Mon histoire

La théorie de la pizza

 

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Vous connaissez la théorie de la pizza ?

Non ? C’est normal, ce n’est pas un vrai truc. Enfin dans ma tête, si ça l’est. Et c’est d’ailleurs quelque chose de très sérieux qui s’applique à beaucoup de choses de la vie. La théorie de la pizza pourrait en fait s’appeler “la théorie de la pizza et des haricots”.

Je vous explique ? Allez je vous explique.

Dans la vie il y a des gens obsessionnels (comme moi) (et sûrement d’autres gens) (mon Dieu, j’espère tellement que je ne suis pas seule là-dedans) qui, quand ils cherchent quelque chose, ne décident pas seulement qu’ils cherchent ladite chose, mais décident qu’ils partent en mission. Et ça peut couvrir un terrain large.

Très. Très large.

Par exemple quand je cherche un italien pour réserver un dîner, au lieu de regarder les italiens les mieux notés d’un site, je vais ouvrir 76 onglets, croiser les avis, ouvrir 8 conversations avec des groupes d’amis différents, passer des coups de fil, télécharger des cartes de 54 restaurants… Du coup, quand je finis ledit restaurant et que je suis satisfaite et surtout que les gens qui sont avec moi me disent qu’ils sont contents, j’entends le son de Mario qui finit un monde avec toutes les pièces qui s’accumulent. C’est la joie, mon coeur fait des petits bons, je suis la reine des pasta alla vongole et c’est parti pour une danse de la victoire interne.

Mais parfois, alors que l’on s’est imaginé toute la journée manger une pizza incroyable, burrata fondante, tomates cerises, roquette, petits copeaux de parmesan de bonheur, on débarque devant l’italien, qui est… FERME.

S’en suit alors la discussion de personnes qui ont faim. Et des personnes qui ont faim, c’est encore pire que des personnes bourrées.

1 – Ce n’est absolument pas raisonnable

2 – Ca parle très fort

3 – C’est très impatient

Après 8 minutes d’arguments plus décousus les uns que les autres qui en paraissent 45, tout le monde se retrouve assis à une table bancale près des toilettes d’une brasserie où le poisson est mal cuit, et les haricots en boîte.

Et cela ne s’applique donc pas seulement à l’organisation d’un restaurant un vendredi soir.

 

Katja, démonstration

 

Le haricot gens

Pizza : Mais pourquoi j’avais pas rappelé ce mec ? Il était beau, faisait du bénévolat, avait ri à la blague du pingouin et pesait plus de 90 kilos. Bon allez, je lui mets un message.

Haricots :

Moi : Hello c’est Flora, on s’est rencontrés il y a quelques temps (deux ans) (désolée, j’étais en réunion*), j’avais promis de te mettre un message, c’est chose faite.

Le haricot gens : Lol ah ué salut sa va et toa?

Moi : Merde.

*vous noterez la touche d’humour dans le message. On fait les choses bien, ou on ne les fait pas. Et croyez-moi bien que la prochaine fois, on ne les fera pas.

Le harico-cktail (j’aime l’humour)

Pizza : Bon, j’ai lu 23 articles sur cet endroit. Il y a un rooftop, il y a des tapis, du bois brut, des loupiotes suspendues, c’est pas guindé, il y a des stands de food végétariens, il y a tout une page de cocktails à base de gin et ce soir ils annoncent du soleil.

Harico-cktail : Vous entendez quoi par “Au moins 1h15 de queue ?” Je veux boire un verre le boule dans un hamac, pas faire Space Mountain. Dans 1h15 des carnassiers auront mangé toutes les saucisses végétariennes du stand de hot dog végétarien “pour goûter quel goût ça a”. Spoiler alert, CA N’A PAS LE MÊME GOÛT QU’UNE SAUCISSE. Mais ça tu dois le savoir, parce qu’il y a cinq ans quand tu faisais une tête dégoûtée quand les végétariens en mangeaient tu trouvais que “sérieux ça ne ressemble pas du tout à une vraie saucisse”. Alors pourquoi maintenant tu me manges ma saucisse ? Hein ?

