Mon histoire

L’attente

 

On passe un paquet de temps à attendre.

 

À attendre qu’il se passe quelque chose, que la personne devant nous avance, que notre vie se dénoue, que l’on trouve quelque chose, que l’on ait une réponse.

Tous ces moments qui restent en suspens, comme entre parenthèse, pour servir d’autres moments.

Ils ne sont que des moments faire valoir, de ceux que l’on sait qui ne dureront pas, que l’on ne veut pas dans notre vie, mais dont on a besoin en attendant de voir quelque chose de cool se passer dans notre vie.

 

En fait, l’attente, c’est un peu le rebound guy de la vie.

 

On ne sait pas trop quoi en faire, on s’ennuie un peu, mais bon on se dit qu’il va forcément se passer quelque chose de bien dans pas longtemps donc il suffit juste de laisser passer l’instant en pensant au suivant. Un peu comme après avoir mangé sa case du jour du calendrier de l’avent Kinder

 

 

La queue du Rex un vendredi à 01.34

 

« Je vous mets en attente quelques instants »

 

L’eau qui tente tant bien que mal de bouillir pour les pâtes à 05.23. Au retour du Rex donc.

 

Le métro le jour de notre rendez-vous mega important

 

Le mac que l’on redémarre parce que l’on a oublié d’envoyer un mail avant de partir et que l’on est déjà en retard

 

Le Doliprane effervescent un jour de mal de tête

 

« L’embarquement commencera par les sièges A1 à F6 »

 

Le plat Picard qui chauffe dans le micro-ondes un midi où on faim. Très. Faim.

 

Puis laissez reposer la pâte 2h au frais

 

Numéro 90…Numérooooo 90

 

J’aurais dix minutes de retard

 

10…9…8…7

 

« Votre temps d’attente est estimé à 7minutes »

 

Vous êtes 32383ème dans la queue de la billetterie Roland Garros

 

6…5…4…

 

« Excusez-moi, vous attendez pour les toilettes ? »

 

3…2…1… HAPPY FU**IN NEW YEAR!

 

« Excusez-moi je vais prendre un gin t…Excusez-moi… Oui, là, moi ! Oui je vais pr… »

 

« Alors notre prochaine table disponible pour bruncher sera à 15h30 ».

« Mais il est 11h30, je veux dire d’ici là je serai peut-être devenue diabétique »

« … »

 

Bien à vous, et un peu de patience

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dry January

 

Dry January, c’est un principe qui vient d’Outre-Manche (vous avez remarqué comme TOUT venait toujours d’Outre-Manche ou d’Outre-Atlantique ? C’est fou ça ? On a rien inventé nous à Paris ou quoi ? C’est incroyable ça quand-même d’être toujours à la bourre pour un paquet de trucs alors que l’on se trouve dans une ville tellement cool) (fin de la parenthèse qui fait trois chapitres) et qui consiste à ne pas boire une goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier, histoire de remettre les compteurs à zéro pour l’année à venir.

 

J’ai décidé de le faire, parce que :

 

1 – Ça me faisait un article

2 – C’était ça ou faire un mois sans râler et j’étais pas prête

3 – J’ai proposé ça dans le vide mais j’avais des témoins donc je ne pouvais pas faire marche arrière sans passer pour une lâche

4 – Je ne m’étais pas rendue compte que le mois de janvier était long. Très long.

 

Mais ça m’a surtout permis de me rendre compte à quel point les occasions invitant à boire de l’alcool étaient nombreuses. Quand on met côte à côte tous les pots de départ / anniversaires / « pfff quelle semaine de merde » / soirées / « un petit coup de cidre avec la galette ? / petit Mimosa avec le brunch ? / J’ai un pote qui mixe dans ce bar / J’connais le bartender / J’ai un pote canon à te présenter / Allez juste un verre / Ça a ouvert cette semaine / On arrose mon nouveau job / J’en peux plus de mon job il me faut un verre… et bah ça fait une sacrée gueule de bois, et l’équivalent financier de trois tours du monde noyés dans des litres de gins tonics / vin rouge / whisky / whatever your poison is.

