La théorie de Daniel Wellington

 

 

La dernière fois, je regardais la dernière saison de How I met Your Mother pour la 5ème fois, parce que visiblement il n’y a pas assez de séries sur Netflix pour éviter de se repasser des épisodes en boucle que l’on peut quoter du début à la fin.

 

Ma vie sociale du lundi soir va très bien, merci.

 

Donc, je regardais la saison finale, en me disant pour la 5ème fois que « C’est tellement pas juste », en reniflant honteusement derrière mon ordinateur, l’œil humide, et je me suis demandée comment fonctionnaient les relations amoureuses.

 

Alors, je ne débarque pas à l’instant les gars, c’est l’une des questions que je me pose toutes les huit secondes environ, un peu moins que « Est-ce que j’ai fermé le Velux ? », et un peu plus que « Est-ce que je ne plaquerai pas tout pour élever des kiwis en Nouvelle-Zélande » (l’oiseau endémique, pas le fruit) , mais là je me suis demandée comment cela marchait d’un point de vue…créneau horaire.

 

Parce que le timing, c’est important pour tout. Et on a tous un moment, pour chaque situation, où l’on se dit « Ok, c’est maintenant ». Cette petite voix dans notre tête qui nous donne une décharge en nous informant que c’est là, l’instant où il faut faire quelque chose, arrêter, continuer, démarrer, parler. Le petit klaxon au feu vert cérébral, notre doigt qui presse Pomme S après avoir écrit une idée qui vaut de l’or à 3h du matin alors que l’on boit des pintes, (Ndlr : Non cette idée ne vaut pas DU TOUT de l’or, et l’on s’en rendra bien assez compte le lendemain au réveil), notre petite voix qui nous dit qu’il est 3h du matin et que l’on a bu bien assez de pintes et que le théâtre du lendemain va être très long et douloureux, l’amie qui nous empêche d’envoyer un texto embarrassant (qui s’avère en fait être le 12ème de la soirée – mais bon ça elle n’est pas obligée de le savoir)

 

Et, est-ce que ce que les gens appellent le « coup de foudre », ne serait pas simplement notre créneau horaire ? Le moment de se dire que l’on va s’arrêter dans la course pour regarder le paysage plus de trois secondes, de prendre le temps, de reprendre son souffle, parce que si l’on rate ce créneau horaire là, on ne sait pas quand est-ce que sera le prochain, si prochain il y a ?

 

Et vu que visiblement personne n’a la réponse, je pense que l’idéal, c’est de continuer de se poser ce genre de questions toutes les 8 secondes. Comme « Est-ce que Gisèle Bündchen a un modèle dont elle s’inspire ? » ou « Est-ce que je mange assez de kiwis ? » (le fruit, pas l’animal endémique).

 

Bien à vous, et de la trotteuse.

 

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