La théorie de la pizza

 

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Vous connaissez la théorie de la pizza ?

Non ? C’est normal, ce n’est pas un vrai truc. Enfin dans ma tête, si ça l’est. Et c’est d’ailleurs quelque chose de très sérieux qui s’applique à beaucoup de choses de la vie. La théorie de la pizza pourrait en fait s’appeler “la théorie de la pizza et des haricots”.

Je vous explique ? Allez je vous explique.

Dans la vie il y a des gens obsessionnels (comme moi) (et sûrement d’autres gens) (mon Dieu, j’espère tellement que je ne suis pas seule là-dedans) qui, quand ils cherchent quelque chose, ne décident pas seulement qu’ils cherchent ladite chose, mais décident qu’ils partent en mission. Et ça peut couvrir un terrain large.

Très. Très large.

Par exemple quand je cherche un italien pour réserver un dîner, au lieu de regarder les italiens les mieux notés d’un site, je vais ouvrir 76 onglets, croiser les avis, ouvrir 8 conversations avec des groupes d’amis différents, passer des coups de fil, télécharger des cartes de 54 restaurants… Du coup, quand je finis ledit restaurant et que je suis satisfaite et surtout que les gens qui sont avec moi me disent qu’ils sont contents, j’entends le son de Mario qui finit un monde avec toutes les pièces qui s’accumulent. C’est la joie, mon coeur fait des petits bons, je suis la reine des pasta alla vongole et c’est parti pour une danse de la victoire interne.

Mais parfois, alors que l’on s’est imaginé toute la journée manger une pizza incroyable, burrata fondante, tomates cerises, roquette, petits copeaux de parmesan de bonheur, on débarque devant l’italien, qui est… FERME.

S’en suit alors la discussion de personnes qui ont faim. Et des personnes qui ont faim, c’est encore pire que des personnes bourrées.

1 – Ce n’est absolument pas raisonnable

2 – Ca parle très fort

3 – C’est très impatient

Après 8 minutes d’arguments plus décousus les uns que les autres qui en paraissent 45, tout le monde se retrouve assis à une table bancale près des toilettes d’une brasserie où le poisson est mal cuit, et les haricots en boîte.

Et cela ne s’applique donc pas seulement à l’organisation d’un restaurant un vendredi soir.

 

Katja, démonstration

 

Le haricot gens

Pizza : Mais pourquoi j’avais pas rappelé ce mec ? Il était beau, faisait du bénévolat, avait ri à la blague du pingouin et pesait plus de 90 kilos. Bon allez, je lui mets un message.

Haricots :

Moi : Hello c’est Flora, on s’est rencontrés il y a quelques temps (deux ans) (désolée, j’étais en réunion*), j’avais promis de te mettre un message, c’est chose faite.

Le haricot gens : Lol ah ué salut sa va et toa?

Moi : Merde.

*vous noterez la touche d’humour dans le message. On fait les choses bien, ou on ne les fait pas. Et croyez-moi bien que la prochaine fois, on ne les fera pas.

Le harico-cktail (j’aime l’humour)

Pizza : Bon, j’ai lu 23 articles sur cet endroit. Il y a un rooftop, il y a des tapis, du bois brut, des loupiotes suspendues, c’est pas guindé, il y a des stands de food végétariens, il y a tout une page de cocktails à base de gin et ce soir ils annoncent du soleil.

Harico-cktail : Vous entendez quoi par “Au moins 1h15 de queue ?” Je veux boire un verre le boule dans un hamac, pas faire Space Mountain. Dans 1h15 des carnassiers auront mangé toutes les saucisses végétariennes du stand de hot dog végétarien “pour goûter quel goût ça a”. Spoiler alert, CA N’A PAS LE MÊME GOÛT QU’UNE SAUCISSE. Mais ça tu dois le savoir, parce qu’il y a cinq ans quand tu faisais une tête dégoûtée quand les végétariens en mangeaient tu trouvais que “sérieux ça ne ressemble pas du tout à une vraie saucisse”. Alors pourquoi maintenant tu me manges ma saucisse ? Hein ?

Allez, c’est pas grave, il y a un PMU en face avec le sol qui colle déjà alors qu’il est 19h.

 

Le harico-ach (JE SUIS ON FIRE AUJOURD’HUI)

Pizza : “Mais naaaan, c’est pas un truc comme de la zumba t’inquiète, c’est un mélange de renforcement musculaire et de pilates, franchement le cours est super et la prof géniale.”

Haricot sport :

La prof “géniale” : “Allez les filles on pense à son bikini et on respire le dos bien droit en imaginant l’air circuler le long de son périné.

Moi : Merde. Bis.

Bien à vous, et du petit grain de maïs Bonduelle qui reste tout seul dans la boîte dans la pub

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