Fuc**n instant présent

 

 

Quand je me balade à la FNAC, j’ai l’impression qu’il me faudrait 12 vies pour réussir à peine à toucher du doigt une existence apaisée et saine.

Avec tous ces trucs de méditation, de vie simple, de nourriture healthy, de comprendre son corps, trouver l’épanouissement au travail – en amour – en amitié – avec soi-même…ça me laisse le sourcil dubitatif et le soupir long.

 

Très long.

 

Bien que tout ça paraisse plus compliqué que d’avoir une table au café Pinson un dimanche à 13h, je me dis que certaines personnes essaient, et parviennent à cocher des cases de cette To-do list qu’est la vie, alors pourquoi est-ce que cela paraît tellement compliqué ?

 

Du coup je me suis mise à chercher.

 

Pourquoi tout le monde se barre à l’autre bout du monde (ou en Lozère, selon le niveau d’anglais – et du compte en banque) pour changer de vie après avoir travaillé dans des jobs stressants, dans des villes surpeuplées, avec un rythme de vie qui fait des nœuds à l’épaule que même le meilleur siège massant de Nature et Découvertes ne pourra pas dénouer ? Parce que l’on veut toujours plus, mieux, ailleurs, neuf.

 

On a beau avoir un job, on regarde quand-même les offres d’emploi.

On a beau avoir un mec, on continue d’aller sur Tinder.

On a beau avoir un appartement, on reste sur les pages Facebook de bons plans.

On a beau avoir trouvé ses vacances, on regarde toujours sur Instagram où vont les autres.

On a beau avoir de super potes, on partirait bien faire une retraite coupé de tout en Patagonie (ou dans le Centre de la France, encore une fois, rapport aux finances)

On a beau aimer notre fish n chips, le burger veggie du mec de la table à côté a l’air quand-même vachement bon.

On a beau aimer notre nouveau blond norvégien qui nous a coûté 230 euros et notre samedi après-midi passé chez le coiffeur, le pumpkin spice hair a l’air quand-même vachement joli.

L’açai bowl c’est cool, mais l’avocado toast, je suis sûre que c’est mieux.

On a beau aimer notre pad thaï, le cheese nan de notre pote a l’air mega cheesy

On a beau aimer notre thé vert, on boirait bien un triple latte

 

Mais je me dis qu’un jour, on deviendra tous aussi calme que le mec de l’appli de méditation, et que l’envie de lui faire manger nos « pensées qui défilent », ne sera plus qu’un lointain souvenir.

 

Namasté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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