interruption

“The rest of your video after this ad”

 

Raaaaahhh mais j’ai pas envie d’attendre 10 secondes pour voir si ce bébé loutre finit par se lancer dans cette baignoire pour apprendre à nager bordel.

 

C’est pas possible d’être interrompu en permanence dans la vie. Il suffit de commencer à bosser sur un boulot / se lancer dans une série / se lancer dans une sieste ou un bouquin pour que Slack s’emballe, que l’on reçoive un mail, ou 12, que notre téléphone sonne, que l’on reçoive un message, que l’on entende une notification Facebook, Twitter, Instagram, Tinder, que l’on renverse notre café, que notre Google Calendar nous rappelle une réunion, que l’on doive fermer la cagnotte Leetchi, que le prix des billets a baissé pour nos prochaines vacances, que l’on doive signer une pétition sinon on ira en enfer et les dauphins seront tous massacrés dans l’heure, que “on boit un coup ?”, “café ?”, “on mange où ?”, que Fleux envoie sa newsletter, que putain est-ce que j’ai confirmé le rendez-vous chez l’esthéticienne, que “faut vraiment que je lave mon bureau”, que “pourquoi j’ai arrêté de le voir déjà lui ?”, que ce soit l’anniversaire de notre mère / notre père / notre pote / notre mec, que ce soit déjà l’heure d’aller à l’entraînement, que “le trafic est lourd, pour arriver à l’heure à votre rendez-vous, partez maintenant”, que l’on se rende compte que notre sourcil droit est plus épilé que notre sourcil gauche, que les places que l’on attend soient enfin en vente, que “on fait un babyfoot ?”, que l’on ait plus de batterie, que ça sonne à l’interphone, que l’on se ferait bien un Uber Eats, qu’il faut lancer une machine, que l’happy hour va bientôt se finir, que le livreur d’Uber Eats n’arrive pas à comprendre que rue et avenue sont deux termes différents, que le voisin du dessus a décidé d’avoir oublié de fermer son robinet, que les pompiers débarquent, que le chat miaule, que le chien aboie, qu’aucun animal ne fasse de bruit et que l’on réalise que l’on prendrait bien un animal, que l’on pense à son ex, que “tu peux fermer la fenêtre ?”, que l’on ait envie de boire un thé, que l’on ait envie de faire pipi parce que l’on a bu trop de thé, que “tu peux fermer la fenêtre ?”.

 

Quoi qu’on fasse, on finit toujours pas être interrompu, et du coup on ne peut jamais finir ce que l’on a commen…

 

Facebook Twitter Email
Ce contenu a été publié dans Mon histoire. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.