Allez, c’est pas grave, il y a un PMU en face avec le sol qui colle déjà alors qu’il est 19h.

 

Le harico-ach (JE SUIS ON FIRE AUJOURD’HUI)

Pizza : “Mais naaaan, c’est pas un truc comme de la zumba t’inquiète, c’est un mélange de renforcement musculaire et de pilates, franchement le cours est super et la prof géniale.”

Haricot sport :

La prof “géniale” : “Allez les filles on pense à son bikini et on respire le dos bien droit en imaginant l’air circuler le long de son périné.

Moi : Merde. Bis.

Bien à vous, et du petit grain de maïs Bonduelle qui reste tout seul dans la boîte dans la pub

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Non mais tu vois dans l’idéal

Mais qu’est-ce qu’elle veut dire cette phrase bordel ? On commence tellement de fois certaines de nos phrases avec ce “Non mais tu vois dans l’idéal”. Mais bon, l’idéal de l’un, c’est pas forcément l’idéal de l’autre. Parce que sinon moi non mais tu vois dans l’idéal je serai mariée avec Richie McCaw, et je suis à peu près sûre que ce n’est pas l’idéal de son épouse. Tu vois ?

Non mais tu vois dans l’idéal…

J’aurais un duplex avec un toboggan et une piscine à boule comme terrain d’atterrissage. Mais des boules stylées qui viennent de chez Fleux.

J’aurais un chien qui sent bon et ne perd pas ses poils

J’aurais un chat qui sent bon et ne perd pas ses poils

Les deux s’entendraient très bien

(Bon dans l’idéal idéal, ils sauraient parler) (et jouer du ukulélé) (et on monterait un groupe)

Les hours seraient happy toute la nuit

Mais les gueules de bois seraient inexistantes, contrairement à celles que l’on subit et qui nous font nous demander si on peut demander au livreur de nous monter notre livraison jusque dans nos bras. Et d’ouvrir le sac. Et de nous nourrir.

J’arrêterais de chercher mon téléphone en paniquant alors que je suis actuellement en train de téléphoner. Avec ledit téléphone.

J’aurais une maison sur la plage, un chalet à la montagne, mon duplex avec piscine à boule à Paris et un moyen de transport écologique pour aller de l’un à l’autre en préservant la planète.

Richie serait d’accord avec toutes mes décisions, et on irait bruncher avec Dan (Carter) et Ma’a (Nonu) un dimanche par mois. (je resterais flexible sur la fréquence, parce que je suis cool)

Quand on passerait à plus de 28°c, il y aurait la clim dans la ville. Mais avec la même technologie que mon transport aérien, comme ça, la planète serait (un peu) sauve.

Vous aussi vous vous inventez des vies idéales ? Moi dans l’idéal je ne le ferais pas.

Mais bon.

 

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Ces gens-là #1

Y’a des gens qui me fascinent.

L’un des trucs que j’adore à Paris, c’est que l’on croise des personnes très différentes les unes des autres (si tant est que l’on sorte de son cercle d’adresses fournies par Le Bonbon – Merci Alfred et autres Konbini) (et que l’on parle donc à d’autres personnes que des gens issus du Marketing – du Digital – de la Pub) que l’on peut observer planqué derrière ses Ray ban en déjeunant dans un parc, à la terrasse d’un café en faisant semblant de lire (j’en suis à la page 85 de mon bouquin depuis 3 terrasses) ou en attendant sa commande au comptoir d’un resto.

Et il y a des gens qui sont incroyables, dans le sens bien, comme dans le sens “Nan mais il est sérieux lui ?”.

La nana un peu vieille mais pas trop qui lit un journal graaaaaand comme ça dans le métro en heure de pointe

Son journal prend autant de place que le titre ci-dessus. Il est 19h24 dans la 9, c’est donc la guerre, et alors que je me demande depuis combien de temps la barre à laquelle je m’agrippe comme si ma vie en dépendait n’a pas été lavée, elle, pépouze, elle s’asseoit sur les strapontins et ouvre un journal.