 

Et histoire de ne pas tirer un trait sur ma vie sociale, j’ai trouvé quelques astuces pour ne pas se retrouver seule dans le noir un vendredi soir à boire un Perrier en se demandant pourquoi est-ce que l’on s’est lancé dans cette belle aventure.

 

Tips 1 / Initier les sorties

 

Don’t : Si l’on nous propose de boire un verre / sortir en boîte / aller en soirée et que l’on dit non, on est la/le relou de service qui n’a pas envie d’être social(e). Il ne faut donc par conséquent pas refuser TOUT ce que l’on nous propose, sous couvert de ne plus avoir d’amis. Jamais.

 

Do : Proposer des choses différentes qui fonctionnent avec notre façon d’aborder ce mois de janvier. En proposant des expos, des déjeuners, ou des brunchs. Comme ça les gens ont l’impression qu’on met un point d’honneur à se cultiver et à manger des œufs bénédicte. On garde donc nos amis, on essaie de nouveaux endroits, et on respecte notre dry january. Et ouais.

 

 

Tips 2 / Annoncer le game

 

Don’t : Faire un changement radical dans sa façon de vivre et ne pas en informer les gens c’est le meilleur moyen de faire les gens se poser des questions (« Ouais elle doit être enceinte ») et risquer de ne pas tenir son pari et de craquer au bout de 72H en buvant une pinte de Pina Colada (« OSEEEEEF Dry January »).

 

Do : Le dire, avec un air fier, parce qu’on aime relever des défis et que c’est cool de sortir des sentiers battus et de s’imposer des expériences qui nous font vivre différemment pendant quelques semaines – bon c’est pas non plus l’ascension de l’Everest hein, mais quand-même, notre Perrier aurait presque un petit goût de victoire en attendant d’avoir un goût de Cosmo.

 

Tips 3 / Faire ce que l’on a vraiment envie de faire

 

Don’t : L’alcool, ça désinhibe c’est bien connu, on se retrouve avec un côté YOLO et on se sent l’âme d’une Beyoncé alors qu’en vrai entre chaleur et yeux vitreux on se rapproche dangereusement de la tête d’un Iggy Pop. Alors parfois, continuer de sortir dans les endroits qu’on a l’habitude de fréquenter après deux ou trois pintes peut s’avérer troublant quand on sirote un jus de cranberry. Sans vodka. Oui je m’adresse à toi, qui t’es retrouvé au Rex imbibé de Perrier un vendredi soir. Surprenant hein ?

 

Do : Se coucher à 22H un vendredi soir si l’on a envie de se coucher à 22h un vendredi soir, et toiser les gens exerçant le walk of shame le samedi à 8h du matin, frais comme un gardon dans ta tenue de running.

 

 

Personnellement je vais poursuivre ce dry january avec un dry february.

Ou pas. On sait pas.

 

Si on sait.

 

Santé

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Je ne suis pas superstitieuse, mais bon

 

 

Je ne suis pas quelqu’un de croyant ni de superstitieux, je ne l’ai jamais été, et a priori, je ne le serai jamais.

Mais parfois, il se passe des choses, qui n’ont RIEN de pragmatique, mais ça me fait quand-même quelque chose.

Que celui qui n’a jamais touché du bois en parlant de quelque chose qu’il aimerait voir se réaliser me jette le premier caillou.

 

Parce que je ne suis pas superstitieuse mais bon…

 

 

Tu ne me feras pas passer sous cette foutue échelle

 

Mon oreille gauche n’arrête pas de siffler

 

J’ai lu un mot dans mon bouquin, et le mec d’à côté a dit le même mot au téléphone. Au. Même. Moment.

 

La voyante de ma mère a dit que je marierai avec un australien.

 

Ça me fait un « Déjà Vu » (à prononcer « Dé-cha-Fou »)

 

Je ne peux pas enlever mon bracelet je dois attendre qu’il se casse pour que mes vœux se réalisent (?)

