Mais pourquoi on fait ça ?

 

Mais pourquoi fait-on certains trucs ? Et des trucs pas logiques du tout. Parce que regarder 25 fois si la fenêtre est bien fermée avant de partir au boulot, ou replacer son tapis parallèle à son lit, ça a un but. Qui est plus ou moins utile, certes, mais ça a un but.

Alors que parfois, quand je surprends quelqu’un à faire quelque chose de bizarre, je souris, parce que moi aussi je le fais. Et qu’en fait, tout le monde le fait… Même si personne n’a jamais trouvé de réelle raison.

 

Alors si vous savez…

 

Pourquoi est-ce que l’on sourit à la personne qui sort des toilettes quand on attend pour y aller ?

Non parce que, c’est pas notre pote, la nana de 54 ans qui vient d’en sortir. Puis on ne lui dit pas bonjour non plus, c’est pas chez elle.

En réalité, ce n’est pas vraiment un sourire amical, mais plus un sourire de compassion.

Comme si l’on disait « Ouais bah ouais, je te comprends,  moi aussi j’ai bu la carafe d’eau ».

Personnellement, j’appelle ça la complicité de la cuvette. Mais bon, vous faites bien comme vous voulez, ça peut très bien devenir la théorie de la chasse d’eau ou l’énigme de la lunette, up to you les gars !

 

Pourquoi on se baisse quand on passe sous l’un de ses trucs qui sert à vous indiquer si votre voiture n’est pas trop haute pour rentrer ?

Parce que bon, même avec la meilleure volonté du monde, si l’on a un camion et que l’on se baisse pour qu’il passe sous le panneau marqué 1.5m, ça me paraît un peu ambitieux de ne pas repartir avec un toit / phare / rétro en moins. Mais on le fait toujours, au cas où le camion nous mime.

 

On ne sait jamais.

 

Pourquoi est-ce que l’on marche sur la pointe des pieds quand on passe sur une surface propre qui n’est pas encore sèche ?

Comme si ça allait changer quelque chose, que l’on allait faire moins de dégâts parce que nos 50 kilos et des brouettes (grosses brouettes) allaient tout à coup se transformer en 23 grammes grâce à un miracle pointedepiedesque.

 

Pourquoi est-ce que, même si l’on n’est pas superstitieux le moins du monde, on touche SYSTÉMATIQUEMENT du bois quand on parle de quelque chose que l’on souhaite se voir réaliser ?

Non parce que les échelles, chats noirs et autres jets de sel derrière soi, on n’a jamais fait, mais le bois, c’est un peu comme Old El Paso, ça met tout le monde d’accord.

 

Pourquoi est-ce que l’on court quand on monte les escaliers dans le métro ?

Non mais c’est incroyable ce truc. Dans le métro le matin, je suis du genre pressé. Genre on a l’impression que je suis en retard, mais en retard coolos. Petit pas pressés, zig zag entre le Roger costard cravate qui visiblement a très envie de ne plus jamais porter de costard et d’aller vendre des Caïpis à Melbourne (Roger de la 8, si tu nous lis, appelle-moi, j’ai 2/3 contacts), et entre Micheline qui ne sait pas trop pourquoi elle est là, ou qui observe ATTEN-TI-VE-MENT le plafond du métro, donc du coup j’accélère un peu dans l’escalier.

Mais il y a certaines personnes qui marchent lentement, mais leeeeeenteeeeeement, et qui soudain, à la vue de quelques marches, se prennent pour Shawn Crawford. Et vas-y que je t’escalade le truc 4 par 4, genre « Mais putain j’ai un rendez-vous avec Tom Hardy dans 4minutes en fait ».

 

Alors que non.

 

Enfin je ne crois pas. Et si c’est le cas, j’aimerais être au courant pour pouvoir suivre cette personne. Quitte à vraiment arriver en retard à l’agence.

 

 

 

 

 

 

 

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