J’aime les gens qui lisent les journaux. Non attends de qui je me fous. J’aime les gens qui lisent, point barre. Même un flyer, je m’en fous. Je ne comprends pas que l’on ne lise pas, c’est comme tirer un trait sur 27229292 mondes merveilleux alors que l’on a accès à des librairies et des bibliothèques totalement dingues.

Mais là, cette dame, qui est un peu vieille-mais-pas-trop, c’est à dire pas assez pour qu’on la laisse faire ce qu’elle veut, mais trop pour qu’on l’incite à se lever parce que bon, si tu veux de la place tu vas en Ardèche ma grande, là cette dame décrète que c’est pile poil le bon timing pour feuilleter le Canard Enchaîné.

Moralité

Je me prends 17 pages dans la face, manque de me faire lacérer le menton avec ses feuillets acérés, et une fois que je trouve assez de courage pour lui lancer un regard noir, je n’arrive pas à faire d’eye contact parce qu’elle s’est créé un paravent avec son foutu journal.

Le gens multitasking qui fait des sandwichs trop bons

A côté de l’agence il y a une épicerie qui fait de super bons sandwichs avec des tas de fromages incroyables (et visiblement de la charcuterie de ouf pour les concernés), et le gens qui prend les commandes, est une personne assez formidable.

Il y a TOUJOURS la queue pour commander, c’est donc un branle-bas de combat perpétuel pour récupérer son graal, mais franchement ça vaut le coup. L’homme qui prend les commandes pourrait faire la gueule et ne pas être aimable, il pourrait soupirer quand on met trop de temps à choisir ou râlouiller quand on n’entend pas son nom, trop perdue dans son bouquin (que je faisais semblant de lire, bien trop occupée à écouter les deux mecs à côté de moi se parler) (toujours page 85 donc, on ne lâche rien), mais non. Il est toujours content, souriant, répond à nos questions et rit à nos blagues, et à chaque fois, il donne une sucette. Pas une sucette dégueu cheloue qui date de 1987 non, une sucette en forme de coeur avec une odeur de cerise chimique au goût de paradis.

Moralité

Y’a des gens contents, du genre de ceux qui sifflent dans la rue alors qu’on est lundi, que c’est une semaine de 5 jours, qu’il pleut et que la rue est bloquée à cause d’un bus.

Mes héros.

Les deux Roger de la fanfare du vendredi

Alors eux, mais alors eux, je les aime depuis le début. Ce sont deux mecs qui descendent touuuuuuuute la rue de l’agence, chacun sur un trottoir, avec un répertoire plus hétéroclite que les puces de St Ouen, en jouant façon fanfare du sud ouest, et c’est de la joie en boîte. C’est bien simple, je ferme les yeux, je suis à Bayonne. Bon, sans la plage. Ni les rugbymen. Ou les halles trop stylées. Mais c’est déjà un bon début, et grâce à eux, ce sont les ferias dans le 11ème pendant 30 minutes. Parce que forcément le vendredi on est de bonne humeur, pour un peu qu’il y ait un rayon de soleil pour aller avec, alors là c’est le pompon sur la Gironde.

Moralité

Ouvrez vos fenêtres.

Bien à vous, et des gens géniaux.

 

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C’est çaaaaa ouais

 

 

On ment tous.

 

Le petit mensonge qui nous arrange, celui qui nous dédouane ou nous fait passer pour un héros, celui qui évite de faire de la peine aux gens que l’on aime, celui qui au contraire en fait beaucoup à quelqu’un que l’on n’aime pas, celui qui fait rire..

Mais il y a un type de mensonge qui me rend dingue. Ce sont les mensonges de politesse. Ils ne sont pas graves du tout, mais on ne sait pas pourquoi ils sont là et du coup ça m’énerve. Je préfèrerai qu’on me dise la vérité, ou que l’on se taise. Mais pas que l’on me dise quelque chose qui JE LE SAIS s’avère être faux, et à chaque fois que j’entends un mensonge de ce genre, y’a ma moi cynique qui me sort un petit « C’est çaaaaaaa ouais ». Pas « c’est ça ouais », mais « c’est çaaaaaaa ouais ». Emphase sur le « a », très important.