 

Si tu pouvais ramener une 14ème personne pour notre dîner ce serait cool. N’importe qui je m’en cogne. Au pire on invitera le serveur, il avait l’air mignon au téléphone. Si c’est possible d’être mignon au téléphone.

 

Elle ne peut pas parler je l’ai jinxée. Oui « sérieux ». Très sérieux même.

 

Touche du bois quand-même

 

Le chat nous regarde avec des yeux lubriques

 

Mets une majuscule à ‘’God’’

 

TOUCHE DU BOIS JE T’AI DIT

 

Excellent vendredi 13 à tous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ces questions / Les résolutions, cette idée toute pourrie

 

Il y a des questions qui me font sourire. Non pas que je les aime particulièrement, mais ce sont des questions tellement redondantes, qu’elles font partie de nous. Elles ne nécessitent pas vraiment de réponses, ou alors cette sorte de réponse orchestrée que l’on donne de manière automatique parce que l’on y a tellement répondu au préalable.

Vous savez comme quand quelqu’un nous demande ce que l’on fait dans la vie. Au tout début on a un peu de mal à expliquer quand on nous regarde avec des yeux ronds, on se répète, on bégaie un peu, on a envie que la personne comprenne et trouve ça cool alors on s’éparpille dans nos explications, mais ensuite et à force d’y avoir répondu des centaines de fois, on a un discours totalement rôdé.

Je sais quel mot utiliser, quels exemples donner en fonction de la personne que j’ai en face de moi et j’ai même plusieurs types de air schéma (les schémas que l’on écrit sur un tableau imaginaire pour faire des graphiques simples) (vous faites ça vous aussi ?) (je trouve que ça aide beaucoup pour illustrer son propos) que je fais pour expliquer le fonctionnement d’une agence de pub.

 

Et parmi ces questions, il y a celles que l’on nous pose souvent et que l’on ne sait pas ou plus trop comment accueillir, parce qu’elles nous font trop réfléchir, et vous me voyez venir avec mes grosses Timberland, la question des fu**in résolutions fait partie des questions qui me rendent dingue.

Pour inaugurer cette catégorie d’articles « Les questions », on parlera donc aujourd’hui…

 

Des résolutions, cette idée toute pourrie (et comment répondre à la question qui en découle)

 

Ça y est, on est enfin en 2017, après cette année 2016 qui était selon mon feed Facebook « pourrie », « horrible », « la pire que l’on n’ait jamais connue », on se dit tous que 2017 va être l’année où il va finalement se passer un truc tellement, mais tellement cool, que l’on aura envie de se rouler dans cette année de bonheur et de ne plus jamais faire le décompte, muni de flûtes à champagne avec pied en plastique amovible sous les lumières d’une boule à facette entre deux inconnus qui se chopent la bouche comme si leur vie en dépendait.

 

Surtout si tu es l‘un des deux inconnus.

 

Parce que les résolutions c’est comme le « Ok mais juste un verre vite fait », tu peux être sûr que tu vas te réveiller dans un endroit où ton pass Navigo ne te sert à rien avec un mal de crâne que même 18 Dolipranes ne pourront pas soigner.

 

Alors pour les résolutions, c’est encore pire. Il suffit que je réponde « Faire plus de sport » à cette question agaçante qu’est « Alors, t’as des résolutions ? », pour que je me fasse une tendinite.

Je pense donc que pour le bien de tous, il faudrait que l’on dresse sa liste personnelle des résolutions que l’on ne tiendra pas, et qu’on la balance à la face de celui qui osera nous demander « Alors, t’as des résolutions pour cette annéée ? ». Comme ça on se libère directement d’une pression dictée par ce mois de janvier qui ne sera qu’odeurs de galette des rois et « Bonne annnnnééée » lancés à tout va, et puis on a de quoi répondre à Jérôme de la compta, et tout le monde est content.

Et puis si par mégarde on avait un peu de motivation au cours de l’année à venir, on serait étonnamment surpris. Je vous laisse ici ma liste personnelle, parce que je suis meuf sympa.

Ouais.

