Le trépied de la vie

 

 

La vie, c’est le bordel.

 

On croit que c’est facile, que si l’on fait assez bien les choses, tout se passera bien, que l’on réussira à éviter les murs et que l’on zigzaguera entre bonheurs, joies, et bonnes nouvelles. Et au final, bah, entre deux zigzags, il y a des plots que l’on se prend en pleine face, on tombe, on se relève, et une fois que l’on n’a plus peur de chuter, bah on retombe de plus belle.

Dans ce joyeux merdier qu’est notre vie, il y a forcément des moments plus compliqués que d’autres, et s’ils s’avèrent compliqués, c’est parce qu’ils touchent à l’un de nos trois piliers. Et que, quand sur un trépied, y’a un pied qui se fait la malle, l’équilibre devient…compliqué.

Alors on doit appeler les deux autres pieds à être plus forts, et c’est comme en snowblades, au début c’est un peu compliqué de se relever sans glisser, mais avec un peu de force dans les cuisses, on s’en sort.

 

LE JOB

Le travail, c’est 10h de notre vie quotidienne. C’est notre miroir social, ce qui nous constitue, ce qui fait que l’on est ce que l’on est. On a la place que l’on s’est battu pour avoir, cela nous caractérise dans la société, nous définit en tant qu’être humain, qu’être pensant. Alors quand on n’en a plus, ou que l’on se remet en question professionnellement, c’est toute notre confiance en nous qui en prend un coup. On a l’impression de ne pas être assez bon dans ce que l’on fait, de s’être trompé, d’être dans une situation d’échec.

Il y a certains moments où l’on doit prendre une décision, ou que l’on attend des réponses, et là c’est tout notre monde qui est secoué.

La bonne nouvelle : On a la chance de pouvoir changer de travail, changer de pays, évoluer, faire quelque chose qui nous plait, bien que cela nécessite parfois de faire des sacrifices et de passer par des moments de doute.

Et si vous avez toujours voulu vous lancer dans le business de figurines en pâte à sel sans jamais oser, c’est peut-être le moment.

Mais je ferais quand même une étude de marché avant de me lancer.

Conseil d’ami.

 

 

LES AMIS / LA FAMILLE

On dit que l’on ne choisit pas sa famille, mais que l’on choisit ses amis.

La vérité les gars, c’est que l’on ne choisit personne.

Parce qu’ici, les sentiments interviennent, et une fois que les sentiments sont dans le truc, même la personne la plus pragmatique du monde est paumée. La famille c’est ce qui nous donne les bases, qui fait de nous ce que l’on est, et ce que l’on sera. Elle nous donne l’éducation, les règles, les façons d’être en société, et t’as beau tout faire pour te mettre en marge de ta famille pour t’affirmer quand tu es adolescent, quand tu grandis, tu deviens reconnaissant d’avoir reçu l’éducation que tu as eue.

Et les amis, c’est un peu une extension de la famille, les frères et sœurs en rab, ceux qui te font des abdos à force de te marrer avec eux, qui te relèvent quand t’as pas assez de force, te tiennent quand tu es chancelant, que cela soit après un Gin To de trop, ou après un coup dur. Alors quand ça ne va pas avec l’un d’eux, tu as l’impression d’avoir les jambes en coton, et personne pour t’aider à te relever sur tes snowblades tout glissants.

L’amitié ressemble pas mal à l’amour, on doit grandir ensemble sans toujours le faire de la même façon et avoir parfois la sensation de ne plus être en accord avec la personne. Mais ce qui est cool en amitié, c’est qu’on ne vit pas H24 avec l’autre, alors on a moins le temps de vouloir lui reprocher des trucs.

La bonne nouvelle : Avec les amis, on peut boire des coups en terrasse pour refaire le monde, et quand on se dispute, on peut se voir autour d’un verre en terrasse pour se réconcilier.

Puis refaire le monde.

Donc on est bronzé ET heureux (et un peu tipsy).

C’est beau l’amitié.

 

L’AMOUR

On cherche un gens, un quelqu’un pour se réfugier en cas de tempête, une safe place.

C’est pour beaucoup le Graal, le truc que l’on cherche sans chercher, la quête perpétuelle entre deux voyages et trois mojitos. Mais parfois, cette safe place n’est pas si safe que ça, et c’est le trépied qui s’écroule. Alors encore une fois, petite poussée sur les jambes, on se relève, on change un peu, on a mal, on a envie de se rasseoir, de regarder les gens descendre la piste en buvant un vin chaud, là, le cul dans la neige, mais on doit se relever, pour le boulot, les amis, la famille. Puis parce qu’on a l’air con avec nos fesses trempées.

La bonne nouvelle : Ça nous fait des trucs à raconter en terrasse avec nos amis, et à force de tomber et de se relever, on a les jambes musclées ET bronzées.

 

 

 

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