 

 

La cigarette

S’il y a bien un truc qui m’énerve (parmi les 727282 trucs qui me font hausser le sourcil), ce sont les « T’as pas une cigarette, je te la rendrai ». Déjà, parce que j’en veux pas de tes Vogue qui me donnent l’impression d’avoir des mains de Hulk, mais surtout parce que l’on SAIT éperdument que ce n’est pas le cas. Et on s’en fout, mais dans ces cas-là pourquoi le dire ?

Hein ? HEEEEIIIN ?

Quoi ? Oh, bien sûr que tu veux du feu aussi.

 

C’est çaaaaaa ouais, petit café avec ?

 

La météo

Comme quelqu’un de responsable et mature qui remplit ses papiers à temps et relève son compteur EDF (toujours de la mauvaise façon, certes, mais qui le relève quand-même) (non mais sérieux tout le monde sait ce que c’est qu’un indice de je sais pas quoi ?) (pourquoi les gens savent ça et pas moi ?), je regarde la météo iPhone avant de sortir, bien que je sois en jean / t-shirt 10 mois sur 12. Mais ce matin, alors que j’ai vu « 23°c » et que je suis donc sortie en chemise jeans pour me retrouver dans le désert qu’était devenu ma rue. Et j’ai pas kiffé, parce que la météo iPhone, c’est comme le dentiste ou les juges de Roland Garros, quand ils disent un truc, je les crois, et je discute pas. La météo elle est influente tu vois, c’est mon influenceur à moi.

 

C’est çaaaaa ouais. www.asos/short/debardeur/lemoinsdetissupossiblemerci.fr

 

Le BG du bar

Il y a toujours un BG dans le bar.

Bon, après quelques pintes, il y en a quelques uns supplémentaires. Mais il y en a toujours un qui est là, dans sa Bégéitude, et qui a toujours un CV qui ferait se remettre en question Mark Zuckerberg.

Il est toujours sportif professionnel (mais un sport que tu ne peux pas regarder, parce que PERSONNE ne regarde ce sport) (genre golf) (ou escrime), vient d’arriver à Paris et a fait 3 fois le tour du monde « Mais pour le boulot donc bon ».

 

C’est çaaaaaa ouais. Si tous ceux que j’ai rencontrés sont vraiment sportifs pro, lançons des JO parallèles s’il vous plaît.

 

Le correcteur auto

 

Ai-je besoin de faire un monologue écrit pour expliquer que c’est bizarre que les correcteurs corrigent seulement les « er » en « é » et les « ai » en « ais », ai-je besoin ?

C’est çaaaaa ouais.   »Settings » « General » « Keyboard » « Stop bullshiting me »

 

« Nous allons repartir dans quelques minutes »

 

Arrête. ARRETE VOIX DU METRO. Ou dis-moi comment tu calcules tes minutes, parce que j’ai chaud, j’en ai marre, et même s’il ne fait que 23 degrés (« MENSONGE !) bah je préfèrerais que l’on me dise que la ligne marche plus et qu’on va tous être moites ensemble pour beaucoup plus longtemps que « quelques minutes ».

 

C’est çaaaaa ouais. Je propose la création d’un wagon bar pour chaque rame de métro, avec Mister Freeze et Perrier glacé.

 

Bien à vous, et de l’envie de déménagé dans un Picard (sorry, correcteur auto)

 

 

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Ça, ça m’a fait sourire

 

Certains jours, il pleut, le livreur Frichti a 30min de retard, on ne trouve pas nos clefs dans notre sac, notre Vans trouve que la flaque d’eau a l’air d’être géniale (alors que l’on ne regardait pas) (vu que l’on cherchait nos foutues clefs)… et parfois au détour d’une conversation d’inconnus ou de gens que l’on connaît et aime, on entend un truc qui nous fait juste sourire. Et ça, c’est plutôt pas mal.

 

 

(dans la rue)

- Tu en es où de tes envies de sport ?

- Bah j’ai toujours envie.

- Cool, et tu t’es inscrit ?

