Dear 2017

 

Quand je lis les articles sur des blogs divers et variés à la période des fêtes de fin d’année (bon ok que des blogs de gens qui ont tout lâché pour aller ouvrir un sanctuaire pour soigner des bébés loutres (et des blogs de nanas qui t’expliquent comment appliquer de l’highlighter alors que je ne sais même pas ce que c’est et que je me fous ma brosse de mascara dans l’oeil un matin sur deux) (on lâche rien), c’est toujours pareil ; les gens font le bilan.

 

Ils expliquent qu’écrire noir sur blanc les choses positives te permet de remettre ton année en perspective, et de ne pas te faire dire pour la 75ème fois en une semaine “Oh bah on espère que 2018 sera mieux”.

 

Que cela soit des voyages, des enfants, des mariages, des achats d’appartement, ou la trouvaille d’un nouvel italien qui prend les réservations (chacun ses projets, on n’est pas là pour juger), voir ce qui nous a fait sourire les mois écoulés fait du bien au moral, et à notre petit coeur.

 

Alors en 2017, je ne sais pas vous, mais moi…

J’ai fait un road-trip en Egypte qui m’a fait me rendre compte que le bonheur, il était simple, et qu’on avait trop tendance à l’oublier. Que même si le cynisme est à la mode à Paris, si l’on préfère hausser le sourcil plutôt que d’être gentil, parce qu’être gentil, c’est un truc de loser, la bienveillance c’est quand-même ce qui se fait le mieux. Mais également que le fait de bien s’entourer, ça change tout. Avoir des gens positifs autour de soi, qui sont à l’écoute et nous font nous améliorer au quotidien, ça nous façonne. On est les gens que l’on aime, que l’on admire. Dans chacun de mes amis, il y a des choses que j’admire profondément ; des qualités que je n’ai pas, des principes forts, des qualités que l’on partage, et ça, c’est selon moi le fondement d’une amitié qui fonctionne et qui nous fait avancer.

 

J’ai recommencé le bénévolat avec une autre association que celle dans laquelle j’étais à l’époque, et j’avais oublié à quel point c’est juste génial. Je peux arriver dépitée, je sais que j’en repars toujours chargée à bloc. Voir des gens qui sont vraiment dans le besoin, ça fait relativiser, et surtout ça nous permet de faire quelque chose de vraiment désintéressé et de rencontrer des personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous. Toujours cette histoire de bienveillance, parce que l’on a beau dire ce que l’on veut, le bien appelle le bien.

 

J’ai fait une croisière. Le truc que je n’aurais jamais fait de moi-même, du moins pas tout de suite. Et pourtant les bateaux, c’est une affaire de famille. Mais j’en ai fait une, et j’ai totalement adoré. Le fait de pouvoir courir quand tout le monde est endormi et voir le soleil se lever sur l’océan, je crois qu’on n’a rien fait de mieux. A part les pâtes au cheddar. Encore une fois, j’étais très bien entourée, et ce fut 12 jours de positivisme et de bienveillance, et putain ça recharge.

 

Je suis tombée amoureuse. Une espèce de bombe. Yeux bleus, rire de dingue, 3 kilos et des brouettes la première fois que nos regards se sont croisés ; le love dès le début. Je l’ai prise dans mes bras, elle m’a chopé le doigt et j’étais encore plus émue que pendant un haka d’un match des 4 Nations.

Comme quoi, tout arrive, pas toujours sous la forme attendue, mais tout arrive.

 

J’ai trouvé une utilité à mes boules à neige en lançant The snow globes factory, un projet d’écriture qui me permet de combiner deux de mes passions et surtout de me faire offrir un cadeau à chaque fois que l’un de mes amis part quelque part, et ça c’est putain de cool.

 

J’ai remis les gants, après 10 ans sans boxe, j’ai repris. Pas à la même fréquence, ni au même niveau, mais j’ai repris, et j’ai l’impression d’avoir récupéré un petit bout de moi.

 

J’ai eu un coup de coeur pour une petite île dont je ne connaissais pas l’existence, j’ai nommé Gozo, au nord de Malte. Et j’ai parlé avec un homme qui habitait là-bas depuis quelques années, après avoir vécu comme croupier à Londres. Un jour, il est allé rendre visite pour la semaine à son meilleur ami, il est tombé amoureux de Gozo, est rentré à Londres, a lâché son appart, son job, et est allé s’installer sur l’île. Quand je lui ai demandé s’il était heureux, il m’a simplement répondu “I finally found the inner peace I was looking for” (J’ai enfin trouvé la paix intérieure que j’ai toujours cherchée). Ca m’a fait écho, au plus profond de mes entrailles. Il a une cinquantaine d’années. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour trouver ce que l’on cherche.

 

J’ai arrêté le poisson. Après 5 ans de pesco-végétarisme (régime de ceux qui ne mangent pas de viande mais qui s’octroient le droit de manger du poisson), je suis passée full végétarienne. J’ai eu le déclic à Copenhague en janvier en mangeant un truc à base de homard et j’ai eu littéralement un haut le coeur. Ca a été ultra facile alors que j’étais une grosse fan de poisson et autres fruits de mer. Chacun fait ce qu’il veut, et je n’oblige personne à rien, même si évidemment la fourrure, les abattoirs, la pêche électrique et autres conséquences de l’égoïsme humain me tordent les tripes, mais aller au bout de mes convictions m’a permis d’être encore plus en accord avec moi-même. Et on l’oublie souvent, mais être en accord avec soi, c’est putain d’important.

 

J’ai renoué avec des gens perdus de vue, en un message. Parce que s’engueuler c’est facile, mais reprendre contact ça l’est tout autant, et bien souvent ça vaut le coup. Alors si vous pensez souvent à quelqu’un qui ne fait plus partie de votre vie et que vous le regrettez, mettez votre ego de côté, et putain allez-y.

 

J’ai trouvé un super italien qui prend les résas, ça s’appelle Ober Mam… Non j’déconne.

Je vous souhaite une putain de bonne année

Facebook Twitter Email