Le 104, cet asile créatif

 

J’étais déjà allée au 104 (pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un espace d’expression où l’on peut…tout faire je crois. Danser, faire du diabolo, exposer, jouer, lire, boire un café, faire la chouille..) il y a 8 ans, et à l’époque déjà, je m’étais dit que cet endroit était…particulier. Mais je crois que quelques pintes (c’était lors d’une soirée à je ne sais quelle occasion) m’avaient considérablement fait minimiser le niveau de folie créative du truc.

 

Attention hein, je ne critique pas l’endroit. Avoir quelque chose où l’on peut s’exprimer sous toutes ses formes de manière gratuite, je trouve ça cool. Mais si vous êtes totalement étranger au lieu, n’y allez pas trop réveillé non plus. En fait c’est le genre de lieu à voir avant deux cappuccinos. Ou après trois Long Islands.

 

Une fois les billets pris, on se retrouve dans un sous-sol éclairé au néon rose, et moi j’ai une règle, je ne vais pas dans les endroits éclairés aux néons roses, c’est soit un club échangiste de Pigalle, soit un guet-apens d’où va sortir un mec avec un masque chelou, muni d’une scie circulaire, et le temps que je comprenne, démunie de mes lunettes, BIM, moins un bras.

 

Après avoir croisé une panneau marqué « Hammam » (?), et tenté d’ouvrir 24 portes fermées qui portent toutes les même numéro, on trouve l’expo. En même temps quand l’intitulé parle de l’immatérialité du visible, je ne sais pas à quoi je m’attendais.

 

J’aime bien voir des expos bizarres, mais là, c’est comme être en boîte un samedi à 4h, sobre ; trop.

 

Après 12 tableaux noirs et un court-métrage où le réalisateur filme un aquarium vide avec comme climax une bulle qui éclate, on décide je commence les menaces dans ma tête, avant de me souvenir que la dernière fois j’avais insisté pour aller au Musée de la Poterie (que je vous conseille VIVEMENT !) (je vais finir par perdre des amis je le sens).

C’est reparti pour retraverser la salle principale, où pyramides humaines, danses diverses, slaloms en rollers et répèts de théâtre (= homme qui hurle en étranglant son partenaire « tu l’as tué, TU L’AS TUÉÉÉÉÉÉÉÉ ») (cliché)

 

En repartant, j’annonce un « PLUS. JAMAIS. », avant d’entendre un « Je crois que je vais postuler pour faire leur com’ ».

 

Y’a pas à dire, tous les goûts sont au 104.

 

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