- Ah bah non du coup

 

 

(à l’agence)

‘’Parce que bon qu’on se le dise, le sweat c’est tendance en ce moment’’

 

 

(en weekend à la campagne avec des amis) (fous)

On arrive bientôt à la maison là ? (regard vers les champs qui nous entourent). Oh non, mais on en est qu’au tas de bouse là ?

 

 

(une conversation avec des amis) (fous) (les mêmes)

- Mais ils sortent ensemble ?

- Bah il arrêtait pas de lui caresser la rotule donc je dirais que oui

 

(mon nouveau dentiste)

- Vous avez des dents superbes, vous êtes encore étudiante ?

- …

 

(à l’agence)

- J’ai envoyé des trucs mais c’est déconnecté de la paille

- Ah compliqué, si c’est déconnecté de la paille

 

 

(à l’agence)

- Et on met un visuel de fajitas.

- Non mais c’est nul ça.

- Non mais une fajitas stylée t’as vu

 

 

 

(avec une personne formidable)

Moi : Je vais brûler un cierge, on sait jamais, si le grand barbu upstairs nous regarde.

La personne formidable : Ouais fais ça s’il te plaît. Attends, on parle bien de Dieu, pas du Père Noël, on est d’accord ?

 

(dans un bar)

- Vous faites de Caipirinhas ?

- Ah oui oui carrément. Bon par contre j’ai plus de citrons verts, de sucre ni de glace pilée.

- …

 

(dans la rue)

- Je l’ai noté sur ma to do list

- Et tu l’as fait ?

- Bah non je l’ai mis sur ma to do list donc ça veut dire que je le ferai pas

 

Bien à vous, et de la ride d’expression

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Play by the rules

 

Quand je suis sortie de l’aéroport du Caire et que je me suis assise à l’extérieur, j’ai demandé à une jeune femme si je pouvais fumer là où j’étais.

Elle m’a regardé avec des yeux plus ronds qu’une soucoupe à café Maisons du Monde en me lançant un « Hum…Sure » (comprendre « Tu fais bien ce que tu veux ma grande, ici c’est pas Paris donc allume ta clope, danse le Mia, mais pitié il fait 43°c alors cesse de t’agiter et fous-moi la paix ») (à peu de choses près).

 

Mais pourquoi est-ce que l’on se sent obligé de demander l’autorisation dès que l’on a envie de sortir sa main de sa poche ?

 

Parce qu’en France, il y a BEAUCOUP. TROP. DE. REGLES.

 

On entend des annonces, on voit des panneaux, on écoute nos parents, puis notre boss, puis notre mec, puis nos potes, puis le barman, puis le bouncer… Il n’y a pas un foutu moment de notre vie où personne n’est là pour nous donner son avis / ses règles, dont clairement on se fout éperdument.

Alors on finit par prendre le pli et à être surpris quand on est sur un bateau et que l’on peut toucher l’eau sans se faire engueuler.

 

Katia. Démonstration.

 

Prière de garder vos mains à l’intérieur du véhicule pendant toute la durée de l’attraction.

 

Don’t press the button unless it’s an emergency

 

« Ne laissez pas vos bagages sans surveillance »

 

Veuillez mettre votre portable en mode avion

 

Ne mets pas tes mains sur les portes, tu risques de te faire pincer très fort

 

« Votre correspondant est occupé, veuillez réessayer ultérieurement »

 

Tapez 1

 

Gardez votre droite

 

Ne touchez pas les aquariums

 

Silence !

 

« Veuillez vous rendre dans les wagons prévus à cet effet »

 

« Nous vous rappelons que ce vol est non fumeur »

 

« Vous n’avez pas de liquides, d’objets contondants, d’appareils électroniques munis de batterie »

 

Merci de faire l’appoint

 

Please stay behind the yellow line

 

Ne pas s’exposer au soleil les deux jours suivants

 

Merci d’enlever vos chaussures avant d’entrer

 

Attendez ici d’être placé

 

Bonnet de bain obligatoire (ou pourquoi 99% des gens ne vont pas à la piscine) (le 1% restant concernant les mecs qui portent bien le slip de bain ET le bonnet de bain.) (Michael Phelps, donc)

 

 

Bien à vous, et du 400m nage libre les cheveux au vent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La zone de confort ; « allez viens, on n’est pas bien »

 

« Sortez de votre zone de confort ».