En 2017…

 

Je n’irai pas deux fois par semaine au tennis au lieu d’une. C’est par altruisme, les terrains sont souvent bookés, faut laisser des dispos pour ceux qui veulent s’y mettre.

 

Je ne perdrai pas 3 kilos. Franchement je les aime, ils m’aiment, on se tient compagnie alors laissez-nous vivre ensemble, merde.

 

Je ne courrai pas plus de 5kms à chaque session. Sinon je perdrais forcément mes 3 kilos donc je devrais refaire ma liste.

 

Je ne dépenserai pas moins. J’aimerais, mais c’est comme les débardeurs, c’est juste pas fait pour moi.

 

Je ne sortirai pas moins. Cf point au-dessus.

 

La semaine prochaine, je vous expliquerai comment répondre à cette question horrible « Penses-tu que nos meilleures années sont derrière nous ? » sans frapper la personne avec une batte de base-ball.

 

Bien à vous, et une excellente année 2017. Bordel.

 

 

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Les choix

 

 

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé combien de fois l’on devait choisir par jour ? Parce que bon, les choix de la vie sont une chose, mais ceux de la vie quotidienne en sont clairement une autre.

Disons que quand tu arrives à l’autel le jour de ton mariage, tu sais à peu près ce que tu vas dire quand on va te poser une question.

 

Sinon c’est le moment de faire le point. Genre là maintenant tout de suite, lâche cette part de cheesecake au speculoos et mets tout à plat.

 

Mais quand on réfléchit au nombre de décisions que l’on doit prendre par jour, on a clairement envie d’embaucher un assistant.

Mais bon, il faudrait faire passer des entretiens, et donc ensuite faire un choix.

 

Le serpent qui se mord la queue, tout ça.

 

 

Vous montez ou vous descendez ?

 

Choisir un personnage : Blanka – Zangief – Ryu – Dhalsim

 

Voulez-vous enregistrer les modifications apportées à….docx ?

 

Ligne 8 ou ligne 1 ?

 

Ce sera pour boire un verre ou pour dîner ?

 

Prendre le double appel ?

 

Attends on parle de celui en chemise noire ou en tee-shirt bleu ?

 

19h ? 19h30 ?

 

On fait ça jeudi prochain ou vendredi de la semaine suivante ?

 

Vous prendrez des cafés ?

 

Vous avez un chemin préférentiel ?

 

Indien ? Thaï ?

 

Changement à République ou à Richelieu-Drouot ?

 

Où partir en juin en weekend de 4 jours ?

 

Tall, Grande, Venti ?

 

Orange ou pamplemousse ?

 

Théâtre ou expo ?

 

Ce sera tout ?

 

Décrocher. Raccrocher.

 

Ce sera en formule ?

 

Je vous fais un paquet ?

 

Bien à vous, et du point d’interrogation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Winter is fuc**n coming

 

 

Même pas eu le temps d’enlever notre faux sang d’Halloween et d’engloutir sa dose annuelle de Soy Pumpkin Latte que c’est déjà l’hiver et tout ce qui va avec.

 

« Est-ce que je m’achète un calendrier de l’avent Kinder…? »

 

Le binge watching des téléfilms de Noël avec des histoires surprenantes et novatrices (non)

 

« Et toi tu as commencé tes cadeaux de Noël ? »

 

« Est-ce que du coup je m’enquille tous les Kinder de mon calendrier de l’avent en un coup ? »

 

Suite à un fort trafic sur fnac.com, vous êtes actuellement sur liste d’attente pour y avoir accès

 

« J’suis sûre que mon Secret Santa c’est Roger »

 

Le thé orange-cannelle devient la boisson officielle

 

Ça sent la clémentine dans l’open space

 

« P’tit marché de Noël norvégien ce weekend ? »

 

« Non en fait j’suis sûre que mon Secret Santa c’est Jean-Mi »

 

Et les marrons chauds à tous les coins de rue

 

« P’tit marché de Noël spécial food ce weekend ? »

 

On ne s’embarrasse clairement plus à trouver un resto cool et on y va de manière confiante à coups de raclette, fondue et autres Mont d’Or hebdomadaires

