Haaaave you met Tinder?

 

 

Dans la catégorie “Je retourne ma veste en moins de temps qu’il n’en faut pour proposer « drinks ? » un jeudi soir” ; j’ai découvert Tinder. Ouais en 2018. Bon, j’ai un peu de retard ok, mais les années précédentes j’étais beaucoup trop occupée à expliquer à coup de grand monologue pourquoi Tinder n’était que les bas fonds des relations amoureuses, là où tout le romantisme venait rendre son dernier souffle. Je ne sais pas si j’avais tort, mais en tout cas, Tinder c’est comme faire du shopping sur Asos alors que tu n’y es pas allée depuis 6 mois : TROP

Trop de gens, trop de descriptions, trop de codes, trop choses à prendre en compte, trop d’avis à demander aux gens qui t’entourent. Et je n’y suis que depuis une semaine. Les gens qui ont téléchargé l’app depuis plusieurs années doivent sacrément être organisés. Tinder, c’est comme une To do list dont tu ne verrais jamais le bout.

J’ai l’impression d’ouvrir ma boîte mail en retour de vacances, tu dois tout lire, prioriser les choses, répondre aux requêtes utiles, zapper les moins importantes, et à chaque fois que tu refresh l’app, tu as quelque chose à lire de nouveau.

Sur Tinder, tu dois être multi task, réussir à suivre plusieurs conversations en même temps en t’adaptant au ton de la personne que tu as en face. J’ai vu tellement d’amies tenir une conversation IRL tout en continuant de swiper, taper, pianoter ; Tinder, c’est un job à part entière pour lequel le seul assistant que tu puisses recruter ; c’est toi.

Ca va qu’ecrire fait partie de mon job, Tinder, c’est juste une affaire de CTA (Call To Action pour les quatre du fond qui ne sont pas dans le marketing) et de punchlines bien placées. Merci le copywriting, grâce a toi je vais pouvoir trouver l’homme de ma vie (non).

Et puisque l’on aime ranger les gens dans des cases, je vous propose que je le fasse pas plus tard que tout de suite. Alors, en quelques jours, et en quelques conversations avec des amis présents sur ce formidable réseau social (soit la totalité du reste du monde), qu’est-ce que j’ai croise ?

Les gens qui donnent plus l’impression d’être là pour tuer toute ta famille plutôt que pour trouver quelqu’un de cool avec qui attendre 4h pour avoir une table à la Felicita

A coup de pause doigt d’honneur du plus bel effet (on a toutes envie de partager notre vie avec un mec dont la pause favorite est celle d’un rappeur US sur une pochette d’album des années 2000) ou de photos prises dans le noir / dans un ascenseur lugubre / dans une salle de bain sans fenêtre située dans au rez-de-chaussée. C’est sur que j’irais pas bruncher avec eux, mais du coup je vérifie encore que j’ai bien verrouillé ma porte d’entrée.

Les gens qui te demandent ce que tu cherches

Mon ami si je savais ce que je cherchais dans la vie, je ne serai certainement pas sur Tinder

Le mec cool

Il est mignon, il est drôle, il est intelligent. On le soupçonne d’être marié avec 4 enfants ou de dater 18 nanas en meme temps. Peut-etre qu’il a un vrai assistant, lui.

Les hommes-abdos

Pas envie de faire de raccourcis (mais un peu quand-même) mais en général, ceux-là ne sont pas de ceux qui cherchent l’amour de leur vie, mais pensent plutôt que leur 6-pack va leur permettre d’arriver dans ton tanga plus vite qu’il n’en faut pour dire « J’vais a la salle six fois par semaine ».

Les « fétichistes »

Une photo de pieds, le mot « fétichiste » écrit en lettres fluo dessus ; j’aimerais vous dire que j’ai creusé le truc mais j’ai pas osé. Mais il y en a beaucoup plus que vous ne vous l’imaginez.

Les hommes « là mais pas là »

Ou ceux qui te matchent, te parlent une fois puis ne donnent plus jamais signe de vie. Je les soupçonne d’avoir eux aussi des enfants mais de faire garde alternée et de n’être disponibles qu’une semaine sur deux.

Les mecs-taille

L’une des grandes déceptions Tinderesque, dixit mes amies qui ont rencontré des mecs sur cette formidable app, c’est souvent la taille. Calme-toi toi là-bas que j’entends crier « TITRE » même avec mes intra auriculaires, je te parle de la taille physique. J’ai l’impression que c’est un truc universel, étant donné qu’une grande partie des hommes de Tinder se sentent obligés de préciser leurs mensurations dans leur description. Ou de ne mettre QUE leurs mensurations. #PasLTime

Les mek ou sava être compliker en fait

Si on me donnait un franc CFA à chaque fois qu’un mec m’a écrit « slt sa va » et autres « tu vie ou a Paris » (il était très beau me jugez pas), je pourrais m’acheter un penthouse a Ouagadougou. J’ai juste répondu « non » parce que je trouvais ça drôle.

Je sais c’est cruel, mais que voulez-vous que je vous dise, c’est Tinder.

Les « déjà vus »

Ou quand Tinder se transforme en un montage photo de tes foirages amoureux.

Les mecs-emoji

Inutile de leur demander s’ils aiment la littérature, ces mecs-la ne s’embarassent même pas d’une description Tinder, aussi concise soit-elle. Ils se contentent de mettre des emojis approximatifs les uns à la suite des autres. Pour les emojis avion et burger, je comprends. Pour le rouge à lèvres et le chat qui pleure : je cherche encore.

 

 

 

 

 

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