 

Vu le nombre de fois où l’on lit ça sur l’Internet mondial, on finit par avoir l’impression de n’être qu’un vieux tas de flemme bien ancré dans son rockin chair sur sa terrasse à boire une citronnade – Louisiane style.

Ou un vieux machin qui tient sur des Roshe One déglinguées qui se balancent au bout d’un accoudoir d’un fauteuil Fleux en mangeant un burger de chez Starvin’ Joe – Parisian style.

 

Mais ça veut dire quoi exactement sortir de sa zone de confort ? Et puis si l’on est si confort, pourquoi est-ce que l’on voudrait aller ailleurs ?

Ça n’existe pas un moment où l’on se sent beaucoup trop bien, petit rayon de soleil sur le nez, banc disponible dans un parc, pas trop chaud, pas trop froid, et où l’on se dit « Mais je suis beaucoup trop bien là, je vais bouger ! ».

 

On l’aime bien ce banc, il est confortable, on le connaît, il a presque la forme de notre séant (ça veut dire fesses) (mais en moins drôle) incrusté dedans.

 

Quelle drôle d’idée.

 

Mais visiblement, il faut suivre le mouvement, parce que désormais, avoir une vie calme c’est nul. On fuit l’ennui, on n’en veut pas, le bonheur c’est mainstream, on veut avoir vécu des choses, et le cas contraire, tout lâcher pour faire un truc qui va nous remuer. Le bonheur c’est un truc de gens chiants, c’est dans l’effort et dans l’échec que l’on se construit, alors à qui ça servirait d’être heureux depuis dix ans avec pour seule interrogation le temps qu’il fera ce week-end ?

 

Comment ça tout le monde ?

 

Mais non, nous on veut de la sueur, des histoires à raconter, du soupir pour seule réponse à la question « Comment ça va ? », du sourcil levé pour seule réaction à de belles histoires, du cynisme à des questions légitimes mais qui ne font plus partie de notre vie.

 

C’est plus facile de mépriser les gens heureux que de les envier.

 

Alors à chaque fois que l’on se rend compte que la vie est un peu trop confortable, un peu trop tracée, au lieu de prendre un peu de recul et de se demander ce que l’on pourrait faire pour l’améliorer, on se remet dans les starting blocks et on refait la course dans le couloir d’à côté, pour se mettre en danger, pour se sentir vivre un peu et voir les choses avec une perspective différente.

 

Morale de l’histoire ? Sortez de votre zone de confort, changez de banc.

 

Ou un truc dans le genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais il est où le printemps ?

 

 

Attendez les gars, il y a quelques semaines, on posait nos semelles de Vans sur de la pelouse verte fluo dans des parcs pour dej, et là le soleil ne daigne même plus pointer le bout de son rayon plus de 3 minutes ?

Pourtant il n’est pas bien loin, je le sens, avec son pollen qui vient me chatouiller les narines dès que je mets le nez dehors, ses petites abeilles qui viennent bzz bzzzter chez moi sans ne plus jamais trouver la sortie (indice, c’est par là où vous êtes rentrées les zouzs), mais impossible de le faire rester.

Chaussez vos Ray-Ban et sortez la crème solaire indice 50, je sais où se planque cet insolent de printemps.

 

 

Avec les chaussettes que l’on perd dans le sèche-linge

 

Avec toutes les deuxièmes têtes de brosse à dents électriques que l’on achète mais qui disparaissent dans le placard de la salle de bain

 

Coincé dans l’époque où Klitschko avait plus de ceintures qu’une Youtubeuse mode

 

Avec le numéro de ce mec canon enregistré dans un téléphone qui a rendu l’âme

 

Avec notre bonne foi

 

Avec l’amabilité des contrôleurs RATP

 

Avec la motivation d’un lundi matin

 

Avec l’objectivité dont on fait preuve après 3 Long Islands

 

Avec notre motivation pour faire du sport le matin après avoir regardé la météo iPhone

 

Coincé dans l’époque où l’on parlait d’autre chose que de politique. Au moins un peu. Au moins plus d’un scroll Facebook.