 

Combo snood / bonnet / gants : ACTIVÉ

 

« Ah non mais en fait mon Secret Santa c’est carrément Micheline »

 

« P’tit marché de Noël spéciale fringues ce weekend ? »

 

Est-ce vraiment nécessaire d’acheter un 24ème plaid de chez Fleux? (oui)

 

Passion sweats de Noël : ACTIVÉÉÉÉEEE

 

Compte bancaire dans le rouge suite à la combo impôts + taxe d’habitation + cadeaux de Noël : ACTIVÉ

 

Bien à vous, et du Jingle Bells.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Non mais

 

Non mais qu’est-ce qu’on râle putain. Les français sont réputés pour râler, et franchement c’est vrai. Je ne m’exclus pas du lot hein, mais j’essaie de faire des efforts, parce qu’à chaque fois que j’entends une bribe de conversation dans la rue, il s’agit de râlage intempestif. Et il ne faut pas dire que les gens ne sont pas créatifs hein, ils trouvent TOUJOURS un moyen de râler, une raison, un sujet. C’est comme le bitching, c’est visiblement un sport national. Allez les gars, mettez-vous au cricket, ça a l’air beaucoup plus drôle.

Sérieusement, on se plaint de tout, tout le temps. C’est, je pense, notre inspiration principale pour les conversations, que cela soit…

 

Avec un mec que l’on a rencontré 8 secondes plus tôt

« Je travaille dans la pub, non mais c’est cool mais frustrant / pas de RTT / le chauffage est trop fort / on n’a pas d’animal de compagnie

 

Au brunch

«Non mais j’ai faaaaaim / Pourquoi ils ne prennent jamais les résas, on n’est pas à New York bordel / Les œufs sont bofs / le jus n’est pas fraîchement pressé / On est serrés quand-même / Il est pas sympa le serveur

 

Avec ses amis que l’on connaît depuis quinze ans

« Non mais y’en a pas un qui peut comprendre les règles du rugby / mon appartement est trop petit / je suis fatiguée / j’ai envie de prendre 8 mois de vacances / j’ai pas les cheveux assez brillants (?)

 

Avec la boulangère

« Non mais il fait froid / chaud / nuageux / Trump »

 

Avec ses collègues

« Non mais brief compliqué / pas d’argent / pas le temps / trop de bruit »

 

En boîte

« Non mais y’a trop de monde au bar / Non mais y’a trop de monde aux toilettes / Non mais le fumoir c’est l’angoisse / Non mais je l’ai vu dans le fumoir et il était pas beau en fait »

 

Avec sa sœur / son frère

« Non mais papa / maman / Roger / le voisin / la boulangère (elle est partout elle)

 

Au resto

« Non mais c’est trop salé / pas assez cuit / on attend depuis longtemps / y’a trop de monde / allô 9€ le Chardonnay »

 

Au théâtre

« Non mais il arrête de gigoter lui-là / Je vois rien / J’entends pas / Les gens qui laissent leurs téléphones allumés je te jure / J’ai envie de faire pipi »

 

Au musée

« Non mais 1H30 de queue ils sont fous eux / 18€ la place sérieux / C’est déjà fini ? / J’vois rien / de toute façon Télérama disait que c’était génial donc ça ne pouvait qu’être nul »

 

Dans le métro

« Non mais je vais lui foutre son accordéon dans l’… / ça sent pas bon / c’est blindé / LAISSEZ DESCENDRE AVANT DE MONTER !!

 

Devant son ordi

« Non mais le wifi bordel / bon Netflix on y va là / m’en fous des mises à jour / Raaaahh non je ne veux pas enregistrer / pourquoi ça écrit en énorme sur Facebook maintenant bordel ? »

 

Dans la cuisine

« Non mais pourquoi ça déborde là / Arhhh c’est brûlé / pourquoi il ferme pas lui / il est où le fuckin torchon »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La théorie de Daniel Wellington

 

 

La dernière fois, je regardais la dernière saison de How I met Your Mother pour la 5ème fois, parce que visiblement il n’y a pas assez de séries sur Netflix pour éviter de se repasser des épisodes en boucle que l’on peut quoter du début à la fin.

