ?

Est-ce que la seule utilité d’être avec quelqu’un était celle de pouvoir prendre chacun une anse pour équilibrer le poids de sa valise ?

J’ai récemment découvert le « cuffing». Il s’agit de se mettre avec une personne quand l’hiver arrive, histoire d’avoir moins froid la nuit et de ne pas se sentir trop seul(e) pendant les longues nuits de novembre.

 

Bienvenue là où le romantisme n’a. Plus. Aucune. Putain. De. Chance.

 

J’ai lu et relu cet article en me demandant si c’était moi qui était malgré tout une romantique au fond, ou si on avait juste perdu les notions de l’amour, les vraies, celles auxquelles on aspire tous et toutes, dans un sens. Si si, parce qu’entre deux plans cul et trois « m’en fous », à chaque fois que j’entends des bribes de conversation dans la rue / dans le métro / en terrasse / ou à n’importe quel foutu endroit de France et de Navarre, on parle de romantisme, du « bon », du vrai. Alors j’ai du mal à me dire qu’en 2017 et après tous le efforts que des gens incroyables ont fait et font encore pour défendre les valeurs d’indépendance et de féminisme, on se résolve à garder un mec pour pouvoir l’envoyer nous chercher des pop corn pour ne pas rater une minute d’un épisode de Mindhunter.

Mon conseil ? Achetez une valise à roulettes.

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« Haha »

Mais qu’est-ce que l’on multitask bordel. Que celui qui n’a jamais mangé un pad thaï au téléphone en écrivant un mail me jette la première pousse de soja.

J’ai beau me dire que c’est parce que l’on s’améliore que l’on a tendance à faire ça, j’ai surtout l’impression que c’est parce que l’on manque cruellement de temps. Du moins de temps de qualité. Du coup, on essaie de faire rentrer des journées de 16h dans des plages horaire de 10h. Résultat ; il y a du pad thaï sur mon mac et j’ai dit “bisous” au mec des impôts.

Du coup pour gagner du temps, on a tendance à mettre des automatismes en place. Des automatismes qui vont nous faire gagner quelques secondes qui ne changent pas grand chose. Mais un peu comme l’apologie de l’automne dans les magazines féminins dès septembre ; on n’y peut rien, il est là, qu’on le veuille ou non.

Et parmi ces automatismes ; le “haha” écrit. Si si, tu le connais. C’est le haha de politesse parce qu’il y a marqué que tu avais lu le message sur Facebook et que tu te dois de répondre (ou de trouver comment on vire le “lu à”).

C’est le haha que tu écris sans même regarder ton clavier, les yeux allant déjà d’un article de Vice que tu oublieras 8 secondes plus tard, à un onglet Deliveroo que tu checkes déjà alors qu’il n’est que 10h37.

4 petites lettres pour clore une conversation / montrer à ton interlocuteur que tu n’as pas le temps de continuer à parler / (mais que tu es poli donc) / avoir un truc à envoyer même quand tu as zéro notification mais que tu attends un rdv et donc te donner une contenance

Et les autres “ah” ou “haha”, on en parle ou pas ?

HA-HA ! = Je te l’avais dit bordel !

Exemple :

– Et en fait quand j’ai ouvert les yeux, il ne ressemblait pas DU TOUT au mec du bar. En fait il ne ressemblait à rien que tu veuilles voir un dimanche dans ton lit après avoir bu 76 euros de Gin Tonic en l’espace de 3h. Dixit tes tickets de caisse.

– HA-HA !

Ahhhhhh = Ah bah oui là j’ai compris

Exemple :

– Mais c’est pas qu’il a quelqu’un. C’est juste que le jour où il aura quelqu’un, bah le quelqu’un ce sera un mec, donc j’ai beau faire n’importe quoi, ça me paraît ambitieux.

– Hein ?

– Il est gay putain

– Ahhhhhh

Ah. = Merde.

Exemple :

– Et j’étais tellement stressée qu’au lieu de boire mon verre j’ai failli boire la bougie. Du coup non, il ne rappellera pas, et j’ai une brûlure au 2ème degré sur la lèvre.

– Ah.

Hahaha = C’est drôle. Un “ha” plus drôle que moi qui m’en fous, donc c’est drôle. Mais je suis quand-même occupé(e).

Exemple :

– Et quand j’ai raconté mon histoire de bougie au mec des urgences il a tellement ri qu’il a dû sortir de la pièce pour se remettre de ses émotions. Et oui, il était canon.

– Hahaha

Y’a pas à dire, on en a fait du chemin depuis le lol.

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Pas vu pas pris

Hey c’est l’ét.. Comment ça c’est fini ?

Attendez, quand on me demande “Alors, c’était comment ton été ?” j’ai envie de rigoler. Mon été il a duré 10 jours. Et clairement les gars, personne n’est prêt pour rentrer dans l’automne là.

