Half empty, half full

 

Il y a quelques jours j’ai regardé le film The Notebook.

Ne me jugez pas s’il vous plait.

J’aime bien regarder des choses référencées dans d’autres films/livres/séries, et The Notebook, c’est un peu le Graal de la référence du film romantique américain.

Vingt minutes dans les rayons de la Fnac et une recherche Wikipedia plus tard, j’ai réalisé que The Notebook s’appelait en français, N’oublie jamais.

N’oublie.

Jamais.

Genre le film sponsorisé par Guillaume Musso.

Puis je me suis rappelée que ma sœur m’avait dit que c’était un film génial.

Et qu’elle adorait Guillaume Musso.

Et là, j’ai eu comme un doute.

Il y a des choses dans la vie que l’on attend tellement, que l’on s’imagine des dizaines de fois dans sa petite tête, que l’on espère si fort, qu’au final, on est souvent déçus. Alors que les événements spontanés ont tendance à nous surprendre par la positive.

Prenons le Nouvel An par exemple ; ça pue. Pour ma part ça va dans la catégorie des fêtes horribles, avec en première position la Fête de la Musique. On prévoit toujours plein de choses, avec plein de gens, pour au final finir bourré à 20h30 et à perdre nos potes sans ne plus jamais les retrouver de la nuit.

Alors que la petite soirée coolos qui commence dans le bar en bas de chez nous un mardi soir et qui finit le lendemain à 7h dans une boite chelou que l’on ne retrouvera jamais, elle est certes super violente en termes de réveil, mais tellement inattendue, avec un soupçon d’aventure et un arrière goût de tequila.

Puis je me suis rendue compte qu’il y avait pas mal de choses que j’attendais, dont j’avais entendu parler 4732 fois, que j’aurai pu pleinement aimer si cela avait été un peu plus imprévu, un peu moins dit…

Le calendrier de l’avent Kinder.

Tous les ans c’est pareil, je l’achète (ou on me l’offre, les gens sont sympas), et à chaque ouverture de case, je me sens roulée de trouver un énième Shokobon, alors que JE SAIS éperdument que je vais y trouver un énième foutu Shokobon et qu’ils ne mettent un Père Noël seulement le premier jour, juste pour m’appâter. Les sans cœur.

Le Merveilleux.

Ce dessert qui équivaut à environ 4739292 Paris-Brest x beaucoup d’air en termes de texture, et à 3892 tartiflettes en termes de calories. Quand je suis revenue de Nouvelle-Zélande, c’était LE truc dont tout le monde parlait, on m’en avait vanté les mérites pendant des semaines, au final, j’ai gouté et j’ai trouvé ça super bof. Ça marche aussi avec le Cronut, le meilleur Naan de Paris, les Dim Sums d’à peu près tous les restos de Dim Sum de Paris, et les œufs Bénédicte de TOUS les brunchs de Paris. Sauf Elis Island. Mais les propriétaires sont retournés a New York, les salauds.

Jean-Marc Mormeck

Je suis une grande fan de boxe anglaise, depuis plus de dix ans, alors quand Jean-Marc Mormeck dit qu’il veut devenir le premier français champion du monde des poids lourds et que la rencontre avec Vladimir Klitschko est prévue en mars 2012, je compte les jours. Puis c’est le KO seulement au quatrième round, les larmes, la déception, le sentiment d’injustice, c’est dur. Alors Jean-Marc si tu (Vous ? Tu ? Allez on se tutoie.) nous lis, sache que tu es dans mon top 5 de mes maris potentiels en cas de disparition soudaine d’ Hugo, et ce depuis plus de 10 ans, et que je te regarderai ce soir avec mes yeux remplis d’espoir.

Primark.

Alors ça je l’avais découvert quand j’avais 14 ans à Dublin, mais je ne m’en souvenais même plus. Puis j’y ai été confrontée quand on en a parlé pendant trois mois quand ça a ouvert à Paris, et j’ai attendu un week-end à Berlin pour aller y jeter un œil ; j’y suis restée 47 secondes, pareil quand j’ai voulu redonner une chance à l’enseigne de Londres. Trop de monde, trop d’odeurs que tu n’as pas envie de sentir ni maintenant ni jamais, trop de fringues, trop de couleurs, j’ai failli faire trois AVC ; on ne m’y reprendra plus.

Mais heureusement, parce que la vie est quand même plutôt sympa, il y a des choses que l’on attend, auxquelles on pense sans cesse, et qui ont le mérite de nous étonner, surprendre, faire sourire, que ce soit la première, ou la 2738ème fois qu’on les voit.

Alors merci à : l’ile de la Nouvelle-Zélande, L’étrange Noël de Monsieur Jack, Bon Iver, la dernière collection Kenzo, Disneyland Paris, les boissons de Noël de Starbucks, la fondue savoyarde de Pain Vin Fromage, tous les Vogue du monde, le studio Pixar, les vernis Essie, les vacances à l’étranger et les films d’Hitchcock.

 

 

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