LOVE

 

L’amour.

Je me sens aussi bien placée pour parler de ça qu’un végétarien pour parler cuisson de viande.

 

D’ailleurs parlons plutôt côte de bœuf.

 

Sérieusement. Quel bordel. Autour de quel autre thème la dualité apparaît-elle davantage qu’autour de celui de l’amour ?

 

On veut tous les mêmes choses. Bon, on a plus ou moins de critères, certains pragmatiques, et d’autres totalement cons. Mais critères quand-même.

Et quand on pense savoir ce que l’on veut réellement, il y a la dualité qui se pointe et qui vient tout balayer sur son passage, en remplaçant nos certitudes et objectifs, par des questions et retournements de situation qui nous font garder les yeux grand ouverts à 4h33 du matin.

 

La dualité c’est…

 

On veut quelqu’un de viril, de masculin, mais qui soit stylé.

 

On veut quelqu’un qui nous admire mais qui ne soit pas malléable. Enfin pas trop. Mais un peu quand-même.

 

Quelqu’un qui prenne des décisions, qui se lance. Mais qui ne nous dise pas non quand on veut choisir quelque chose.

 

Qui nous supporte. Mais nous challenge.

 

Quelqu’un qui dédramatise quand on pète une durite. Mais qui prenne les choses sérieusement.

 

Cultivé. Mais qui ne nous fasse pas nous sentir inférieur.

 

On veut quelqu’un qui soit prêt à tout pour nous. Mais qui ne s’oublie pas.

 

On veut quelqu’un de spontané, d’aventurier, mais qui ait un CDI et pense à acheter une descente de lit pendant la session IKEA.

 

On veut quelqu’un de manuel, mais qui lise du Zola.

 

On veut un dur, un brut de décoffrage, mais qui ne ferait pas de mal à un bébé hérisson.

 

On veut quelqu’un de sportif, mais qui ne soit pas trop mieux gaulé que nous.

 

On veut quelqu’un de drôle, mais qui ne nous vole pas la vedette en public.

 

 

Et quand, lors de conversations animées, on en vient à parler de tout ce que l’on veut, je me souviens de yoghurts glacés que je mangeais en Nouvelle-Zélande. À chaque fois, j’arrivais à la caisse avec 162719 toppings/bonbons/gâteaux/paillettes sur mon yoghurt, la balance affichait 23 kilos, et le vendeur me regardait avec ses yeux plein de jugement qui me criaient « Y’en a trop, ça va pas être booooooon toi même tu le sais »

 

Du coup, il me faisait douter, et j’avais peur que mon yoghurt soit immangeable. Et vous savez quoi ? Bah il était toujours mega bon.

Le truc, c’est juste de réussir à caser les ingrédients dans le pot.

 

 

 

 

 

 

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