 

Ma vie sociale du lundi soir va très bien, merci.

 

Donc, je regardais la saison finale, en me disant pour la 5ème fois que « C’est tellement pas juste », en reniflant honteusement derrière mon ordinateur, l’œil humide, et je me suis demandée comment fonctionnaient les relations amoureuses.

 

Alors, je ne débarque pas à l’instant les gars, c’est l’une des questions que je me pose toutes les huit secondes environ, un peu moins que « Est-ce que j’ai fermé le Velux ? », et un peu plus que « Est-ce que je ne plaquerai pas tout pour élever des kiwis en Nouvelle-Zélande » (l’oiseau endémique, pas le fruit) , mais là je me suis demandée comment cela marchait d’un point de vue…créneau horaire.

 

Parce que le timing, c’est important pour tout. Et on a tous un moment, pour chaque situation, où l’on se dit « Ok, c’est maintenant ». Cette petite voix dans notre tête qui nous donne une décharge en nous informant que c’est là, l’instant où il faut faire quelque chose, arrêter, continuer, démarrer, parler. Le petit klaxon au feu vert cérébral, notre doigt qui presse Pomme S après avoir écrit une idée qui vaut de l’or à 3h du matin alors que l’on boit des pintes, (Ndlr : Non cette idée ne vaut pas DU TOUT de l’or, et l’on s’en rendra bien assez compte le lendemain au réveil), notre petite voix qui nous dit qu’il est 3h du matin et que l’on a bu bien assez de pintes et que le théâtre du lendemain va être très long et douloureux, l’amie qui nous empêche d’envoyer un texto embarrassant (qui s’avère en fait être le 12ème de la soirée – mais bon ça elle n’est pas obligée de le savoir)

 

Et, est-ce que ce que les gens appellent le « coup de foudre », ne serait pas simplement notre créneau horaire ? Le moment de se dire que l’on va s’arrêter dans la course pour regarder le paysage plus de trois secondes, de prendre le temps, de reprendre son souffle, parce que si l’on rate ce créneau horaire là, on ne sait pas quand est-ce que sera le prochain, si prochain il y a ?

 

Et vu que visiblement personne n’a la réponse, je pense que l’idéal, c’est de continuer de se poser ce genre de questions toutes les 8 secondes. Comme « Est-ce que Gisèle Bündchen a un modèle dont elle s’inspire ? » ou « Est-ce que je mange assez de kiwis ? » (le fruit, pas l’animal endémique).

 

Bien à vous, et de la trotteuse.

 

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Fuc**n instant présent

 

 

Quand je me balade à la FNAC, j’ai l’impression qu’il me faudrait 12 vies pour réussir à peine à toucher du doigt une existence apaisée et saine.

Avec tous ces trucs de méditation, de vie simple, de nourriture healthy, de comprendre son corps, trouver l’épanouissement au travail – en amour – en amitié – avec soi-même…ça me laisse le sourcil dubitatif et le soupir long.

 

Très long.

 

Bien que tout ça paraisse plus compliqué que d’avoir une table au café Pinson un dimanche à 13h, je me dis que certaines personnes essaient, et parviennent à cocher des cases de cette To-do list qu’est la vie, alors pourquoi est-ce que cela paraît tellement compliqué ?

 

Du coup je me suis mise à chercher.

 

Pourquoi tout le monde se barre à l’autre bout du monde (ou en Lozère, selon le niveau d’anglais – et du compte en banque) pour changer de vie après avoir travaillé dans des jobs stressants, dans des villes surpeuplées, avec un rythme de vie qui fait des nœuds à l’épaule que même le meilleur siège massant de Nature et Découvertes ne pourra pas dénouer ? Parce que l’on veut toujours plus, mieux, ailleurs, neuf.

 

On a beau avoir un job, on regarde quand-même les offres d’emploi.