 

Dans l’endroit le plus secret au monde où les mecs sont mieux foutus que dans un calendrier des Dieux du Stade (non) et où tu peux boire de la bière. Et non, ce n’est pas au café Oz un soir de match du top 14, mais une salle… d’escalade. On fait ce qu’on peut les gars.

 

Dans le Starbucks où les baristas parviennent à épeler ton nom correctement

 

Dans le trou dans lequel on a envie de jeter les gens qui commandent « Alors…5 mojitos, 2 Sex on the Beach et trois Pina Colada s’il vous plaîîîîît » alors qu’il n’y a qu’un seul bartender, 2728291 personnes qui font la queue et que c’est un fuckin bar à bières.

 

Bien à vous, et de l’écharpe au mois de mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La bienveillance

 

Vous connaissez ce moment pendant lequel vous réalisez que vous avez laissé votre iPhone sur la table du café et que vous êtes en panique sur le chemin qui vous sépare de votre téléphone, que vous imaginez déjà perdu, esseulé sur une table collante qui sent la bière pas fraîche ?

 

Vous faites alors la liste de tout ce que vous aviez dedans, du prix que vous allez devoir payer pour vous racheter un nouveau téléphone, des papiers à remplir pour porter plainte, faire jouer l’assurance, prévenir vos contacts Facebook qu’une fois de plus, « Plus joignable par téléphone mais uniquement par Facebook merci », et ça agace.

 

Puis vient l’autre moment, celui dont je voudrais parler.

 

Celui où vous arrivez dans ledit café et qu’une personne vous tend votre téléphone « Vous l’aviez laissé sur la table, alors je l’ai gardé en attendant que vous reveniez ». Ce moment d’amour pur où l’on a envie de prendre la personne dans ses bras, de la serrer comme si on l’aimait depuis des années et que l’on ne pourrait pas vivre sans elle, cette sensation de joie qui nous enveloppe de nos sneakers au pompon de notre bonnet.

 

Ce moment, c’est celui que j’ai vécu en Egypte. Pendant 10 jours.

 

En 10 jours, j’ai pris plus de transports différents que durant toute ma vie. Et entre deux felouques, tuks tuks, bateaux à moteur, ferry, avions, taxis, bus, Uber, je suis tombée amoureuse du pays, mais surtout, je suis tombée amoureuse des gens.

 

L’Egypte est un pays qui déborde de bienveillance et de gentillesse, où les gens aiment sincèrement et ont envie d’aller vers l’autre, sans rien attendre en retour (Florent Pagny powa), juste parce que c’est cool d’aller vers l’inconnu en fait.

 

C’est un pays où il ‘y a pas de règles, où l’on peut mettre sa main hors du bateau pour toucher l’eau parce qu’il fait 44°c et que l’on se rafraîchirait bien un peu en regardant les maisons nubiennes au loin.

 

C’est un pays qui est rythmé par le bruit des klaxons, pas parce qu’il n’y a pas de panneaux routiers, mais parce qu’en klaxonnant on dit bonjour, on dit au revoir, on dit merci, on dit « hey coucou Assouan, moi je viens de Louxor », on dit « t’es joli », on dit « je suis content », on dit aussi parfois « mec bouge ton tuk tuk ou c’est moi qui te le bouge ».

 

Entre les effluves sucrées des terrasses à narguilé qui nous donnent l’impression de slalomer dans une fête foraine géante, on aperçoit des gens assis occupés à ne rien faire. Parce que là-bas on prend le temps de vivre, on sait (à peu près) quand on part, mais on ne sait pas (du tout) quand on arrive, et en vrai tout le monde s’en fout un peu d’arriver à une heure précise, parce que là-bas la vie se vit et ne s’organise pas.