 

PERSONNE.

 

Ca ne peut pas être la fin de l’été…

J’ai pas bu assez de rosé

 

Je viens de me racheter des socquettes pour mes Vans

 

J’ai enfin retrouvé mes tongs. Enfin une. Mais je sens qu’on est sur la bonne voie.

 

Une paire de Ray Ban, c’est beaucoup trop cher pour qu’on ne les utilise que 10 jours dans l’année

 

Je suis à deux doigts de réussir à couper une pastèque sans me blesser

 

J’aime bien dire “heureusement que j’ai la clim chez moi”, ça fait riche. Et américain.

 

J’avais trouvé le spot parfait aux Tuileries pour bronzer. Il m’aura fallu deux ans. Près du bassin côté Concorde, à côté de l’arbre, mais pas celui qui fait trop de pollen

 

J’ai pas assez montré à quel point ma fouta était coolos

 

Et on fait comment sans rooftops ? Comment ça on va à l’intérieur ?

 

Je joue mieux au babyfoot en été qu’en hiver

 

Elle est où la piscine ?

 

Ca fait 9 ans que je tiens sans parapluie mais je sens que je peux céder à tout moment. Et devenir l’un de ceux qui prennent tout le trottoir avec leur accessoire de malheur

 

Les fumoirs, c’est comme Noir Désir ; je ne peux pas. C’est épidermique.

 

C’est reparti pour la saison des “Nan mais attends t’as pas de manteau ?”

Serrons les dents, plus que quelques semaines avant la saison des raclettes.

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Wrong pick

Il y a des moments dans la vie où tout s’aligne parfaitement. Vous savez ces petits instants où le café est prêt quand les toasts sortent du grille-pain, que notre playlist s’enchaîne parfaitement et que du LCD Soundsystem se déclenche au moment de faire son lit, que l’on croise le coursier en sortant de l’ascenseur nous épargnant une session de 30min à la Poste un samedi matin, que tous nos métros arrivent quand on se pointe sur le quai, que l’on finit notre chapitre en arrivant à notre station…

Puis il y a les autres moments.

Les moments dont on se passerait bien. Et hier, alors que je piochais dans mon sachet de Dragibus sans regarder, je suis tombée 6 fois de suite sur des Dragibus violets. Et les Dragibus violets, je déteste ça.

Genre vraiment.

Et quand j’ai soupiré la 6ème fois en me disant qu’il était peut-être temps que j’arrête de manger des Dragibus, mon étagère de salle de bain s’est cassée la gueule, et Netflix a planté.

Du coup j’ai regardé dans le sachet, pour être sûre qu’il ne restait pas que des violets et que je n’allais pas m’arracher des cheveux pour les mauvaises raisons. Et je me suis rendue compte que les violets, il y en avait quatre dans le paquet.

Seulement quatre putain de Dragibus violets, et je les avais piochés six fois de suite.

Puis j’ai pensé à Motus et à la boule noire. Je me suis demandé pourquoi les gens piochaient toujours la boule noire. La réponse la plus logique serait par rapport à une différence de poids. Du coup j’ai voulu vérifier que tous les Dragibus avaient bien le même poids. Puis ensuite je me suis demandé s’il y avait une autre personne folle quelque part dans le monde qui était en train de peser les Dragibus, et que si c’était le cas, ce serait vachement bien qu’on boive un café, parce qu’on aurait un paquet de choses à se dire.

Entre temps, Netflix avait déplanté, mais moi j’avais plus du tout envie de regarder Netflix, j’avais envie de savoir pourquoi est-ce que quand on pioche le mauvais Dragibus, on le pioche six fois de suite.

Les leçons de la vie seraient-elles en fait… Un complot du Dragibus violet ?

 

Est-ce que c’est pour être sûr que l’on a bien compris la leçon ? : Pas de sucre après 18h

 

Est-ce que c’est pour être sûr que l’on n’aime pas les Dragibus violets ? : On ne dit pas que l’on n’aime pas avant d’avoir goûté

 

Est-ce que c’est pour pour garder une alimentation saine ? : Mangez Bougez et arrêtez de vous enfiler des paquets de Dragibus le dimanche soir

 

Est-ce que c’est pour persévérer et se battre même quand on a envie d’abandonner ? : Le bon appart / bon job / bon mec est quelque part, même si on en doute après tant de Dragibus violets.

 

Est-ce que c’est pour nous dire que l’on a fait le tour de la question ? : Il est temps de changer d’appart / de job / de mec, clairement il y a d’autres bonbons à explorer si l’on est déçu 6 fois de suite en piochant dans le même paquet.

Du coup à force de penser à Motus, j’ai fini par rêver de Thierry Beccaro. J’ai compris la leçon, le sucre c’est bien, mais à petite dose.

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