On a beau avoir un mec, on continue d’aller sur Tinder.

On a beau avoir un appartement, on reste sur les pages Facebook de bons plans.

On a beau avoir trouvé ses vacances, on regarde toujours sur Instagram où vont les autres.

On a beau avoir de super potes, on partirait bien faire une retraite coupé de tout en Patagonie (ou dans le Centre de la France, encore une fois, rapport aux finances)

On a beau aimer notre fish n chips, le burger veggie du mec de la table à côté a l’air quand-même vachement bon.

On a beau aimer notre nouveau blond norvégien qui nous a coûté 230 euros et notre samedi après-midi passé chez le coiffeur, le pumpkin spice hair a l’air quand-même vachement joli.

L’açai bowl c’est cool, mais l’avocado toast, je suis sûre que c’est mieux.

On a beau aimer notre pad thaï, le cheese nan de notre pote a l’air mega cheesy

On a beau aimer notre thé vert, on boirait bien un triple latte

 

Mais je me dis qu’un jour, on deviendra tous aussi calme que le mec de l’appli de méditation, et que l’envie de lui faire manger nos « pensées qui défilent », ne sera plus qu’un lointain souvenir.

 

Namasté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est l’automne

 

Chaque année, j’ai l’impression que l’automne arrive brutalement. Pour les autres saisons, cela se fait toujours en douceur, on ne voit pas vraiment la différence, jusqu’au moment où l’on se dit « tiens, les journées sont plus longues », ou « Woops, petite plaque de verglas sur le trottoir, je suis pas passée loin de l’humiliation ».

Mais l’automne, c’est toujours très brutal ; on boit du rosé au Rosa Bonheur en refaisant le monde et en sentant les rayons du soleil sur sa joue jusqu’à 22h, et d’un seul coup, BIM, 11 degrés, alerte nostalgie j’ai l‘impression que la vie est une chanson de Christine and the Queens, tout devient ocre / brun, ça sent le marron chaud à tous les coins de rue et on ne trouve plus que des bougies orange / cannelle chez Fleux.

Et puis l’automne, c’est toute une préparation, on doit changer de plaid, d’odeur de bougie donc (et j’en fais quoi moi de ma bougie au melon, hein ?), on doit troquer toutes ses socquettes coolos contre des chaussettes, des vraies, celles qui laissent des traces aux chevilles, c’est la fin des terrasses et le retour des écharpes qui prennent de la place dans les transports, les tatouages sont planqués, les cheveux deviennent électriques, on doit vérifier que pas un bout de peau ne dépasse avant de sortir sentir le vent qui s’engouffre.. c’est de la logistique quoi.

 

Mais l’automne, c’est aussi un sacré paquet de trucs coolos qui reviennent…

 

 

 

La Belle Mèche sort de super bougies

 

La librairie américaine en bas de chez moi semble d’autant plus sortir d’un autre siècle

 

C’est le retour du Pumkin Latte de Starbucks, et donc du Soy Pumpkin Latte, et donc du bonheur taille Venti.

 

C’est la fin de la clim de l’enfer et des 76 coups de froid que j’attrape entre juillet et août

 

C’est le (presque) retour des raclettes

 

On peut retrouver des légumes avec des noms rigolos (oui je parle de vous, topinambours et autre coloquintes)

 

Halloween approche

 

Lush sort une super collection

 

C’est le (presque) retour du vin chaud

 

Frichti sort de nouveaux plats

 

On commence à paniquer à propos du jour de l’An

 

Il fait la température idéale pour courir

 

C’est le retour des soupes, et les soupes, bah c’est cool

 

Les rues ressemblent à un décor de Mary Higgins Clark

 

On se demande s’il va finalement neiger à Paris, et comme chaque année, on espère*.

 

On peut mettre de la crème pour les mains sans que ça colle

 

On peut regarder des films pourris sur Netflix, et on a l’excuse du temps pour se justifier

 

Bien à vous, et de la cannelle

 

 

*Et comme chaque année, il neige deux flocons et on est comme des enfants avant de glisser lamentablement sur un trottoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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