Mais il est où le printemps ?

 

 

Attendez les gars, il y a quelques semaines, on posait nos semelles de Vans sur de la pelouse verte fluo dans des parcs pour dej, et là le soleil ne daigne même plus pointer le bout de son rayon plus de 3 minutes ?

Pourtant il n’est pas bien loin, je le sens, avec son pollen qui vient me chatouiller les narines dès que je mets le nez dehors, ses petites abeilles qui viennent bzz bzzzter chez moi sans ne plus jamais trouver la sortie (indice, c’est par là où vous êtes rentrées les zouzs), mais impossible de le faire rester.

Chaussez vos Ray-Ban et sortez la crème solaire indice 50, je sais où se planque cet insolent de printemps.

 

 

Avec les chaussettes que l’on perd dans le sèche-linge

 

Avec toutes les deuxièmes têtes de brosse à dents électriques que l’on achète mais qui disparaissent dans le placard de la salle de bain

 

Coincé dans l’époque où Klitschko avait plus de ceintures qu’une Youtubeuse mode

 

Avec le numéro de ce mec canon enregistré dans un téléphone qui a rendu l’âme

 

Avec notre bonne foi

 

Avec l’amabilité des contrôleurs RATP

 

Avec la motivation d’un lundi matin

 

Avec l’objectivité dont on fait preuve après 3 Long Islands

 

Avec notre motivation pour faire du sport le matin après avoir regardé la météo iPhone

 

Coincé dans l’époque où l’on parlait d’autre chose que de politique. Au moins un peu. Au moins plus d’un scroll Facebook.

 

Dans l’endroit le plus secret au monde où les mecs sont mieux foutus que dans un calendrier des Dieux du Stade (non) et où tu peux boire de la bière. Et non, ce n’est pas au café Oz un soir de match du top 14, mais une salle… d’escalade. On fait ce qu’on peut les gars.

 

Dans le Starbucks où les baristas parviennent à épeler ton nom correctement

 

Dans le trou dans lequel on a envie de jeter les gens qui commandent « Alors…5 mojitos, 2 Sex on the Beach et trois Pina Colada s’il vous plaîîîîît » alors qu’il n’y a qu’un seul bartender, 2728291 personnes qui font la queue et que c’est un fuckin bar à bières.

 

Bien à vous, et de l’écharpe au mois de mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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