Useless

 

Ne pas avoir de job, c’est relou.

Tu as un peu l’impression que tu ne sers pas à grand chose et que tu n’as plus vraiment ta place au sein de la société. Pas du genre “qu’on lui coupe la têêêêêêêête”, mais plutôt dans le sens où tu te sens déconnectée des conversations en soirée.

-       Non mais moi j’ai l’impression d’être esclave de mes clients.

-       Bah moi j’ai l’impression d’être esclave des commerciaux.

-       Et toi Flo ?

-       Bah…moi j’ai l’impression d’être esclave de Netflix

Tu as l’impression que le monde professionnel ne veut pas de toi malgré ta ribambelle de diplômes, tes langues parlées, ton humour François Pérussien et ton sourire aussi lisse qu’un pore de Jennifer Lawrence, et surtout ; tu ne comprends pas pourquoi.

Franchement moi, je m’engagerai.

Tu as l’impression que les gens te montrent du doigt parce que tu remplis l’un des trois critères de vie pourrie :

1 – habiter chez ses parents

2 – ne pas avoir de job

3 – ne pas avoir de mec/plan cul/date Tinder pour ce soir

Franchement je vends Hugo pour un job.

Je rigole mon amour, je t’aime tu es parfait. Mais n’hésite pas à passer l’éponge sur la table quand tu as fini de manger.

Mais le pire, le PIRE, et je pèse mes mots, c’est quand tu dois te rendre là où tu ne peux pas cacher ta situation. Parce que tu peux mentir dans l’association où tu fais du bénévolat en mettant que tu es actuellement en activité (oui je mens aux associations) (mais je fais du bénévolat donc ça équilibre) (comment ça rien à voir ?), mais là où tu ne peux pas te cacher, c’est au Pôle Emploi.

Surtout que j’ai eu la fantastique idée de m’être inscrite au Pôle Emploi de la ville où l’on a atterri en revenant de l’étranger, aka chez les parents d’Hugo ; Aulnay-sous-Bois. Et là les gars, aller au Pôle Emploi d’Aulnay-sous-Bois à 9h15 un vendredi de novembre, c’est encore plus angoissant que les films de Rob Zombie.

Si. C’est possible.

Après 10,40 euros de transports en zone 4, 1h30 de métro/RER/bus, 15 minutes de marche et un chauffeur de bus qui me demande (vraie histoire) (mais il voulait juste m’aider à ne pas me perdre) (donc je lui pardonne) 3 fois :

-       Mais vous allez OÙ exactement ?

-       Au Pôle Emploi …

-       Hein ?

-       Au Pôle Emploi…

-       Au quoi ?

-       AU PÔLE FUCKING EMPLOI !!!

-       Haaaaaa au PÔLE EMPLOI ! Haaa bah d’accord elle veut aller au Pôle Emploi la d’moiselle

-       …

Au bout de 10 minutes de marche dans le froid, la nuit et l’incertitude de s’être déjà levée ou pas encore couchée (moi ça me fait ça avant 8h du matin, je sais pas vous), j’avais pris la décision de me mettre en boule et de me rouler dans un coin de trottoir quand j’ai croisé les néons prometteurs d’une boulangerie qui vendait du café, et là, ma matinée s’est considérablement améiorée.

-       Oh mon Dieu vous vendez du café, vraiment ?

-       Bah oui

-       Avec du lait de soja et tout ?

-       Du quoi ?

-       … Je prendrai un allongé s’il vous plaît

Les gars, Pôle Emploi c’est déjà franchement pénible, alors un petit Starbucks à proximité, ce ne serait pas du luxe.

 

Bien a vous, et du 3949 (oui je fais des blagues de chômeur)

 

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