 

C’est un pays où la bienveillance est omniprésente, où les gens n’ont pas grand chose mais veulent tout te donner, parce que les choses matérielles ne sont pas primordiales car souvent absentes. Alors les Egyptiens se concentrent sur ce que l’on ne peut pas acheter, sur l’émotionnel. Et c’est quelque chose que l’on a du mal à assimiler dans les pays occidentaux, bien que l’on tende vers ça de plus en plus, notamment avec des « tendances » de fond comme le Hygge danois, ou plus récemment le Gemütlichkeit allemand (vivre le moment présent, profiter du moment T tout ça tout ça) (avec un fond de bougie qui sent le feu de cheminée) (cheminée que tu n’as pas parce que, hey, prix de mètre carré à Paris tavu).

 

Les voyages ne forment pas que la jeunesse, ils nous forment nous, et à tout âge. Notre personnalité, notre façon de nous ouvrir au monde et de le percevoir. De réfléchir, de nous comporter face aux gens, face à l’inconnu, face à des situations que l’on n’a jamais vécues et des endroits que l’on n’a jamais vus auparavant.

 

Et ça, ça vaut tout le reste, fois 12.

 

Bien à vous, et du visa

 

 

 

 

 

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Ces questions / Tu penses que nos plus belles années sont derrière nous ?

 

Tu l’avais pas vue venir celle-là hein ? Bien installé(e) dans ton fauteuil club à te poser de vraies questions existentielles (« Est-ce que c’est cool d’aimer Ja Rule ou pas ? »), la question bombe est lancée, celle qui te fait le même effet que de regarder quelqu’un manger une salade de quinoa / choux rouge / avocat / vinaigrette noisette préparée par ses soins alors que tu t’enquilles ton 4ème bobun de la semaine (absolument pas préparé par tes soins).

Un mélange de haine et d’angoisse t’envahit, tu voudrais dire que cette question est débile et en aucun cas légitime, qu’elle ne mérite d’ailleurs même pas que tu te poses dessus, mais c’est déjà trop tard, la liste cérébrale est lancée, et c’est le début du bordel. Mais pour garder la face, tu soutiens du regard l’insolent qui a osé de poser ladite question en te demandant si :

1 – il te veut du mal

2 – il y a jurisprudence sur les meurtres qui découlent de questions agaçantes

3 – dissoudre un corps dans de l’acide marche réellement

 

La non-possession de larges bacs en PVC, combinée à la bienséance t’empêchant de te débarrasser de la personne, il est temps de relativiser te rassurer à coup de liste positive. Suivez-moi, c’est par là :

 

Comment serait-ce possible que nos plus belles années soient derrière nous alors…

 

Qu’il nous reste plus de pays que l’on n’a pas encore visités que de ceux sur lesquels on a déjà posé notre Vans

 

Qu’un Pitch Perfect 3 va voir le jour prochainement

 

Que la vie ne peut pas être mieux qu’au moment où l’on a un panda roux. Et que je n’ai toujours pas de bébé panda roux. Ni toi d’ailleurs.

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue chez Mamma Primi

 

Que le Tariquet est de plus en plus présent sur les tables parisiennes

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue au Passager Café

 

Que c’est de nouveau la saison des pique-niques

 

Que j’ai l’impression qu’ils ont rajouté des chaises aux Tuileries parce que j’ai pu m’asseoir deux fois de suite sans attendre 45min

 

Qu’il n’y aura pas éternellement la queue dans basiquement tous les endroits stylés du 11ème

 

Que la SNCF proposera bientôt des Paris-Bordeaux en 2h03 pour la modique somme de… Hmmm.. Ils ne l’ont pas encore dit ça, mais quand-même, 2h03 ; JOIE !

 

Que je viens juste de découvrir « Please like me », qui est pour moi l’une des meilleures séries au monde. Ca se passe en Australie, et ça change de tout ce que l’on a déjà vu, et c’est fou.

 

Qu’il y a encore tellement de boules à neige à collectionner

 

Qu’il y a -40% sur UberEats en ce moment

 

Que j’attends toujours que K.Flay passe en concert quelque part. Même à Clermont-Ferrand, je m’en fous, j’irai.

 

Bien à vous, et de belles années à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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